Un peuple dépolitisé ?

Par Karim Bouali – Si on demande aujourd’hui à un de nos compatriotes ce qu’il pense des événements dans le monde, on peut être à peu près sûr qu’il répondra : rien ! Une réponse spontanée qui ne surprendra que ceux qui ne connaissent pas l’Algérien moyen. Son comportement est parfois inspiré de la fameuse histoire de Djeha qui montrait une indifférence totale pour le feu qui dévaste son village et menace même sa maison pour peu qu’il épargne «sa» tête, dans une démarche d’un égoïsme totalement irresponsable. Les Algériens, particulièrement les jeunes, regardent leur intérêt immédiat qui se résume en quelques sigles comme AADL, Ansej… La course au logement ouverte par les annonces du gouvernement engage des centaines de milliers de personnes et les opportunités d’affaires que font miroiter les mécanismes mis en place par les pouvoirs publics en font bouger autant. Sur ces questions, nulle trace de l’indolence ni de l'insouciance que les Algériens manifestent devant les graves événements qui secouent certaines régions du monde. Pourtant, cinq pays sont au bord de l'explosion : le Venezuela, l’Ukraine, la Turquie, la Thaïlande et le Bangladesh. Leur éloignement géographique ne doit pas signifier que nous nous en détournions en tant que peuple. L'Algérie ne vit pas sur une île ! Le plus grave est dans le double effet produit par ce désintérêt des Algériens : sur les problèmes internes, ils laissent la voie libre à des charlatans qui ont clochardisé la scène politique nationale et en ont fait un fonds de commerce, jouant parfois avec l'avenir du pays, et pour ce qui se passe ailleurs, en pensant que cela ne les concerne pas, ils offrent un terrain aux activistes financés et manipulés par les ONG étrangères HRW, Otpor, Amnesty, FIDH, etc., sous le couvert des droits de l'Homme, mais dont les accointances avec certains services secrets occidentaux sont un secret de Polichinelle.
K. B.
 

Comment (10)

    Saby
    22 février 2014 - 12 h 47 min

    bonsoir…. franchement après
    bonsoir…. franchement après avoir lu l’article et ces différentes répliques je me sens ecoeurée …. je suis une jeune fille qui s’est toujours considérée dépolitisée mais heureusement que maintenant j’essaye de lire des articles j’interroge des grandes personnes ect maintenant je prend conscience du problème réel en Algérie … bref …j’ai constater que notre pays souffre du syndrome de l’iceberg … crise de logement chaumage ect je trouve que c’est le problème de presque tout les pays du monde … part contre notre grand probléme c’est le fait de laisser ces gents du sommeil décider a notre place …il est temps que chaqu’un de nous reprenne sont rôles et être les acteurs de notre devenir




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    Moh62
    22 février 2014 - 2 h 20 min

    Exact si boulais!! Les
    Exact si boulais!! Les algériens surtout les jeunes se fichent de la politique,et de tout ce qui est collectif d’ailleurs!!regardez nos immeubles,nos rues,nos villes: tout ce qui est espacés communs est sale, délaissé mais chez lui c propre!! Il y’a un égoïsme flagrant,c chacun pour soi,on s’en fout du reste!!
    On a une soixantaine de partis politiques,donc en principe y’a le choix!! Demandez à des jeunes s’ils sont dans un parti,la plupart vous répondront que non car c tous les mêmes,c du khorti….
    Alors des gens comme saîd saadi,par exemple et je suppose,démissionne ,par dégoût, par fatigue, par découragement.. Y’a de quoi désespérer effectivement,quand vous vous battez pour des gens qui au final ne s’intéresse même pas a votre combat!!
    On constate cet égoïsme,ce désintérêt de tout ce qui est commun dans le comportement des gens : chacun se dit »je resouds mes pb,le reste je m’en fout « qui au Canada,en Angleterre …el harga..ech chita.Boukrouh l’a dit y’a plus de 20 ans: y’a pas de peuple,y’a du ghachis!!! Car un peuple,c un ensemble de population conscient d’un destin commun,agissant pour le bien de tous……
    Je suis pas expert,mais c ça l’idée …




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    Anonyme
    21 février 2014 - 23 h 16 min

    c’est une erreur que de
    c’est une erreur que de penser que l’Algérien est indifférent à la politique ;quand les secousses arrivent dans les pays occidentaux, il est indifférent car il connait par oui-dire que leur politique est contraire à ses intérêts ;mais quand en 2011,le printemps arabe a eu lieu, il a oublié ses problèmes quotidiens pour rester à l’écoute des évènements;
    le colonisateur aussi a pensé en novembre54 que ce même peuple était indifférent au FLN : le résultat ,on le connait.




