Ces non retraitables

Par Kamel Moulfi – L’exigence de transparence et d’équité dans les décisions prises par le gouvernement est de plus en plus nette dans l’opinion publique, mais tous ne peuvent pas la faire valoir, même quand ils sont victimes d’injustices flagrantes. Seulement, quand l’occasion se présente, chacun exprime cette exigence à sa façon. Notre article sur les professeurs de médecine qui défient Sellal à propos du départ à la retraite a réveillé les commentaires «dormants» chez nos lecteurs. Des commentaires qui peuvent être résumés, dans ce cas précis comme dans beaucoup d’autres, dans la même interrogation : pourquoi deux poids, deux mesures ? Sans reprendre les termes qui pourraient paraître excessifs tout en étant vrais, de nos lecteurs, il faut reconnaître que personne ne peut cacher ce que tout le monde sait : plusieurs dirigeants de l’Etat ont quitté leur poste à un âge qui dépassait largement l’âge légal de la retraite. De nombreux autres responsables à tous les niveaux de la hiérarchie sont encore en place alors qu’ils sont depuis longtemps «retraitables». Y a-t-il des dérogations à l’application de la loi, autrement dit la mise en œuvre de la circulaire du Premier ministre est-elle à «géométrie variable», mettant illico presto des cadres à la retraite et laissant le temps aux autres de «terminer» leur carrière, selon des critères ignorés de tous? En voulant étendre le champ de la circulaire aux professeurs de médecine, l’administration de la santé a été très mal inspirée. Ce n’est pas pour rien qu’ils se sont donné le titre de mandarin. En général, seule la mort les éloigne de leur poste pour laisser la place à une nouvelle génération. On leur a demandé de partir à 60 ans puis devant l’absurdité de la chose, la limite a été repoussée à 70 ans. Sur quelle base ? Pourquoi pas 80 ans et plus, puisque des cadres de l’Etat sont encore en fonction à cet âge ? Après avoir imposé que leur salaire soit le même que celui des députés, les professeurs de médecine veulent avoir le même statut vis-à-vis de la retraite que les plus hauts fonctionnaires de l’Etat. Ils l’auront.
K. M.
 

Comment (7)

    MOHAMED
    30 octobre 2013 - 10 h 53 min

    Bonjour Monsieur Moulfi ,
    Bonjour Monsieur Moulfi ,

    Après ma mise au point d’hier lundi 28 octobre, au sujet de l’article de Hani Abdi
    « 70 Professeurs de Médecine défient Sellal », je souhaiterai compléter et apporter un correctif à mon courriel d’hier , en particulier sur deux points :

    – Tout d’abord, pour compléter mon écrit ,je vous informe que nous n’avons pas l’habitude de défier Sellal , Mohamed ou Kadour. Notre éducation ne nous permet pas de nous adresser à Sellal, mais à Monsieur le Premier Ministre , et je peux vous assurer que jusqu’à ce jour nous ne l’avons ni sollicité , ni défié. Monsieur Abdi semble ignorer la différence entre la personne et la fonction qu’elle occupe , et cela montre l’absence de professionnalisme de ce journaliste.

    – Pour ce qui est du correctif, j’ai avancé à tort hier qu’il n’y avait qu’un seul professeur nommé par décret, alors que votre journaliste et bien d’autres avant lui , ont affirmé que la majorité des 70 professeurs ont été nommés par décret. En réalité , il n’y en a pas UN SEUL nommé par décret. Dans ma précipitation à répondre à cet article infamant, j’ai totalement oublié que le confrère , maître et aîné que j’ai cité , ne faisait pas partie des professeurs nommés par décret mais a passé  » tout son cursus sur épreuves ,diplôme de spécialité, maitre assistant , et enfin professeur en 1972 dernier concours sur épreuves avec jury international organisé par feu Mohamed BENYAHIA père de la réforme Médicale » .
    Espérant ainsi mettre fin à une série d’articles aussi nauséabond et aussi mensongers les uns que les autres , et porter la vérité à la connaissance de vos fidèles lecteurs , fratrie de lecteurs dont je fait partie .

