Tant mieux !

Par Kamel Moulfi – Le fait paraissait tellement absurde que l’information qui l’annonçait, en novembre dernier, était incroyable. Il s’agit de l'installation par le Maroc d’un grillage le long de la frontière avec l’Algérie. Finalement, la construction de ce «mur» a commencé et comme l’absurdité n’a pas de limites, il sera doté, dit-on, de caméras de surveillance, deux précautions valant mieux qu’une. Motif avancé par les responsables marocains pour justifier leur initiative : sécuriser cette frontière. Paradoxalement, les Algériens seront sans doute les premiers à se féliciter de ce geste. Car, faut-il le rappeler, c’est bien le Maroc qui est considéré comme le principal producteur et fournisseur mondial de haschisch, comme cela a été confirmé, en juin 2013 par l’ONU dans son rapport mondial sur les drogues. Le trafic de drogue à partir du Maroc a pris une ampleur tellement inquiétante, à travers les quantités de plus en plus importantes saisies dans la région ouest du pays, que l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, en était arrivé à s’interroger publiquement si l’Algérie n’était pas carrément visée. Ce n’est plus un secret pour personne, la drogue qui vient du Maroc a créé un problème très grave dans la société algérienne, notamment parmi les jeunes. Les chiffres communiqués par les services chargés de lutter contre ce véritable fléau sont de plus en plus impressionnants. Il y a seulement quelques jours, les éléments de la brigade de lutte contre les stupéfiants ont saisi à Haï En-Nedjma (ex-Chteibo), à Oran, 28 quintaux de kif traité en provenance du Maroc, portant à 21 tonnes le volume des saisies effectuées dans cette ville depuis le début de l'année. En retour, le Maroc bénéficie de la saignée des produits de première nécessité, subventionnés par l'Etat algérien, qu’il reçoit par la contrebande, notamment du gasoil et de l’essence, faisant le bonheur de nombreux frontaliers marocains, en proie à une pauvreté indescriptible. Sans compter l'utilisation de ce pays comme base arrière pour les terroristes. En somme, ce grillage arrange l'Algérie puisqu'il permettra aux groupes des gardes-frontières (GGF) de la Gendarmerie nationale et aux éléments des Douanes de souffler.
K. M.
 

Comment (29)

    Anonyme
    21 juillet 2014 - 1 h 56 min

    C`est la reponse du berger a
    C`est la reponse du berger a la bergere

    RAMO
    21 juillet 2014 - 1 h 31 min

    nous sommes partant pour
    nous sommes partant pour contribuer financièrement a ce projet chiche même au delà des 35 kilomètres jusqu au sud si il le faut.

    Anonyme
    21 juillet 2014 - 0 h 46 min

    s’il est sur que la drogue
    s’il est sur que la drogue est produite au maroc ,il n’est pas certain qu’il oriente ce produit en algerie ;au delà de la frontière ,les destinations de ces quantités importantes ne peuvent être assurées par le maroc ;c’est une activité lucrative qui a toujours existé mais pour des quantités beaucoup plus ce « mur » aidera à la manifestation de la vérité sur les véritables dealers à l’échelle intermaghrebine ;

    Mohamed el Maadi
    21 juillet 2014 - 0 h 04 min

    La seule alternative pour
    La seule alternative pour l’Algérie serait de créer une brigade spéciale d’intervention de choc pour arrêter le fléau marocain avec pour ordre d’élimination physique des trafiquants à la « Dada is dead » !.lyes2913

    C’est déja fait, mais la volonté politique ne suit pas, car Bouteflika a castrer nos services de sécurité, c’est lui le responsable de tout cela depuis 10 n’avez-vous pas observé la quantité énorme de haschisch qui provient de cette région ? Quand des barons de la drogue rencontre des commandants de gendarmerie sur quel ordre, ils agissent d’après vous ? Celle de la présidence tout bonnement, on n’ouvre pas les frontières, mais on facilite le trafic, vous m’avez compris ?!

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