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    qu'importe
    21 février 2014 - 22 h 28 min

    En tant qu’algérien je
    En tant qu’algérien je n’apprécie pas qu’un barani marche sur mes pieds ou se mêle de mes oignons , en bonne logique je ne piétine pas ces godasses et ne m’implique pas dans ces affaires; j’appartiens au tiers monde et prête l’oreille à ce qui s’y passe , quand aux occidentaux ils peuvent crever la gueule ouverte ça ne me dérangera pas plus que ça.




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    AL
    21 février 2014 - 21 h 11 min

    (… L’Algérie ne vit pas sur
    (… L’Algérie ne vit pas sur une île ! Le plus grave est dans le double effet produit par ce désintérêt des Algériens : sur les problèmes internes, ils laissent la voie libre à des charlatans qui ont clochardisé la scène politique nationale et en ont fait un fonds de commerce, jouant parfois avec l’avenir du pays…)
    – le pays est géostationnaires depuis des lustres et sans doute pour longtemps encore : n’est pas cela la stabilité !




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    mouloud
    21 février 2014 - 17 h 45 min

    Cher Tous,
    soyons honnêtes,

    Cher Tous,

    soyons honnêtes, la démocratie est d’abord économique. comment voulez vous que une population active et donc votante qui dépend à 85% de l’Etat vote contre l’Etat. il ne peut pas y avoir de débat, d’ailleurs il n’y a pas de débat. Tant que plus de la moitié des algériens et algériennes seront fonctionnaires et avec une retraite qui en dépend, ils ne vont pas s’exprimer, ils vont s’assurer de la continuité. la région algéroise abrite plus de 40% de la population algérienne et personne ne vote ! ils sont tous connectés ! pourquoi ? par contre lorsque l’Etat ne pourra plus subvenir aux besoins, les choses vont changer, il faudra des gens compétents pour gérer…




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    Mohamed el Maadi
    21 février 2014 - 16 h 40 min

    Un peuple dépolitisé ?
    Un

    Un peuple dépolitisé ?

    Un peuple a qui on a empêché d’être de vrai citoyen et qu’on a longuement méprisé donc il est normal que pour eux la politique ne veut rien dire et puis les Algériens sont devenus de vrai capitaliste l’argent et les idées, on s’en fout.
    Alors que dans ce monde tout est idéologique même l’islam n’a pas été épargné. Comment expliquer qu’un peuple se tourne vers Riyad et Doha ? Des pays moyens ageux ? L’argent … Personnellement, je pense que re politisé les Algériens est foutu et bel et bien foutu. À part, les Kabyles qui eux sont encore récupérables, car ils ont une conscience élevée.




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    Anonyme
    21 février 2014 - 16 h 30 min

    C’est pour cela qu’il faut
    C’est pour cela qu’il faut faire dégager en urgence le clan criminel marocain d’Oujda qui a abruti corrompu humilier le peuple, les deux dernières générations d’algériens sous la gouvernance du clan d’Oujda est sacrifiée, il faut penser aux futures générations qui doivent bien prises en charge par l’école, lui inculquer la culture, l’histoire, l’esprit patriotique et j’en passe, pour ce faire le système destructeur doit partir, il faut sauver l’Algérie de ce clan et de ce système pour qu’enfin les nouvelles générations reprennent le flambeau de nos héros de nos patriotes. Non l’Algérie n’est pas morte, elle a de l’avenir à condition que ce système politique destructeur dégage. Il faut redonner de l’espoir au peuple, et pour cela les patriotes de ce pays doivent servir d’exemple et de berger pour mener redresser le pays et lui redonner son honneur et sa dignité bafoués par le système et surtout par les marocains du clan qui ont pris le pays en otage avec la responsabilité pleine et entière de certains généraux véreux qui ne sont plus de ce monde ou qui sont encore de ce monde et doivent se mordent les doigts d’avoir fait rentrer le loup (clan d’Oujda)dans la bergerie. Rien n’est perdu tout est à bâtir. La place n’est plus au pessimisme mais à l’action concrète. Nos élites, par manque de courage, par lâcheté, par égoïsme, par irresponsabilité ont failli à leurs missions, et en porte toute la responsabilité




