Saïdani rentre de Paris et se mure dans un étrange silence

A son retour de Paris, le très contesté secrétaire général du FLN s’est enfermé chez lui quelque temps, loin des feux de la rampe et des étalages médiatiques auxquels il nous a habitués depuis son intronisation à la tête de l’ex-parti unique, en août dernier. Il s’est manifesté au siège du parti, le temps nécessaire pour accueillir le secrétaire général du Front de libération de la Palestine. Amar Saïdani, qui peine à asseoir son autorité, se mure dans le silence. Il a refusé pour la première fois de s’exprimer sur les affaires intérieures du pays, lui qui s’en donnait à cœur joie à critiquer l’armée et à défendre le principe d’un 4e mandat pour le président Bouteflika. Pourquoi ce mutisme ? Que se passe-t-il au FLN ? S’est-il trop investi dans le 4e mandat pour Bouteflika ? A-t-il été rappelé à l’ordre, lui qui n’a épargné personne, y compris le Premier ministre Abdelmalek Sellal, qu’il a vertement critiqué ? A-t-il été piégé ? Si c’est le cas, par qui ? Autant de questions que son silence inhabituel suscite dans un contexte politique flou. Il faut souligner que Saïdani fait face depuis quelques jours à une fronde qui gagne du terrain. Une centaine de membres du comité central ont interpellé le chef de l’Etat pour qu’il intervienne et remette de l’ordre dans le parti. Des voix s’élèvent dans ce contexte pour réclamer le retour d’Abdelaziz Belkhadem. La contestation s’est durcie après l’annonce par le «nouveau patron» du FLN de la composante du bureau politique, laquelle a déplu au sein même de son camp. D’ailleurs, une soixantaine de députés ont signé une lettre de dénonciation des choix illogiques de Saïdani auquel ils reprochent le recours excessif à des cadres proches de l’ancien secrétaire général du parti et candidat à la présidentielle de 2004, Ali Benflis. Il y a lieu de souligner également que Saïdani préfère jouer en solo au point de se mettre à dos une bonne partie de ses «soutiens». Au sein du BP, il est loin de faire autorité, car la répartition des missions des membres est également contestée. Après avoir occupé le devant de la scène politique en multipliant les initiatives dans tous les sens, Amar Saïdani semble comme désactivé. Une question mérite d’être posée : que fait Saïdani au FLN ? Dirige-t-il réellement le parti ? Les semaines à venir nous le diront.
Sonia B.

Comment (29)

    djazair
    12 décembre 2013 - 10 h 04 min

    je trouve que vous parler
    je trouve que vous parler beaucoup trop, d’un homme qui posséde un gros culot,certe, mais sans plus.




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    Anonyme
    12 décembre 2013 - 1 h 05 min

    Il a de la classe ce
    Il a de la classe ce Saidani!! Hatta! je bois du jus de grenade! en pensant à l’époque de Grenade!!




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    SiZineddine
    11 décembre 2013 - 17 h 44 min

    Nous allons appliquer la
    Nous allons appliquer la méthode qui detrona Nicolae Ceaușescu de son trone puisque le vieux grabataire conside ‘Algerie comme son royaume avec tous les coutisanq et partisans de la gerontocratie rapace et la tlemçannocratie crade qui ne cesse de s’empiffrer.
    Je pense que c’est la seule issue qui reste. Tous ces maroqui doivent être eloignés du pouvoir à la Nicolae Ceaușescu, les administration nettoyé de leur complice maroqui chargé de restituer l’Algerie à la France.




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    Tarik M
    11 décembre 2013 - 13 h 56 min

    On est le 11décembre et la
    On est le 11décembre et la compagne électorale n’a pas encore commencé. Les partis potentiels devraient avoir commencé leur compagne en exposant leur programme et leur projet politique depuis mi octobre normalement.
    Qu’atendent-ils pour le faire. Veulent-ils jouer les lievres comme d’habitude en se plaçant derriere la chaise roulante de Bouteflika?
    Et puis pouquoi le president absent ne se retire t-il pas dignement sans qu’il y ait effusion de sang ou de chose malencontreuses comme l’avait fait le lion de l’Afrique Mandela.
    Quand on est trop fatigué et que l’on sait qu’on n’a pas les force pour porter un projet et occuper dignement la fonction politique, presidentielle ou autre, on se retire dignement. On ne viole pas la constitution et on s’accroche à sa chaise roulante. C’est insensé et afligeant toute cette gérontocratie crasse.




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