Benyounès appelle l’opposition à «faire preuve de responsabilité»

De Tébessa, le secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, a atténué aujourd’hui ses critiques vis-à-vis de l’opposition. Il a opté plutôt au langage du dialogue, en invitant l’opposition à «faire preuve de responsabilité» et à «mettre l’intérêt suprême du pays au-dessus des considérations partisanes». Dans un meeting populaire animé à la salle de cinéma de la localité d’El Aouinet, le secrétaire général du MPA estime que s’il est du droit de l’opposition de critiquer pour accéder au pouvoir, celle-ci doit respecter l’ordre institutionnel. Fervent soutien au 4e mandat du président Bouteflika, Amara Benyounès refuse à nouveau l’idée d’une présidentielle anticipée, appelant ainsi l’opposition à attendre «les élections qui auront lieu en 2019». «Le peuple algérien a élu Abdelaziz Bouteflika qui a posé les fondements de la paix, de la quiétude et de la stabilité qui représentent des acquis à préserver si nous voulons construire une Algérie forte», a-t-il martelé. Pour étayer ses propos, Benyounès insiste sur le fait qu’il ne peut y avoir de politique sociale, ni de politique économique sans la paix. Et pour cet ancien opposant, qui a quitté en 2002 le RCD pour voler de ses propres ailes, le peuple a bien vu en renouvelant sa confiance à son président qui gère les affaires de l’Algérie, armé de raison et d’une expérience exceptionnellement riche et longue. Amara Benyounès reste cependant fidèle à sa doctrine anti-islamisme, s’opposant ainsi aux demandes de ceux qui ont été touchés par la charte de la paix et de la réconciliation nationale. Selon lui, on ne peut pas revenir aux années 1990, marquées par la braise et le sang. Le secrétaire général du MPA fait allusion à la fatwa lancée par un imam salafiste contre l’écrivain Kamel Daoud. Il invite ainsi ces parties, qu’il ne nomme pas, de cesser de faire dans la menace, parce que le peuple algérien a résisté, résiste et continuera de résister à l’obscurantisme. Revenant sur la conjoncture économique marquée par l’effondrement des cours du pétrole, Amara Benyounès a rassuré sur le maintien par l’Etat de sa politique sociale et le soutien des prix. Mais sur le plan de l’investissement, de nouvelles priorités ont été fixées, a-t-il précisé.
S. Baker
 

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