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    00213
    21 février 2014 - 15 h 59 min

    La décadence des élites en
    La décadence des élites en est la principal cause.
    Lorsqu’un simple citoyen observe quotidiennement politiciens et militaires se partagés le pays comme un butin, comment voulez qu’il réagisse à part faire comme eux ?
    Vu qu’il ne connait pas les directeurs du foncier, les commissaires divisionnaires, les contrôleurs principales des impôts, ou les présidents de commission d’appel d’offre, il fait donc les choses à son niveau :
    C’est alors la course à l’ANSEJ, aux faux dossiers pour l’AADL, au crédit fellah, aux arnaques, au vol, à la contrebande, au détournement, au trafic, à l’importation frauduleuse, en bref il copie tout bêtement la rapacité de nos responsables irresponsables.
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    Se dépolitiser implique évidemment la perte de valeurs et l’abandon d’un projet commun de société.
    C’est aussi ne plus croire en l’avenir et en personne.
    Mais c’est surtout avoir pour seule motivation l’aspect financier de la vie.
    Donc avec à la clé des millions d’espions potentiels pour le compte d’organismes étrangers.
    Quand j’ai demandé en plaisantant aux jeunes du quartier s’ils étaient capables de vendre leur pays pour 1 millions de dinars, ils m’ont répondu que pour la moitié de cette somme ils escaladeraient la caserne militaire pour y prendre des photos !
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    D’autant plus que ce phénomène devient encore plus dangereux car le VRAI système politique est un mécanisme qui permet de canaliser les peuples et mettre les moyens adéquats au service de la société.
    Hors quand celui-ci est obsolète, les populations qui ne croient plus en leurs dirigeants passent d’un état inactif à celui d’actif sans étape intermédiaire.
    Par actif-inactif, il faut entendre activité violente.
    On le voit régulièrement aux quatre coins du pays au moindre problème.
    Pour l’instant c’est ponctuel et limité à des zones précises, mais si demain ça se lève simultanément partout, cela deviendra très compliqué à gérer.
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    On peut prendre pour exemple, l’actuel président ukrainien qui a délibérément laisser pourrir la situation de son pays en ayant pas combattu la corruption, la médiocrité et l’incompétence de ses institutions (à l’image de l’Algérie).
    Il sent très bien aujourd’hui le résultat et il se réveille dans une Ukraine au bord du chaos, en remuant ciel et terre pour reformer et sanctionner son système.
    Le problème c’est qu’il vient d’atteindre le point de non-retour et que c’est déjà trop tard.
    Alors nos papis vont ils se réveiller ?




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    Abou Stroff
    21 février 2014 - 13 h 45 min

    les algériens ont été réduit
    les algériens ont été réduit à des tubes digestifs ambulants par ceux qui les gouvernent. et il est inutile de raconter des salades sur les ong étrangères. ces dernières sont, en général, dans leur rôle (souvent inavoué) de suppôts de l’impérialisme et de sionisme. car, « La cause fondamentale du développement des choses et des phénomènes n’est pas externe, mais interne; elle se trouve dans les contradictions internes des choses et des phénomènes eux-mêmes. »(Mao Zé Dong). en effet, l’impérialisme ou le sionisme ne sont forts que parce que nous sommes faibles et nous sommes faibles parce que la marabunta qui nous dirige est, essentiellement, au service de l’impérialisme et du sionisme. c’est, d’ailleurs, parce que la marabunta qui nous gouverne est au service d’intérêts étrangers que la société algérienne tourne en rond depuis l’indépendance (notre bienaimé fakhamatouhou national était déjà un petit fakhamatouhou en 1962!). que sommes nous en dehors d’être des tubes digestifs ambulants nous gavant de marchandises produites ailleurs grâce à la rente pétrolière? d’éminents penseurs insistent sur le fait qu’un problème bien posé est un problème à 90% résolu. alors posons nous les vrais problèmes au lieu de nous interroger sur le sexe des anges




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