Un Marocain et un Syrien arrêtés à Ghazaouet avec de faux visas : une tentative d’infiltration terroriste ?

La police des frontières du port de Ghazaouet, dans la wilaya de Tlemcen, a-t-elle mis en échec une tentative d’infiltration terroriste ? Des éléments de ce service de sécurité ont, en effet, arrêté un Syrien et un Marocain voyageant avec de faux visas. Le Marocain avait un faux visa établi en Grèce. Le visa du Syrien avait des références d’un consulat en Belgique. Le motif de leur déplacement en Algérie n’était pas clair. Ces deux individus n’avaient aucune attache en Algérie. Pis encore, le Marocain possédait une fausse carte d’identité et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par son pays. Ainsi, tout porte à croire que ces deux individus ne sont pas venus en Algérie pour un simple voyage de villégiature. Leurs nationalités nous renvoient inévitablement à ce qui se passe en Syrie où de nombreux groupes terroristes affidés au nouvel Etat Islamique, né récemment en Irak, venus de plusieurs pays dont le Maroc, tentent de faire tomber vainement le régime de Bachar Al Assad. L’Etat Islamique (ou Daech) avait menacé d’attaquer les pays de la région. Et pour des experts militaires, cette nouvelle nébuleuse ne pourrait atteindre un pays comme l’Algérie que de l’intérieur. Ces deux individus arrêtés à Ghazaouet ont-ils été envoyés pour tenter de constituer un réseau interne capable de mener des attentats sur le sol algérien au «nom» de l’Etat Islamique ? Possible, surtout que plus d’un millier de Marocains sont partis combattre en Syrie et en Irak, et leur retour probable pèse sur la sécurité de leur pays d’origine mais aussi sur ses voisins, dont l’Algérie. On ne sait pas encore si ce Marocain a déjà fait la Syrie ou pas. On ne sait pas non plus quel est son lien avec le Syrien. L’enquête de la police pourrait bientôt apporter des réponses. Mais venir en Algérie avec de faux documents de voyage et une fausse identité ne peut nullement être un fait anodin, dans le contexte sécuritaire qui règne actuellement dans la région. L’Algérie qui a su faire face au terrorisme islamiste dans les années 1990 s’est déjà préparée à toute forme de menace, qu’elle vienne de l’intérieur ou de l’extérieur. Les contrôles sont renforcés au niveau de tous les postes frontaliers. Et toutes les frontières, d’est en ouest, sont sous haute surveillance. Sauf que le risque zéro n’existe pas. La vigilance doit être ainsi de mise car le danger est à nos portes.
Rafik Meddour
 

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