Encore un effort…

Par Kamel Moulfi – Le changement dans les pratiques du pouvoir en Algérie a-t-il commencé à In Salah ? Ce qui n’était qu’une hypothèse, avec, certes, une forte probabilité fondée sur le formidable mouvement anti-gaz de schiste lancé dans cette région du sud du pays, peu connu, se confirme. Les jeunes contestataires ont pu enfin donner leurs explications et ils ont été écoutés. Leurs doléances seront transmises au «sommet» avec la promesse qu’elles seront prises en considération. On sait que, dès les premières sollicitations, qu’ils ont certainement jugées suspectes, les contestataires ont refusé d’envoyer leurs représentants à Alger pour exposer leurs revendications. C’est aux «décideurs» à venir à In Salah, comme s’ils voulaient prendre une revanche sur la fameuse visite du ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, qui les avait ignorés et qui a finalement tout déclenché. C’est, contre toute attente, le directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, qui a fait le voyage pour les écouter. La démarche traditionnelle du pouvoir a été complètement chamboulée : le représentant de l’Etat, à un haut niveau et de la façon la plus officielle, n’est pas venu à In Salah pour expliquer que «l’exploitation du gaz de schiste est incontournable», encore moins pour menacer quiconque s’y opposerait, mais pour recueillir les avis des gens qui étaient, il y a quelque temps encore, traités tantôt d’ignares, tantôt de manipulés. Cependant, les contestataires restent vigilants. La preuve : ils maintiennent leur refus d’aller à Alger pour rencontrer les autorités et continuent leur mouvement. Ils n’ont certainement pas encore perçu, chez les autorités, une volonté réelle de résoudre le problème et pensent que ce qui est fait n’est pas suffisamment convaincant, ni en pratique démocratique de dialogue ni dans la position sur le gaz de schiste. Ils attendent encore un effort du pouvoir. Car, au même moment, à Alger, une tentative de manifestation anti-gaz de schiste a été empêchée par l’intervention de la police qui a embarqué ses quelques animateurs.
K. M.
 

Comment (13)

    tahia el djazair
    20 janvier 2015 - 0 h 54 min

    je ne connais rien au gaz de
    je ne connais rien au gaz de shiste , ( c’est un débat national de sagesse et de compétence scientifique qui doit trancher cette question ), je ne fais pas confiance aux gens du gouvernement qui ne se delarque pas de la corruption petrolière malgré les appels des algériens … mais je sais aussi que la démarche des manifestants de Ain Salah est très dangereuse , plus dangereuse que tout et qu’elle a un aspect politique très grave que les algériens qui ne réfléchissent pas ( obnubilés par leurs haines et leurs ressentiments que par leur souci de l’unité et la survie de la nation algérienne ) et qui applaudissent à ces manifestations à n’importe quelle manifestation … les gens de Ain Salah ne manifestent pas en tant que la question doit être nationale , donc débattue dans l’institution républicaine de droit ( assemblées , partis , gouvernement , présidence , syndicats , opposition , associations , etc..) et non dans la rue et dans la désobéissance civile qui peut se transformer en émeute incivique et irréversible …. mais avec leur ultimatums , ils agissent comme s’ils sont les seuls légataires universels de leur propre territoire et de son sous-sol et que celui-ci a cessé d’être la propriété de la nation toute entière et ça c’est une prise de position politique qui n’a rien à voir avec l’environnement mais avec une tentation qui si elle s’aggravait va devenir un projet de sécession fédéraliste ou séparatiste … ouvrons bien les yeux sur la définition du pacte historique national !!! Si chaque wilaya , chaque douar , chaque Arch , chaque région , décide de par la volonté exclusive de ses habitants et de leur ultimatum non pas en qualité de citoyens mais en tant que population séparée du corps de la nation où va donc l’Algérie comme republique demcratique et populaire …nous n’oublions que les apprentis -sorciers qui ont élu et qui ont fait lire le parlement actuel d’absentéistes analphabètes à 4o millions par mois , partagent entièrement la responsabilité de ces crimes qui se profilent à l’horizon … et nous n’oublions pas aussi la responsabilité des partis algériens qui demandent aux corps constitués plus de démocratie sans avoir les moyens ou la volonté d’encadrer ces populations ( certains , les islamistes , n’ont même pas le projet d’encadrer des citoyens mais de fabriquer des sujets et des djarias pour leurs harems politiques et ceux de leurs maitres orientaux ) … voilà où en est l’Algérie 50 ans aprés les accords d’Evian .




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    Anonyme
    20 janvier 2015 - 0 h 18 min

    Je ne pense pas que le regime
    Je ne pense pas que le regime soit entrain de se civiliser.Il est entrain de gesticuler et de montrer ses biceps sinon comment expliquer le fait d`envoyer un ex general major et neanmoins dg de la surete nationale negocier avec les anti gaz de schistes? Il ya assez de politiques qui connaissent la region et les hommes qui y vivent.

    Le regime devenir autiste,me parait etre une boutade car il l` a toujours ete .Pour le regime ,le peuple n`a jamais existe sauf en periode de renouvellement des structures utiles pour la legitimer les actes de gestion.




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    Anonyme
    19 janvier 2015 - 23 h 30 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 19. janvier 2015 – 21:07

    cher anonyme ;il faut bien ouvrir les yeux,il s’agit des manifestants contre le gaz de schiste,mais je comprend ton aveuglement!!!




