L’Etat actionne le frein

Par Kamel Moulfi – Pour la première fois, le gouvernement a osé s’attaquer au marché des véhicules en prévoyant dans le projet de loi de finances 2014 des dispositions contraignantes pour les concessionnaires auto. Il a fallu que la situation atteigne quasiment la saturation sur les routes et plus encore dans les villes, particulièrement dans la capitale et autour, pour que les autorités admettent la nécessité de réguler et mettre de l’ordre dans ce marché. Encore faut-il que les députés acceptent de voter ces dispositions et ne les bloquent pas comme ils l’ont fait pour la taxe sur l’utilisation du gasoil, proposée à plusieurs reprises dans des lois de finances et à chaque fois rejetée. Le plus grave concerne la balance commerciale de l’Algérie. L’importation débridée des véhicules a fortement contribué à accroître les dépenses d’importation qui ont atteint, ces dernières années, des niveaux inquiétants. Alors que les recettes extérieures ont diminué de façon drastique, du fait de la baisse des exportations d’hydrocarbures, notre pays a enregistré une hausse des importations dans lesquelles les biens de consommation sont en forte proportion avec la part du lion pour les véhicules. Le pétrole et le gaz qui devraient servir à investir pour la création d’emplois et pour procurer des revenus aux Algériens sont dépensés dans des achats incontrôlés de véhicules à l’étranger. Echappant à toute réglementation concernant les normes, les marques étrangères peuvent se permettre d’inonder le marché algérien aucune sans restriction. Le résultat se fait sentir dans les embouteillages monstres qui ralentissent la circulation et parfois la paralysent, et surtout sur les effets sur la santé, imperceptibles et donc négligés. Il y en a qui trouve leur compte. La «liberté d’entreprendre» laissée aux concessionnaires auto a permis à d’astucieux combinards d’accumuler des richesses sans grand effort, grâce à des transactions qui n’ont apparemment rien d’illégal, nécessitant tout juste un intermédiaire et fatalement une augmentation du prix du véhicule. En contrepartie, le véhicule est livré plus rapidement que s’il n’y avait pas eu l’intermédiaire. Cela peut surprendre, mais ça se passe ainsi dans cette combine.
K. M.
 

Comment (3)

    saadielbachir
    10 novembre 2013 - 9 h 09 min

    bien sur les solutions à
    bien sur les solutions à l’algerienne « si le vin vous gene dans votre travail ,il faut supprimer le travail »




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    Amcum
    9 novembre 2013 - 19 h 31 min

    Excuser-moi, mais l’argent du
    Excuser-moi, mais l’argent du pétrole n’est pas dépensé pour l’achat des véhicules car le prix des voitures n’est pas subventionné. Pour le prix du carburant ceci est une autre histoire.
    Pour revenir à votre problème qui est l’embouteillage, c’est plutôt la planification et l’urbanisme kil faut incriminer.
    L’algérien véhiculé a plus d’opportunité de travail que celui qui ne l’est pas. L’Algérie MONSIEUR K.M ce n’est pas cartier !!! On besoin de véhicules pour travailler notre pays. Les USA en est un bon exemple avec le canada et ses immenses territoires !
    Pour revenir au carburant, son prix doit être subventionné, car il rapproche les distances entre les Algériens ! On peut par contre pousser à l’utilisation d’un type de carburant plus propre comme le GPL.




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    Malek
    9 novembre 2013 - 14 h 30 min

    Quand on sait que le
    Quand on sait que le fructueux marché de l’automobile en Algérie (600.000 voitures/ans soit environ 4 Milliards de $) est sous monopole de la France coloniale et amie du Prédateur hématophage dit « Homomo6 »,, je ne peux que saluer cette dispostion.




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