    MOHAMED




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    MOHAMED
    28 octobre 2013 - 18 h 38 min

    Bonsoir Monsieur MOULFI ,
    Bonsoir Monsieur MOULFI ,

    Votre article ainsi rédigé me réconforte avec la presse de mon pays , contrairement à celui de votre collègue ou subordonné Hani ABDI dans son article sur les 70 professeurs de médecine d’Alger qui défient le Premier Ministre.
    L’article de H.A est un tissu de mensonge du début à la fin , de la désinformation gratuite, et surtout de la désinformation très intéressée j’en suis certain.
    – D’abord pourquoi les Professeurs d’Alger et pas des quatorze autres facultés de médecine que compte notre pays?y a plus de 70 chefs de services à Alger. Les autres régions ne l’intéressent pas parce que monsieur ABDI n’y a aucun candidat à la chefferie de service.
    – Par ailleurs , n’y a-t-il pas des enseignants de plus de 70 ans dans les facultés autres que celle de Médecine . Ne sommes nous pas tous des fonctionnaires du MERS au même titre. Moi aussi je suis Professeur chef de service , non concerné par ce problème aujourd’hui , mais je suis ulcéré de voir mes collègues et -pour certains- nos maîtres traités de cette façon.
    – La nomination par décret : j’ai répondu à Monsieur ABDI qu’il n’y avait qu’un seul sur 70 qui a eu ce privilège . Tous les autres sont arrivés au grade de professeur en suivant le cursus officiel de leur époque , c’est a dire la procédure du décret 74-200. Ceci dit , notre collègue et aîné Professeur nommé par décret est plus que compétent et a été élu Membre de l’Académie Française de Médecine. Certainement pas au vu de son décret ou de l’article 120. Donc ici MENSONGE de Mr. ABDI.Il lui aurait suffit de faire des recherches sur les J.O de l’époque pour se rendre compte de cela. Un seul Professeur nommé par décret encore en poste , qui nous a fait et qui nous fait encore honneur.
    – Il nous affirme que des correspondances ont été adressées à ces professeurs âgés de plus de 70 ans pour leur départ à la retraite . Encore une autre FAUSSE AFFIRMATION. S’il a une seule correspondance adressée à mes collègues Professeurs à ce sujet, je le met au défi de la publier.
    – il affirme aussi que pour cette catégorie de fonctionnaire ,on a repoussé l’age de la retraite de 60 à 70 ans . FAUX là aussi . Qu’il publie un seul article ou alinéa du décret portant statut particulier des enseignants , qui fixe l’age de départ à la retraite à 60 ans , et cela du premier statut de cette catégorie (décennie 60) , jusqu’au dernier statut de 2008.
    – le défi au Premier ministre : quelle honte ! Encore un MENSONGE . Avez vous un seul document , écrit ou article pour corroborer cette affirmation . Notre éducation est bien au dessus des écrits de Monsieur ABDI.
    – enfin pour couronner le tout , il agite le spectre des autres catégories des travailleurs du secteur ; est ce qu’il pense aux agents de sécurité ? aux femmes de ménages ?aux agents administratifs et techniques? aux para-médicaux ? Toutes ces catégories d’acteurs de la santé méritent plus que notre respect pour leurs activités au service du malade.

    Voila la mise au point que je souhaitait faire à ce Monsieur – s’il s’agit d’une dame , je lui présente toute mes excuse de m’être adressé à Monsieur H.A au lieu de Mme H.A – en réponse à son article .

    Avec mon profond respect , MOHAMED.




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    memona
    28 octobre 2013 - 6 h 10 min

    quand je vois les
    quand je vois les responsables de l’etat algériens j’ai l’impression de voir brejnev et compagnies




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    AL
    27 octobre 2013 - 20 h 23 min

    La justice c’est quand tous
    La justice c’est quand tous les citoyens et les magistrats obéissent à la Loi à celle-ci seulement et sans exception.
    La liberté c’est le respect des droits de chacun ; l’ordre c’est le respect des droits de tous. En pardonnant trop à qui a failli, on fait injustice à qui n’a pas failli. (Castiglione)________________________________________




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    Anonyme
    27 octobre 2013 - 20 h 22 min

    quand on n’applique la loi
    quand on n’applique la loi qu’aux autres on tombe sur des « os » qui imposent leurs propres dérogations;
    l’exemple doit venir d’en haut et les dérogations doivent être exceptionnelles et justifiées aux yeux de tous ;
    quand la loi du plus fort s’applique ,le rapport de force évolue et on finit par vivre ce genre de situations bizarres;




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    AL
    27 octobre 2013 - 20 h 17 min

    « Le pouvoir a un bras long et
    « Le pouvoir a un bras long et un bras court ; le long sert à prendre et arrive partout, le bras court sert à donner, mais il arrive seulement à ceux qui sont tout près. »
    « Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander les autres. » (Diderot)




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    Blabla
    27 octobre 2013 - 14 h 46 min

    Que boutef donne l’exemple et
    Que boutef donne l’exemple et part d’abord, Sellal ensuite, gaid salah. Qu’on donne à ces Hommes qui n’on jamais rien demander une retraite honorable! Enfin…..!




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