Guerre d’usure

Par Kamel Moulfi – La communication officielle sur les questions politiques, celle qui vient du pouvoir et de ses représentants, directement au sein du gouvernement ou dans sa périphérie, à partir des institutions qui lui sont rattachées ou des partis qui le composent, perd son crédit et le peu de gens qui s’y intéressent, essentiellement les professionnels des médias et les analystes, ne savent plus qui croire. Les deux épisodes récents, celui du discours présidentiel à l’occasion du 19 Mars et celui de l’intervention du secrétaire général du FLN faite immédiatement après, qui ont subi, tous deux, des corrections apportées discrètement de façon informelle, mais détectables par le moins perspicace des observateurs, ne sont que les illustrations d’une dérive dans la communication qui exprime en fait les contradictions au sein du pouvoir sur des questions cruciales. Les rectifications portées au discours de Bouteflika et à l’intervention de Saïdani touchent au statut de la presse privée et à celui de l’opposition politique, censées être des contre-pouvoirs. Une grande partie de l’argumentaire sur la révision de la Constitution visait à gagner à cette démarche l’adhésion de l’opposition qui l’avait boycottée. Les références au renforcement de la place de l’opposition, à la consolidation des libertés et de la démocratie, à la préservation de la liberté de la presse… emplissaient les communiqués. La dernière fois qu’il en a été question officiellement et dans le détail, c’était à la fin 2014. Le président Bouteflika n’avait pas renoncé alors à faire participer l’opposition à cette consultation qui reflète, selon lui, «l'esprit même de la démocratie» et est menée «dans le respect des différences». Puis, un grand virage dans le sens contraire à ces idées généreuses. Il faut se demander si la véritable guerre d’usure qui s’est instaurée progressivement entre le pouvoir et l’opposition n’a pas eu pour effet de faire tomber des masques dans certains cercles du pouvoir qui pensent sortir de l’impasse par l’usage de la force.
K. M.
 

Comment (5)

    New kid
    26 mars 2015 - 18 h 39 min

    Ce pouvoir, ce clan, sont le
    Ce pouvoir, ce clan, sont le réplica de cet aviateur Andreas Lubitz qui a délibérément pris les commandes de l’avion Algérie.
    C’est eux ou rien !




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    New kid
    26 mars 2015 - 18 h 18 min

    Lorsque le mensonge et la
    Lorsque le mensonge et la hogra sont institutionnalisés, toute analyse n’est que rumeur qui commence par circuler dans les cafés ou avant la prière.
    Les amalgames, les désinformations que la gouvernance lance à des moments précis pour accroitre la confusion, durent depuis 62.
    Les deux courants en se brassant forment une cacophonie digne d’un couple enchainé dans un tango.
    Comme les bijoux des femmes algériennes, fondus et refondus, toutes formes confondues, ont-ils pris le chemin d’Oum Dounia ou d’Oujda (hacha koum et hacha koum bis) ou tout simplement pour nous bâtir des châteaux en Espagne ?




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    Anonyme
    26 mars 2015 - 14 h 40 min

    A vous lire M.Moulfi,
    A vous lire M.Moulfi, l`opposition politique en Algérie ne sert que de paillasse pour les laborantins de ceux qui dirigent ce pays.Ils s`en servent comme d`un thermomètre pour choisir le bon moment d`accoucher de nouveaux moyens de museler encore plus le peuple.
    Le peuple sait que l`opposition n`est pas encore en mesure de peser lourd et d`invertir les pôles,mais le peuple sait aussi que cette opposition marque des points et que sa démarche conduit,sans aucun doute,a imposer des changements.La solidarité en Algérie n`a jamais été un vain mot. La réponse du peuple en faveur des Algériens qui bougent contre le gaz de schiste le prouve si besoin est.




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    Antisioniste
    26 mars 2015 - 14 h 24 min

    Salamou 3alikoum
    Guerre

    Salamou 3alikoum

    Guerre d’usure, certes, je n’ai aucun doute la dessus en tant que citoyen algérien, mais dans quel but ? C’est la question que nous (peuple et opposition) devons soulever, et nous préparer à faire face efficacement à se qui profile derrière ce dangereux enfantillage des tenants du pouvoir, qui sont des apprentis sorciers et des aventuriers, à travers leur laquais et saltimbanques sur la scène politique.
    Tous le peuple algérien sait que le gaz de schiste est la question central et apparente dans cette guerre d’usure ou l’unilatéralisme, l’omission, le mensonge, le brouillage des cartes, les caresses, l’autoritarisme et les menaces sans à la fois consécutifs et récurrent.
    Mais on en vient à oublier la révision constitutionnel et ce qu’ils vont nous imposer dedans, et qui sera l’échec et mat à nous tous si on persiste dans notre division. Puisque cette révision ne va pas être voté par le peuple par voie référendaire comme cela se fait dans toute démocratie qui se respecte. Mais par les squatteurs de l’APN qui se font passé pour les « représentants » de se peuple, le résultat nous le connaissons tous d’avance.
    Au delà des apparent « je t’aime moi n’en plus » entre le quatuor louiza saidani ali et bouchwareb. Cette dernière des trotskistes zélé, a dans le rôle qui lui a était attribuer, clairement dit à tous le monde que dans la dite « révision constitutionnel » le poste de vice président est la pièce maîtresse, et l’heureux « élu » n’est autre que le très cher frère et conseiller du présumé actuel chef de l’état.
    Si le peuple et l’opposition n’ont pas compris cela, c’est qu’il est inutile d’attendre la lever du soleil. Si le peuple et l’opposition ne se prépare pas illico presto et dans une unité sans faille à faire face à cette énième mascarade, c’est que nous serons tous complice d’un coup d’état blanc qui se joue sous nos yeux en ce moment même.




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    Anonyme
    26 mars 2015 - 10 h 05 min

    @ KAMEL MOULFI.
    d apres

    @ KAMEL MOULFI.
    d apres certains psychologues l enfant reproduit certaines choches a l age adulte comme le mepris la violence et le denigrement.etes vous different de ces gens qui sont au pouvoir?.
    quand vous affirmez que la communication est l affairre de tres peu de gens ( specialistes des medias et analystes)pour insister plus loin (les moins perspicaces des observateurs).
    essayer dejas de repondre a des questions de vos respectueux et fideles lecteurs .qui contribuent et enrichissent cet espace de liberte qui est AP .nous ne sommes pas vos ennemis .ni vos concurents .nous sommes seulement des algeriens du moins pour la majorites des intervenants et nous essayons d apprendre a debattre a travers l espace que vous nous accordez .

    fraternellement une sentinelle




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