Mettre fin au populisme

Par Kamel Moulfi – La rentrée scolaire a été précédée, comme pour un derby de championnat sous haute tension, par l’annonce d’un dispositif de surveillance qui accroît l’inquiétude des parents et tend même à créer un climat de psychose nourri par la crainte d’agressions contre les enfants sur le chemin de l’école, dans le périmètre de l’établissement et, dans les cas extrêmes, y compris à l’intérieur des classes. C’est un fait incontestable : le temps est à la violence dans les rues algériennes et les quelques «barrières» érigées pour lui faire face ne l’empêchent pas d’entrer dans les espaces socio-éducatifs et encore moins dans les stades, comme l’a montré la fin tragique d’Albert Ebossé que son statut privilégié de vedette de football n’a pas pu protéger. Les bagarres générales entre bandes rivales, à l’aide d’armes blanches, épées, couteaux et haches – qui nous ramènent des siècles en arrière – sont fréquentes en milieu urbain, dans les quartiers résidentiels et cités densément peuplées. Dans cette situation, au lieu de se concentrer sur la préparation des conditions matérielles et pédagogiques, pour une bonne année scolaire qui donnerait des promotions meilleures que les précédentes, c'est-à-dire des enfants et adolescents encore mieux éduqués et formés, dans la perspective d’assumer leurs responsabilités futures dans la société, le «paquet» est mis sur la sécurité en prévision des risques d’accidents de la circulation provoqués par les fous du volant et d’agressions commises par les voyous qui rôdent autour des établissements scolaires. Pour le moment, seuls de maigres indices montrent un changement, à peine perceptible, dans l’attitude des pouvoirs publics à l’égard de la violence et surtout de l’incivisme qui la précède. Ce n’est pas encore suffisant. Le laxisme dans l’application de la loi domine toujours, justifié par des tas de raisons, qui ont toutes la même racine, le populisme qui flatte les médiocres et isole les élites. Les réunions de niveau ministériel se multiplient pour parler de la violence et prendre des mesures, mais le plus important est de traduire la volonté politique en actes concrets pour éradiquer ce fléau qui mine la société et empoisonne le système éducatif.
K. M.
 

Comment (7)

    mellah hocine
    8 septembre 2014 - 17 h 17 min

    Pour karimdjazair (non
    Pour karimdjazair (non vérifié) | 8. septembre 2014 – 10:30

    C’est vraiment triste d’écrire et de narrer des situations que le citoyen peut éviter, mais la vérité est autrement plus importante, quand le citoyen ne trouve pas de poubelles et même si elles existent elles ne sont pas vidées.
    C’est triste de voir tous ces amas de détritus laissés à même le sol , durant des journées entières, sans que les services de la voierie de l’APC ne puisse s’inquiéter.
    Le citoyen, seul, ne peut rien faire si l’Etat ne met pas à sa disposition les moyens de collectes des ordures.
    Mais croyez moi, l’Algérien peut s’adapter à toutes les situations: Si les lieux sont maintenus propres , il en fera de même et fera attention à ne pas jeter n’importe quoi, mais si les lieux sont laissés à l’abandon, par les services concernés, il ne fera qu’amplifier la situation désastreuse.
    Alors offrons lui une ALGERIE propre, il saura la protéger.




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    karimdjazair
    8 septembre 2014 - 9 h 30 min

    C est triste tout ce que tu
    C est triste tout ce que tu racontes Melah, mais avant d exiger que l Etat change, commençons par la base, le peuple, et ma foi, il y a du boulot !




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    mellah hocine
    7 septembre 2014 - 20 h 32 min

    J’ajouterai que devant un
    J’ajouterai que devant un établissement de ma région, aucun nettoyage n’est fait par les services de l’APC.
    Devant cet établissement, un CEM, des bouteilles de bières, des cannettes de bières, des sachets sales, des déchets d’agrumes et autres fruits jonchent à même le sol et les enfants, au premier jour de la rentrée passent dessus.
    Comment voulez vous avoir une discipline, ou encore des écoliers-collégiens en bon état de santé physique et mentale ??.
    Quel désastre mon DIEU !!!!.