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    Anonyme
    19 janvier 2015 - 20 h 07 min

    laissez ces ignares
    laissez ces ignares manifester, hurler, brandir le drapeau de Daech, c’est la meilleure façon de les identifier et de les ficher comme ennemis publics.Ces bornés ne réfléchissent pas, car dépourvu de jugeote, Hamadache et consorts, les formate et les remonte comme des réveils,et les jette dans la rue.




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    selecto
    19 janvier 2015 - 17 h 45 min

    Il y a comme un message aux
    Il y a comme un message aux populations de In Salah, au lieu d’envoyer le ministre concerné le pouvoir leur envoi le chef de la police, autrement dit une matraque, la population l’a compris et l’a envoyé balader.




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    jilجيل
    19 janvier 2015 - 16 h 14 min

    Abdelghani Hamel n’est pas
    Abdelghani Hamel n’est pas connu comme « policier » sanguinaire, s’il avait été choisi pour dialoguer, il faut l’encourager. L’Algérie a besoin de médiateurs « propres » et défenseurs d’une Justice équitable et qui refuse la corruption, pour faire adhérer le peuple autour d’une République forte et respectée.

    Sans un dialogue neutre excluant toute violence, notamment la verbale, il serait très difficile de « déloger » le pouvoir actuel et ses alliés.




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    Maysar
    19 janvier 2015 - 16 h 09 min

    Hamel est -il bien placé pour
    Hamel est -il bien placé pour régler cette question devant le premier ministre , le ministre de l’intérieur ou celui du domaine incriminé à savoir l’énergie ?
    Quels sont les titres et les compétences de Hamel en dehors de son grade de général et sa proximité avec Fakhamatouhou ?
    D’autre part Monsieur Moulfi nous suggère que le changement commence à Ain Salah , moi je ne demande qu’à y croire , mais ça serait croire au père Noël , car au moment où le pouvoir envoie un émissaire dans le sud , il réprime un petit rassemblement à Alger , et autorise quelque temps auparavant une marche des salafistes qui veulent nous replonger dans l’atmosphère des années 90 !




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    Assadq
    19 janvier 2015 - 15 h 07 min

    abou stroff sempble bien
    abou stroff sempble bien informé et initié quant aux pratiques du clan;
    tant mieux pour les digestifs ambulants : c’est la continuité dant le changement ;d’autres privilégiés auront accès à la rente sans bousculer le premier collège qui s’éteindra naturellement (ad veatam eternam );
    les autres qui ne sont pas des tubes digestifs auront droit à l’exil ou la mise à l’écart totale .




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    Kahina
    19 janvier 2015 - 12 h 20 min

    Hamel contesté même au niveau

    Hamel contesté même au niveau de la police.
    Hamel qui n’a pu rien régler dans son secteur
    Hamel qui a échoué à Ghardaia
    Hamel incapable d’assurer la sécurité des rues, est envoyé pour régler un aussi lourd dossier???

    Vous savez , c’est la politique de l’Algérie. Quand tu échoues dans ta mission professionnelle, alors on te donne une promotion pour détruire plus.




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    selecto
    19 janvier 2015 - 10 h 09 min

    Hamel n’est pas apte a
    Hamel n’est pas apte a traiter cette question puisque l’énergie ne dépend pas de ses prérogatives, a quoi joue la bande des Dalton?




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    Abou Stroff
    19 janvier 2015 - 10 h 01 min

    moua, avec le peu de neurones
    moua, avec le peu de neurones qui me restent, soutient que le choix d’el-hamel en tant que représentant de son bienaimé fakhamatouhou auprès des fiers algériens du sud n’est pas fortuit. en effet, en dehors du fait que l’aventure du gaz de schiste risque de se terminer par le renvoi sine die d’un serviteur zélé de l’impérialisme (il retrouvera ainsi sa mère patrie, le canada), à savoir le sieur yousfi, je pense (donc je suis!) qu' »on » est en train de préparer el hamel à remplacer le fakhamatouhou actuel. pour appuyer ma proposition, je rappelle comment h’mimed est devenu figure politique: h’mimed était directeur de cabinet du Président Zéroual et travaillait comme tout directeur de cabinet dans l’ombre. lorsqu' »on » a voulu faire de h’mimed une figure politique (une chakhsia watania), on a poussé h’mimed vers les caméras de l’unique pour qu’il prenne du poids auprès du commun des mortels. je pense qu' »ils » concocte le même scenario et dans peu de temps, el hamel, ne sera plus le gendarme qui commande la police mais le candidat de la marabunta qui nous gouverne au poste de prizidène de la ripou-blik.




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    BIMo MIURI
    19 janvier 2015 - 9 h 13 min

    Envoyer hamel le chargé des
    Envoyer hamel le chargé des sales boulots a la rencontre de la population du sud en qualité de représentant de fakhamatou est le signe d’un fin burlesque et imminente de la clique qui s’agite derrière le fauteuil qui ne roule plus.




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    Anonyme
    19 janvier 2015 - 9 h 02 min

    c’est l’internationalisation
    c’est l’internationalisation du mouvement qui a eu raison de l’entêtement habituel du pouvoir et du fait que les « sudistes' » sont un peu différemment perçus par le clan et notamment son chef ,kouider el mali;
    il est probable aussi que fafa ,directement concernée par cette aventure dans une de ses colonies ,soit derrière cette gestion attentionnée de la crise ;
    n’a t on pas été informé de transferts d’unités de la police et de darak vers in salah ?
    il faut espérer que le pouvoir soit devenu un peu moins autiste et surtout moins méfiant ,ce qui constitue pour lui ,sa propre fin;




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