Faux optimisme

Par Meriem Sassi – Alors que le prix du baril de pétrole continue à fléchir, pour glisser en dessous de 90 dollars sur le marché international, le gouvernement fait la sourde oreille, jouant l’optimisme face aux inquiétudes qui s’expriment dans le pays. Au lieu de tenter de minimiser les dégâts en réduisant les dépenses et de mettre en branle un plan de substitution aux exportations des hydrocarbures, à moyen terme, le gouvernement se complaît dans une attitude suffisante, affirmant que nos réserves et nos capacités de production d’hydrocarbures sont intactes et que l’alternative du gaz de schiste est possible dès 2020. Le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, a ainsi choisi d’éviter le débat en communicant sur un accroissement de notre production «grâce à la mise en exploitation de nouveaux gisements». «Nous prévoyons d’augmenter la production de gaz naturel de 40% dans les cinq années à venir et la doubler d’ici une dizaine d’années.» En ramant à contre-courant de la réalité, le ministre veut donner le change et faire croire que la crise ne va pas toucher le pays, qui continuera à compter sur les hydrocarbures «en intensifiant l’exploration dans toutes les régions du pays» pour en extraire donc tout ce qui pourra rapporter des dollars au budget de l’Etat. Ce discours en total décalage avec la réalité est plus «dangereux» pour l’Algérie que la chute du prix du pétrole. Si les Algériens ont connu des crises par le passé et sont capables de faire face à des situations difficiles, qu’elles soient économiques ou sécuritaires, ils se désolent surtout de ne pouvoir compter sur la clairvoyance de leurs dirigeants et leur aptitude à trouver les solutions pour mettre le pays sur une voie sûre.
M. S.
 

Comment (9)

    Anonyme
    14 octobre 2014 - 6 h 05 min

    Il y’a énormément de
    Il y’a énormément de facteurs en faveur d un déchirements douloureux quant des bagarines sont aux commandes et quant la famille boutéf livre le pays aux sionistes avec chantages multiples…. On est dans une impasse . Politique ! Quand au grand malades au sens propre du moment et celui ci depuis la nuit des temps…, natil pas dit à une journalistes qu’il dépassait Napoléon de deux centimètres !!!!!
    La casquette est la seule responsable de ces événement majeurs qui donnent froid dans le Dos…
    N’est ce pas Abou strophe ?




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    Anonyme
    13 octobre 2014 - 18 h 36 min

    Très belle analyse de notre
    Très belle analyse de notre frère Abou stroff l’Algérie sera dépecée bik wala bla bik et nous serons divisés dans la merde jusqu’au cou en pièce comme le Soudan oui monsieur si le peuple cherche à intervenirv ça sera « uneguerrecivile » oh mon Dieu c’est atroce et je pense qu’inchaallah que ca sera autrement … Ouy !




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    Safiya
    13 octobre 2014 - 18 h 30 min

    Après le fiasco du
    Après le fiasco du dit-printemps arabe chez nous, celui aussi d’entraîner notre armée dans le bourbier libyen et celui, plus récent, de la faire participer à la coalition contre l’EI, pousse-t-on par la grâce du gaz de schiste au démembrement de notre pays. L’exploitation de ce gaz serait-elle un nouveau cheval de Troie ?




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    Safiya
    13 octobre 2014 - 15 h 59 min

    @ Abou Stroff
    Pas piqué des

    @ Abou Stroff

    Pas piqué des hannetons ton point de vue. En effet, « on » pourrait, sur place, instrumentaliser la colère des Algériens du Sud devant les multiples dégradations occasionnées par la fracturation rocheuse …




