Incendie du dépôt du Caroubier : Alger assise sur une poudrière

Une catastrophe a été évitée de justesse, ce vendredi en début d’après-midi, au dépôt de carburant du Caroubier à Alger. Selon nos informations, une étincelle a provoqué un incendie suite au débordement d’essence, occasionnant des blessures à six personnes. La situation, qui a été heureusement vite maîtrisée par les éléments de la Protection civile rapidement dépêchés sur les lieux, remet en lumière les problèmes de sécurité posés par ces sites placés en agglomération. Selon les services de la Protection civile, le feu s’est déclaré dans un premier temps dans un camion transportant 25 000 litres de carburant avant de toucher un autre camion-citerne d’une même capacité. Le feu aurait pu ravager tout le dépôt et les alentours, s’il n'y avait pas eu cette intervention rapide des éléments de la Protection civile. Une enquête a été enclenchée par les services de sécurité afin de déterminer toutes les circonstances de cette affaire et définir s’il s’agit d’un accident ou d’un acte criminel. Que cet incendie soit intentionnel ou dû à une négligence ou à la vétusté des équipements et le manque d’entretien du dépôt d’essence, il devrait obligatoirement pousser les responsables de Naftal et les services ayant en charge la sécurité de la capitale à repenser l’emplacement de ces dépôts. Ceux-ci s’apparentent à de véritables bombes à retardement en plein milieu de la ville. Celui du Caroubier se trouve à proximité de l’avenue de l’ALN, encombrée par un flux de véhicules matin et soir, et à côté de la gare routière par laquelle transitent des centaines de voyageurs chaque jour. Un emplacement qui constitue une source de danger dont les conséquences pourraient être désastreuses en termes de pertes en vies humaines et matérielles. Le défaut de maintenance du matériel et des véhicules de transport, le manque de vigilance concernant les consignes de sécurité, le peu de formation des agents travaillant dans ces dépôts sont des manquements à la sécurité trop nombreux pour être ignorés indéfiniment par les différents responsables. Il est urgent de repenser ces emplacements et de veiller à les doter des moyens adéquats afin d’éviter le pire en cas d’accident ou de les éloigner des centres urbains. L’explosion de l’usine AZF de Toulouse, en France, en 2001, qui avait fait plus de trente morts et 2 500 blessés, doit servir de leçon…
Meriem Sassi

Commentaires

    Anonyme
    9 novembre 2013 - 5 h 04 min

    c est fou que l on ne sait ni
    c est fou que l on ne sait ni prévoir ni faire . Les textes portant prevention et securisation des personnes et des biens de l Etat existent mais est ce que ils sont lus et compris pour les mettre en pratique .Les PDG et responsables centraux des Administrations ne s’occupent nullement de ce côté ultra sensible pourtant ils sont les tous premiers responsables




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