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    mellah hocine
    7 septembre 2014 - 20 h 26 min

    Responsabiliser les parents
    Responsabiliser les parents dans le manque d’éducation de leurs enfants, c’est ignorer ce phénomène qui a étalé son lit dans notre pays.
    Les parents ne sont pas responsables de cette situation, non et non.
    L’éducation des enfants passent inévitablement par une bonne communication au sein de la famille, alors qu’elle est cette famille Algérienne qui déjeune, qui dine tous ensemble autour d’une même table ? Elles sont de plus en plus rare, car les enfants n’écoutent plus leurs parents, la communication dont il est question est rompue.
    Pourquoi rompue, car l’enfant est, indéniablement, influencé de l’extérieur par ce qu’il voit et entend:
    Il voit un tel, moins loti que son père, avec un grosse bagnole ou 4×4 flamboyant sans qu’il ne soit inquiété.
    Il voit un tel autre, moins loti que son père, manipuler des devises à sa guise, sans qu’il ne soit inquiété, alors que son père ne peut même pas leur permettre un bout de viande, ce qui engendre de fait une dispute familiale.
    Ce sont tous ces éléments et tant d’autres qui engendre une rupture entre enfants et parents.
    L’absence de l’Etat est le facteur primordial de ce phénomène de violence.




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    selecto
    7 septembre 2014 - 16 h 02 min

    La violence administrative
    La violence administrative et judiciaire sont les pires ennemis du citoyen.




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    MACIZEL
    7 septembre 2014 - 12 h 04 min

    Typologies des
    Typologies des violences:

    Plusieurs types de violence sont distinguées. Leurs définitions – parfois contradictoires – varient selon les époques, les milieux, les lieux, les évolutions sociales, technologiques etc.

    1/ Violence entre personnes : comportements de domination ou asservissement employant la force, physique (coups, viol, torture…), verbale et psychologiques (injures, injonctions paradoxales, harcèlement, privation de droits ou liberté, abus de position dominante…) ; Ces comportements peuvent être conscients ou non. Cette catégorie inclut la violence entre partenaires ou de parent à enfant, et différentes formes d’embrigadement;…

    2/ Violence d’État : les États pratiquent discrètement ou revendiquent selon la définition célèbre de Max Weber, un « monopole de la violence légitime », pour exécuter les décisions de justice, assurer l’ordre public, ou en cas de guerre ou risque de guerre (on tente alors de la légitimer par les doctrines de la « guerre juste »). Celle-ci peut dégénérer en terrorisme d’État ou d’autres formes de violence les plus extrêmes telles que le génocide.

    3/ Violence criminelle : le crime, spontané ou organisé, peut avoir des causes sociales, économiques, ou psychologiques (schizophrénie, etc.). Cette forme de violence est selon certains auteurs l’envers d’une violence étatique et/ou symbolique.

    4/ Violence politique : la violence politique regroupe tous les actes violents que leurs auteurs légitiment au nom d’un objectif politique (révolution, résistance à l’oppression, droit à l’insurrection, tyrannicide, « juste cause »).
    Certaines formes de réponses violentes mais proportionnées (et de résistance ou servant le rétablissement de l’ état de droit), quand d’autres solutions ne sont plus possibles sont couramment admise, par la morale et le droit et selon la doctrine des droits de l’homme ; en cas de légitime défense par exemple, ou d’état de nécessité, en cas de résistance à l’oppression d’une tyrannie.

    5/ Violence symbolique : c’est notamment la thèse de Pierre Bourdieu, qui désigne plusieurs sortes de violences : verbale (éventuelle première étape avant passage à l’acte) ; ou invisible, institutionnelle : c’est aussi la violence structurelle (Galtung) face à laquelle les individus semblent impuissants. Celle-ci désigne plusieurs phénomènes différents qui favorisent la domination d’un groupe sur un autre et la stigmatisation de populations, stigmatisation pouvant aller jusqu’à la création d’un bouc émissaire.