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    Abou Stroff
    13 octobre 2014 - 15 h 14 min

    avec la modestie qui
    avec la modestie qui m’étouffe, je me permets d’avancer l’hypothèse suivante: l’exploitation du gaz de schiste n’obéit pas à un quelconque agenda de la marabunta qui nous gouverne mais fait partie d’une feuille de route imposée par fafa, la mère nourricière de la marabunta, laquelle marabunta est, dans les faits, « assise sur les genoux de fafa » (au « val de garce »?). en effet, au regard des capacités d’absorption de l’économie algérienne, il n’y a aucune raison objective de remplacer une ressource non-renouvelable par de la monnaie de singe. les entreprises françaises auront donc tout le loisir de s’entrainer à la fracturation hydraulique sans subir le courroux de la société civile française. en outre, il semble bien que fafa est, grâce à cette histoire d’exploitation du gaz de schiste, arrivée à FERRER la marabunta qui nous gouverne en la poussant, (à l’insu de son plein gré?), vers l’irréparable. en effet, on peut supposer que les populations des régions concernées par l’exploitation du gaz de schiste (industrie polluante, par excellence), se rebellent contre le pouvoir de la marabunta et revendique leur autonomie ou même leur indépendance. ainsi, fafa et toutes les puissances impérialistes auront toutes les justifications nécessaires pour une intervention en vue du sauvetage de « minorités ». l’algérie sera alors dépecée en fonction des intérêts des puissances impérialistes.
    Hypothèse farfelue? je l’espère de tout coeur et pourtant les faits palpables militent en faveur de la dite thèse.
    PS: tout les experts s’accordent à dire que la rente que procurera l’exploitation du gaz de schiste sera négligeable. faut il conclure que la marabunta est essentiellement composée d’abrutis? ou, alors doit on admettre que la marabunta a déjà préparé son voyage vers des cieux plus cléments?




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    Abou Stroff
    13 octobre 2014 - 14 h 48 min

    la marabunta qui nous
    la marabunta qui nous gouverne semble exceller dans la fuite en avant. en effet, la marabunta veut se lancer, à tout prix, dans l’exploitation du gaz de schiste malgré les dégâts certains sur l’environnement. permettez moi, avec toute la modestie qui m’étouffe, d’avancer l’hypothèse suivante: au regard des capacités d’absorption de notre économie, il n’y a aucune raison objective à enclencher l’exploitation du gaz de schiste (exploitation coûteuse et dont la rentabilité n’est pas du tout prouvée) et remplacer des ressources non-renouvelables par de la monnaie de singe. par conséquent, il nous faut chercher une explication là où elle ne devrait pas être. j’avance que la marabunta qui nous gouverne en général et notre bienaimé fakhamatouhou national, en particulier ont été ferrés par fafa leur mère nourricière. fafa impose son propre agenda et sa propre feuille de route (apprentissage et maitrise de la fracturation hydraulique dans le sous-sol algérien par les firmes françaises) à la marabunta qui nous gouverne puisque cette dernière est assise sur les genoux de fafa (au « val de garce »?). en outre, l’exploitation du gaz de schiste au niveau de certaines régions du Sahara, peut déclencher des mouvements de protestation de la part des populations locales,protestations qui pourraient déboucher sur des demandes d’autonomie ou même d’indépendance. fafa aura alors tout le loisir d’invoquer la défense des « minorités » pour intervenir avec d’autres puissances impérialistes pour dépecer l’Algérie. moralité de l’histoire: l’exploitation du gaz de schiste peut être le prélude au dépeçage de l’algérie. hypothèse farfelue? je l’espère de tout coeur et pourtant, les faits militent en faveur de l’hypothèse que j’avance.
    PS: la rente que procurerait l’exploitation du gaz de schiste est, d’après tous les experts, négligeable. ceci revient à dire que la marabunta qui nous gouverne est en train de creuser sa tombe sans le savoir, à moins qu’elle ait un plan B: déguerpir au momnent opportun et s’installer là où il fait bon vivre.




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    el saoud
    13 octobre 2014 - 11 h 46 min

    Un accord secret a été établi
    Un accord secret a été établi entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite et nous en voyons peu à peu les contours se dessiner. C’est ce qu’expliquent à la fois le Wall Street Journal et plus en détail encore le blog spécialisé dans la finance Zerohedge, souvent très bien informé.

