Le temps des malfaçons

Par Kamel Moulfi – Il faut lire Algeriepatriotique pour savoir que si les habitants de Béjaïa sont privés d’eau pour une durée indéterminée, c’est parce que la canalisation qui les alimente a été mal conçue, non pas que les ingénieurs qui ont fait ce travail soient forcément incompétents, mais ça aurait coûté plus cher de tenir compte des risques liés aux intempéries qui peuvent transformer un oued paisible pendant des années en torrent furieux. Se plier aux exigences de la nature qui impose à l'entreprise de réalisation de cette canalisation d’eau potable, un tracé plus long et plus compliqué, mais qui l’éloigne de l’oued Soummam, c’est diminuer le profit qu'elle tire du projet généreusement financé par l’Etat, c'est-à-dire nous tous. Alors, le choix facile et plus juteux a été fait, quitte à placer la canalisation dans une position où la première grosse crue lui ferait subir des détériorations la rendant inutilisable. C’est ce qui est arrivé. Et en plus, la réparation s’est avérée très difficile, ce qui a privé des milliers de familles d’eau potable au robinet, les obligeant à une corvée pénible pour aller chercher l’eau et coûteuse quand on s’approvisionne chez les vendeurs par camions-citernes. Les familles seront-elles indemnisées pour les inconvénients qu’elles subissent ? Il ne faut pas rire ; plusieurs jours après l’incident, personne n’a entendu parler de l’ouverture d’une enquête pour déterminer les vraies causes. La presse ne va pas plus loin que le décompte des jours sans eau pour Béjaïa, ajoutant juste une description sommaire de ce qu’endurent les familles touchées. L’Etat a engagé de gros moyens pour réparer les dégâts, une entreprise chinoise de travaux publics a été sollicitée et l’armée, qui n’est pas à sa première intervention en situation d’urgence due notamment aux intempéries, met sa grande expérience en la matière au service de la population de Béjaïa pour rétablir l’approvisionnement en eau au plus vite. Mais qui est responsable dans tout ça et devrait donc payer? La question, comme toujours, reste posée.
K. M.
 

Comment (7)

    Anonyme
    7 mars 2015 - 0 h 08 min

    C’estparce que leseauxde
    C’estparce que leseauxde Kabylie Tksebt, sont detourne’es aux piscines et lavage de voitures a Alger – tout comme les eaux de In-Salah sont empoisonne’es !

    Voici un echantillon, de votre algerie:

    Abdelkader Tellalat, 62 ans, retraité, en tremble encore. «Je me suis rendu ce matin à Ahnet avec trois personnes pour livrer un petit-déjeuner aux manifestants qui y ont passé la nuit près du puits, dont mon fils. J’ai garé ma voiture devant l’une des deux tentes séparées par la route. Vers 11h30, 18 véhicules 4×4 devancés par deux camions chasse-neige sont arrivés. Ils sont descendus et nous ont agressés. J’ai essayé de leurs parler, mais ils se sont acharnés contre mois en me traitant de ‘’sale Africain’’, de ‘’Nouagra’’. ‘’D’où viens-tu ?’’ m’ont-il demandé.

    Du Mali, du Niger ? Vous n’êtes pas Algériens’’.» Et de continuer en pleurant : «Ils nous ont ensuite menottés, agenouillés et tabassés. Un gendarme a écrasé la tête d’un manifestant sur le sable et il lui a ordonner de dire : ‘’Oui au gaz de schiste’’ sous peine de l’étouffer. Et puis ils nous ont pris nos téléphones portables, clés USB, nos vivres dans les tentes. Ils ont enlevé et plié le drapeau avant de mettre le feu aux deux tentes et de casser le pare-brise de ma voiture. Ce qui m’a marqué, c’était le regard de mon fils qui observait le gendarme m’insulter sans pouvoir rien faire. Franchement, ils nous ont déclaré la guerre.»




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    Anonyme
    6 mars 2015 - 22 h 38 min

    Les malfaçons sont partout
    Les malfaçons sont partout dans les réalisations encours.Les plus importantes malfaçons sont le bâtiment et les routes.Ce n`est pas dues a l`incompétence de nos ingénieurs et Techniciens qui assurent le suivi de réalisation mais l`incompétence et la corruption des décideurs qui prononcent les réceptions d`ouvrages mal finis.




