Décès de l’acteur Sid-Ali Kouiret : Ali est mort debout !

L’Algérie vient de perdre une de ses plus grandes figures du cinéma. Décédé ce dimanche des suites d’une longue maladie, sa famille avait sollicité les autorités pour lui assurer une prise en charge à l’étranger, mais c’est à l’hôpital d’Oran qu’il sera transféré avant de regagner Alger après une opération dont ses proches avaient estimé qu’elle était réussie. La nouvelle est tombée comme un couperet aujourd’hui. Déjà très mal en point, le cinéma algérien perd ainsi un grand nom du 7e art qui, faute de grandes productions, s’est contenté ces dernières années de quelques apparitions dans des feuilletons de très mauvaise qualité, en tout cas bien en deçà de l’aura d’un acteur comme Sid-Ali Kouiret qui a fait les beaux jours du cinéma dans les années fastes de la culture algérienne. Sid-Ali Kouiret, connu pour son caractère algérois typé, à l’accent viril prononcé, représentant l’Algérien fier et invulnérable, est parti laissant derrière lui un cinéma à l’agonie, hormis quelques œuvres commandées çà et là par les ministères de la Culture et des Moudjahidine, confiées à un ou deux réalisateurs «privilégiés» dont le travail déçoit à chaque fois de par sa médiocrité et ses «gaffes d’amateurs». Comme Sid-Ali Kouiret, plusieurs acteurs de talent sont complètement marginalisés. Des acteurs comme le géant Athmane Ariouet ont été écartés des écrans. Privés de son humour grinçant, les Algériens savourent ses films sur les réseaux sociaux, à l’image du Clandestin ou du fameux téléfilm à grand succès Carnaval fi dachra (carnaval dans un village), qui raconte l’hypocrisie des dirigeants et radiographie le système politique algérien des années 1980, mais qui reste d’une brûlante actualité plus de vingt ans après sa production. Sid-Ali Kouiret rejoint également le grand Kaci Tizi Ouzou oublié jusqu’au jour de l’annonce de son décès et, quelque temps auparavant, de sa maladie. Ainsi s’en vont les grands dans ce pays qui semble honnir ses enfants qui font sa gloire et sa réputation. En tout cas, Âli mat ouaguef (Ali est mort debout). Dieu ait son âme et l’accueille en Son Vaste Paradis.
M. Aït Amara

Comment (2)

    aliane djillai
    15 juillet 2017 - 16 h 50 min

    Beaucoup voudraient mourir selon la phrase célèbre de BOUALEM RAISS dans L’OPIUM ET LE BATON.

    KHOYA ALI, MOUT OUAQUEF. MON FRERE ALI, MEURS DEBOUT, c’est à dire MEURS DIGNE, ou dan la DIGNITE.




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    messaoud laidani
    8 août 2016 - 15 h 25 min

    L’Algérie perdre un grand
    L’Algérie perdre un grand acteur de cinéma algérienne




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