    Le premier signe d’un réchauffement des relations entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis,devenues très tendues après le soutien de Washington aux révolutions arabes et aux Frères Musulmans notamment en Egypte, l’Arabie Saoudite s’est jointe officiellement aux Etats-Unis et aux occidentaux dans le combat contre l’Etat Islamique en Irak et en Syrie. Mais il y a deux autres parties encore plus importante à cet accord négocié par le Secrétaire d’Etat John Kerry.

    La première, écrit le Wall Street Journal, c’est que «le processus a permis aux Saoudiens de faire pression sur les Etats-Unis pour obtenir un engagement d’entraîner les rebelles combattant Bashar el-Assad (le dictateur syrien), dont le renversement est toujours considéré par les Saoudiens comme une priorité».

    La deuxième partie de l’accord, c’est le prix du pétrole, qui est une arme de premier plan dans la guerre que se livrent au Moyen-Orient les sunnites et les chiites et leurs alliés. D’un côté donc, l’Arabie Saoudite, la Turquie, la Jordanie, l’Egypte et le Qatar et de l’autre l’Iran, la Syrie de Bashar el-Assad et le Hezbollah libanais.

    L’Arabie Saoudite a tout simplement décidé de faire baisser le prix du baril de pétrole, il lui suffit d’ouvrir un peu plus les vannes, pour peser économiquement et politiquement sur l’Iran et sur son allié et soutien la Russie.

    Si au cours des trois derniers mois, le prix du baril a baissé de plus de 20% et est passé ainsi de 115 dollars à moins de 90 dollars vendredi 10 octobre, c’est directement à la suite d’une décision saoudienne reconnait Rashid Abanmy, Président du Saudi Arabia Oil Policies and Strategic Expectations Center qui est installé à Riyad.

    Avec l’arme du pétrole, l’Arabie Saoudite entend contraindre l’Iran a limiter ses ambitions d’armement nucléaire et obtenir de la Russie qu’elle cesse de soutenir à bout de bras le régime de Bashar el-Assad. Deux objectifs que partagent maintenant l’administration Obama.

    Selon les calculs effectués par plusieurs études économiques, l’Iran a besoin pour équilibrer son budget et soutenir une économie affectée par des années d’embargo et de mauvaise gestion d’un baril de pétrole à 140 dollars et la Russie de Poutine d’un prix du baril supérieur à 100 dollars. Pour le magazine Forbes, la baisse des cours du pétrole est ainsi bien plus dangereuse pour l’économie russe qui est en récession et pour Vladimir Poutine que les sanctions financières décidées par les occidentaux après l’annexion de la Crimée et le soutien militaire aux indépendantistes de l’est de l’Ukraine.




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    New kid
    13 octobre 2014 - 10 h 49 min

    « Get rich quick » Voilà la
    « Get rich quick » Voilà la politique et le souci de ce clanique gouvernement.
    Ce qui est surprenant est le fait que lorsqu’il y a un conflit dans le monde les hydrocarbures augmentent au lieu de baisser.
    Bien sur l’Arabie et les monarchies ont décidé de noyer le marché pour réduire le prix du baril pour plaire à leur maitre !
    Le clan pour ce dernier mandat remplira ses shkaras au maximum avec la paix sociale qu’elle achète avec des miettes.
    Au lieu de laisser pour les générations futures quelques richesses, cette oligarchie stalinienne veut à tout prix faire un déluge après eux !
    Peut-être que le peuple algérien est le résultat d’une fatwa wahhabite qui ne mérite pas mieux ?




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    Anonyme
    13 octobre 2014 - 10 h 48 min

    il reste encore les 200
    il reste encore les 200 milliards de dollars de réserves placées en occident ;on les récupérera sous formes de produits de toutes sortes importés ;
    ne pas oublier aussi les 200 tonnes d’or qui risquent de suivre le chemin du SANDOUK ETTADHAMOUM en 63 ;
    le gaz se schiste sera aussi exploité quelque soient les couts et les risques ;
    il faut donc être optimiste et croire Yousfi qui doit rejoindre Zerguine .




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