Enseignement : duel à distance entre le français et l’anglais

Les Américains et les Britanniques investissent fortement dans l’enseignement de l’anglais en Algérie, un pays connu pour être plutôt francophone. Les initiatives se multiplient dans ce sens pour un seul objectif : faire apprendre cette langue vivante à un maximum d’Algériens. Pour ce faire, ces deux pays ne lésinent pas sur les moyens. Le British Council d'Algérie, qui travaille en étroite collaboration avec l’ambassade de Grande-Bretagne à Alger, poursuit son offensive à travers le lancement d’un nouveau programme stratégique pour le développement et le renforcement de l'enseignement et l'apprentissage de cette langue dans les deux cycles de l'enseignement, le moyen et le secondaire et ce, durant les trois années à venir. Un accord qui a été signé le 3 septembre dernier par la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit et l'ambassadeur britannique en Algérie, Andrew Noble. Le directeur du British Council, Martin Daltry, semble être davantage encouragé dans ses projets par l’essor que connaît l’enseignement de l’anglais en Algérie ces dernières années. L’accord en question vise à faciliter et soutenir le nouveau programme SEEDS (Développement stratégique de l'enseignement de la langue anglaise dans les écoles). Outre le British Council qui continue la formation intensive via le programme global on-line de l'institution britannique sur la formation des professeurs et l'organisation des examens, des universités britanniques à l’instar d’Oxford University ouvrent des écoles en Algérie, qui connaissent «un franc succès». Les Américains font de même. L’ambassade des Etats-Unis est allée jusqu’à subventionner des formations intensives pour permettre à des catégories de travailleurs d’améliorer leur maîtrise de l’anglais. La France, de son côté, tente de maintenir le français comme la principale langue étrangère du pays et la deuxième langue usitée par les Algériens. Des accords de coopération dans le domaine linguiste ont été signés entre les deux pays. Une convention de coopération est mise en œuvre depuis des années et vise à aider les jeunes étudiants à améliorer leur maîtrise de la langue française pour mieux poursuivre les études supérieures. Par leurs investissements de plus en plus importants, aussi bien les Français que les Anglo-saxons veulent renforcer leur influence et leur position notamment économique en Algérie. Conscients que dans le contexte actuel de la globalisation, les échanges, la communication et la reconnaissance passent essentiellement par l’apprentissage de l’anglais, de nombreux Algériens cherchent à profiter de cette «offensive» qui ne dit pas son nom et apprendre l’anglais précocement. L’Algérie fait partie des pays où le nombre d’habitants qui parlent l’anglais reste très faible. Une situation due à la longue colonisation française. Mais ces dernières années, l’anglais semble étendre son influence, et ce, malgré les grands efforts consentis par l’agence internationale de la francophonie. On assiste ainsi à un véritable duel à distance entre les Français et les Anglo-Saxons.
S. Baker
 

Commentaires

    Sonia
    24 juin 2016 - 11 h 00 min

    Formation de langues
    Formation de langues étrangères




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