Du théâtre dans l’hémicycle

Par Kamel Moulfi – La chaîne terrestre de la télévision publique algérienne a couvert, le plus souvent en direct, les débats à l’APN autour du plan d’action du gouvernement Sellal. L’image de ministres assidus à toutes les séances dans un hémicycle en apparence déserté par beaucoup de députés fait penser à une véritable corvée imposée aux présents. A quoi sert-il de discuter sur un document dont personne ne doute qu’il sera adopté à peu près tel quel. Pis encore, tous, dans le palais Zighout, et même parmi ceux qui ont suivi à la télévision le débat, savent pertinemment que rien n’oblige le gouvernement à atteindre les résultats consignés dans son programme. La preuve : la disposition constitutionnelle qui exige du gouvernement de rendre compte de son bilan devant l’APN n’est pas respectée. On passe d’un gouvernement à un autre et d’un programme à un autre sans évaluation et sans la possibilité de contrôle par un contre-pouvoir qui n’existe pas d’ailleurs. Dans ce jeu, en dehors de l’Exécutif et des députés présents dans l’hémicycle, le reste des Algériens qui s’intéressent à ce que fait le pouvoir sont dans le rôle de spectateurs. Le jeu est d’autant plus faussé que la majorité qui domine l’APN, constituée par les partis et les indépendants qui soutiennent le président Bouteflika, ne correspond pas à la majorité dans le pays, comme il est facile de le démontrer en analysant les chiffres de participation aux élections législatives, particulièrement le taux de participation et les suffrages obtenus par les trois partis qui forment l’Alliance présidentielle, FLN, RND et TAJ. Si on prend en compte les affirmations selon lesquelles, avant la proclamation des résultats, les chiffres sont triturés sur la base de quotas à répartir entre les formations politiques qui participent aux élections, on comprend la demande introduite, implicitement, par le leader du MPA, Amara Benyounès, et Louisa Hanoune, présidente du PT, pour redistribuer les cartes à travers la dissolution de l’Assemblée nationale et aussi des assemblées de wilaya et communales, et l’organisation de nouvelles élections.
K. M.
 

Comment (4)

    New kid
    5 juin 2014 - 19 h 15 min

    L’APN, c’est comme une salle
    L’APN, c’est comme une salle de théâtre en désolation!




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    Anonyme
    5 juin 2014 - 14 h 58 min

    JE MANGE,TU MANGES,NOUS
    JE MANGE,TU MANGES,NOUS MANGEONS,LES AUTRES PEUVENT ATTENDRE.VIVE LA REPUBLIQUE COUSCOUSSIERE.




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    mellah hocine
    5 juin 2014 - 12 h 45 min

    Du théatre dans l’hémycicle,
    Du théatre dans l’hémycicle, non, pas du tout,attention, le théatre est une représentation respectable, du fait d’un scenario écrit et mis en scene par des spécialistes.
    Ces députés ou ministres n’ont pas du tout la stature d’acteurs, avec leur niveau intellectuel trés bas comaparativement aux acteurs qui lisent,apprennent et interpretent les scénarios.
    Au théatre, la suite d’actes est visibles, par contre dans cet hémicycle , de par les images de l’ENTV, c’est l’anarchie.
    Les députés débitent leurs interventions, sans aucune visibilité et les ministres répondent « hors sujet ».
    Tout ce beau monde est gracement payé pour ne rien dire et rien décider.




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    Antisioniste
    5 juin 2014 - 10 h 37 min

    Salamou 3alikoum
    Du théâtre

    Salamou 3alikoum

    Du théâtre dans l’hémicycle, oui tout à fait, sauf que c’est un monologue qui mime la représentativité populaire légitime inexistante, et représente l’illégitimité incarné par ses piètres comédiens irresponsables qui ne sont même pas digne d’être des figurants.




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