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    anonyme
    6 mars 2015 - 14 h 33 min

    La vérité est que, Abdelaziz
    La vérité est que, Abdelaziz Bouteflika en arrivant au pouvoir, a veillé à formater le champ du capitalisme algérien à son seul avantage. Les amis politiques oui, les autres non. Il lui a fallu près de dix ans pour mettre totalement au pas le monde des affaires. Aujourd’hui qu’il est dominé par la famille présidentielle, via la gouvernance du FCE, l’ouverture de l’investissement au privé devient plus opportune, l’argument de la nécessaire diversification aidant.

    Elle profitera en priorité aux amis. Les annonces d’ouverture du champ de l’investissement sont de bonnes annonces. Elles promettent du dynamisme économique. À condition que les acteurs qui feront bouger ces nouvelles filières soient les bons. Leur identité n’est pas banale. En gros, ils peuvent apporter l’ADN industriel de Cevital ou celui, spéculatif, du groupe Khalifa. L’histoire n’est pas la même ensuite. Tout le monde le sait.




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    anonyme
    6 mars 2015 - 14 h 21 min

    Notre système éducatif,
    Notre système éducatif, gangrené par une « démocratisation » -belle litote- et une arabisation forcée et mal conçue, aura réussi dans sa mission d’éradication de l’intelligence et d’étouffement de l’imagination individuelle et collective en approvisionnant, chaque fin d’année, la société algérienne de fournées entières d’analphabètes « bilingues ». Et pourtant c’est dans ce secteur où on parle le plus de la dignité nationale.




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    anonyme
    6 mars 2015 - 14 h 17 min

    La malfaçon a commencé par la
    La malfaçon a commencé par la gouvernance depuis 1962.
    Depuis 2014 In Salah est le type de gouvernance adopté jusqu’ici en Algérie. Car ce n’est pas pour accroître les ressources de la société algérienne que l’on veut explorer et mettre en exploitation le gaz de schiste: Nous exportons déjà moins que nous produisons, cela a été relevé par de nombreux experts dont l’ancien ministre des Finances Abdellatif Benachenhou récemment. Le pouvoir algérien souhaite au nom d’un intérêt national contestable avoir le droit de décider seul en achetant quelques complicités extérieures et en faisant croire à la société algérienne que le type de gouvernance qui fut le sien jusqu’ici a encore de beaux jours devant lui.

    C’est en ce sens que la question du gaz de schiste concerne tous les algériens: À supposer que son exploitation puisse garantir une augmentation des recettes extérieures, la chose étant incertaine du fait de l’état des marchés extérieurs du gaz algérien (1), a-t-on le droit d’imposer à des populations locales directement affectées par un tel projet la décision de le mettre en œuvre? N’est-ce pas là une dictature de la majorité? Ou plus précisément une dictature de marchés établis ailleurs, au service d’intérêts occultes? N’est-ce pas là une raison qui pousse à des ruptures? La question du gaz de schiste nous interpelle sur la façon de décider de l’intérêt général d’une société et de sa légitimité: Faut-il choisir la règle d’une majorité ou la démarche consensuelle?




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    New kid
    6 mars 2015 - 11 h 36 min

    L’ancien bébé de notre
    L’ancien bébé de notre illustre Premier ministre se décompose et le travail est à refaire. En voulant couper les virages, on s’aperçoit que la ligne droite n’est pas nécessairement moins chère.
    Pendant que Mr Sellal faisait du délestage, Son collègue Mr Bouterfa faisait aussi du délestage. C’est un miracle que ces deux consolations ne se sont jamais croisées, sinon le feu d’artifice  » would have dwarfed the war in Irak ».
    Les fuites dans le système de canalisation d’eau est comme la corruption dans le système politique , visible a l’œil nu et sur la surface.
    Rien de nouveau dans ce Front.




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    qu'importe
    6 mars 2015 - 10 h 21 min

    Simple, interdire à Haddad
    Simple, interdire à Haddad tout contrat public dnas le BTp




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