    6/ Violence économique : en droit civil, la violence économique est une hypothèse récente de vice du consentement, justifiant d’annuler les contrats dont la conclusion reposait sur ce vice. Elle est admise dans certaines limites par les tribunaux. Elle est maintenant considérée par certains juristes comme une nouvelle forme du « vice traditionnel de la violence ».

    7/Violence pathologique : certains désordres mentaux sont accompagnés de bouffées de violence. On a récemment trouvé dans l’urine et le sang des patients touchés par ces maladies mentales une toxine qui semble anormalement produite par leur organisme. Cette toxine (une bufoténine) n’a été trouvée à ces doses que chez des patients présentant des troubles psychiques, et aussi chez des patients non drogués, n’ayant pas eu de contacts avec des amphibiens, mais violents. On la retrouve dans l’urine ou le sang des patients pour toutes les grandes maladies psychiatriques, au point de la proposer comme indicateur de diagnostic.
    La toxine est identique à celle qu’on trouve parmi les bufotoxines (hallucinogènes et provoquant des symptômes évoquant une psychose de type schizophrénie) du venin des nombreuses espèces de crapauds. Mais on ignore encore si le même processus est en jeu dans les deux cas et à déterminer si cette molécule est à l’origine des troubles mentaux chez l’homme, ou si elle est elle-même un sous-produit d’un autre processus pathologique. Des indices plaident en tous cas pour certaines similitudes entre l’action de bufotoxine sur le cerveau, et en particulier sur la dégradation de la sérotonine et des processus intervenant dans les désordres mentaux.

    8/ Violence naturelle : c’est la violence des forces de la nature ; des tempêtes, inondations, tremblements de terre, incendies de forêt, tsunamis et autres catastrophes naturelles. C’est parfois la violence que l’être humain perçoit du monde animal (instinct de chasse, rituels de dominance, etc). Pour le philosophe Jean-François Malherbe, on ne pourrait à proprement parler de violence dans ces cas-là :
    « C’est dire que les Grecs de l’Antiquité considéraient que la question de la violence (bia) ne se pose pas pour les animaux (zôoi) mais seulement dans le domaine de la vie humaine (Bios). Cela suggère très précisément que la question de la violence a affaire avec la parole qui est le propre de l’humain. Cela suggère aussi que les animaux ne sont pas, à proprement parler, violents : leurs comportements obéissent simplement aux lois inexorables de la nature. La « violence animale » n’est donc qu’une projection anthropomorphique sur le comportement anima. »

    Ce sont aussi d’autres types de violences ayant pour caractéristique l’absence apparente de conscience ou de volonté.

    9/La cyber-violence: violence qui consiste en ce qu’une personne utilise la violence (physique ou verbale) pour ridiculiser quelqu’un et en fasse une vidéo, une publicité ou toute autre publication sur internet. 7 % des vidéos publiées sur Youtube en 2010, soit 50 000 vidéos, sont des vidéos contenant de la cyber-violence. Il y a notamment une montée en puissance de la popularité de ce phénomène, soit une augmentation de plus de 57 %.

    Faites votre choix, sur le type de violence que vous subissez chaque jour, il y a aussi les décisions politiques en graciant des délinquants, au lieu de créer des PRISONS AGRICOLES ou plutôt des CRA (Centre de Réinsertion Agricole) basé dans les hauts plateaux, nous on leur crée des salles de ZENDA (musculation).




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    karimdjazair
    7 septembre 2014 - 11 h 13 min

    La sécurité ce n est pas
    La sécurité ce n est pas seulement l affaire de l Etat, meme si on peut lui reprocher de ne pas etre parfait, mais c est aussi l affaire des parents, et donc de l education.

    Certains enfants, car je ne ferai pas de généralités, tous les jeunes algériens ne sont pas des voyous, sont à l image hélas de l éducation de leurs parents, qui sont démissionnaires en la matière.




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