Un gâchis intolérable

Par Meriem Sassi – A quelques semaines du début des examens de fin d’année, notamment celui du baccalauréat, de nombreux élèves sont désemparés. Beaucoup d’entre eux ont déserté les bancs des lycées depuis plus d’un mois, pour chercher de l’aide auprès de professeurs particuliers. L’exclamation d’une élève revenant d’un cours de soutien donne une idée de l’ampleur du désastre : «J’ai enfin compris ce cours de physique. En classe, c’était vraiment du charabia !» Il faut admettre que la formation de certains enseignants laisse vraiment à désirer, ce qui a pour conséquence de démotiver les élèves dont certains perdent confiance en eux, face aux lacunes de leurs profs. Un constat qui est conforté par le diagnostic fait par la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, qui a plaidé, jeudi à Alger, pour une analyse critique des opérations de formation organisées par le secteur cette année «loin des complaisances». Alors que conformément à la politique des chiffres privilégiée par le gouvernement, plus de 142 000 fonctionnaires du secteur de l'éducation nationale bénéficient d'une formation en 2015, la ministre a été forcée de constater que «les résultats sont en deçà des attentes». Elle a signifié aux responsables en charge de la formation que «le rendement n'est pas à la hauteur des efforts et des ressources financières accordées par l'Etat». Mme Benghebrit a estimé qu’il était temps «de faire une analyse critique de la situation loin des complaisances, car il s'agit là de l'avenir de générations d'élèves et de l'avenir de l'école algérienne». Si le constat est clair, et le discours encourageant pour l’avenir, il s’agit dans l’immédiat d’enclencher des actions urgentes visant à former, à nouveau, la plupart des enseignants qui sont en poste et qui par leurs maladresses quotidiennes ont fini par décourager les élèves, accentuant les taux d’absentéisme et les déperditions scolaires, dont sont parfois victimes des jeunes ayant un grand potentiel. Un gâchis intolérable et qui n’a que trop duré.
M. S.

Comment (7)

    Anonyme
    23 mai 2015 - 15 h 28 min

    A méditer:
    Le Maroc est le

    A méditer:
    Le Maroc est le pays qui compte le plus grand nombre de migrants au niveau maghrébin avec 46 % de la population maghrébine installée à l’étranger, suivi par l’Algérie (23%), la Tunisie (20 %), la Libye (7%) et la Mauritanie (4%). Ces dernières années, il y a une forte hausse des migrants maghrébins de niveau supérieur, note l’étude du CREAD réalisée entre décembre 2014 et février 2015 sur la fuite des cerveaux et le développement dans l’espace de l’UMA. Le taux moyen était de 9,2% en 1990, il est passé à 17, 6% en 2000, puis à 22,3% en 2010. La hausse la plus importante est observée en Algérie, avec plus de 16% depuis les années 1990.
    Année du debut des mandats de fakhamatouhou




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    Anonyme
    22 mai 2015 - 20 h 28 min

    Les examens du bac tombent en
    Les examens du bac tombent en plein mois de Ramadan. Il fera chaud et ils auront soif pendant 3 jours.
    En Frznce, nous avons soulevé le probleme aux associations mais aucune réponse n’est donnée.




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    Tripode
    22 mai 2015 - 18 h 13 min

    Une école parallèle a vu le
    Une école parallèle a vu le jour , les gosses ne vont plus au lysée ils se dirigent vers les cours particuliers , une forme de privatisation de fait de l’éducation. Une privatisation sans règles ni objectifs .
    Cet état de fait va inexorablement piéger le pays dans quelques années .
    La clochardisation du secteur de l’éducation se manifeste chaque jour que Dieu fait . C’est une clochardisation des esprits des tenues, des attitudes et de la moralité.
    Ce n’est pas la misère qui a clochardisé les enseignants , c’est leur propension à faire d’un acte d’éducation une valeur marchande.
    Cet état d’esprit est insufflé de plus haut, des ministres et responsables à double nationalité à double résidence, à double langage,à double détente ne peuvent pas faire rayonner la vérité et la vertu.




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    New kid
    22 mai 2015 - 17 h 33 min

    Une année difficile arrive à
    Une année difficile arrive à sa fin. Des résultats surement décevants certes, mais qui explique les mesures inadéquates du ministère de l’éducation et du durcissement des éducateurs. Cette guérilla entre eux est le reflet des résultats que nous avons aujourd’hui. Les élèves sont entre le marteau de la ministre et l’enclume des enseignants.
    Les années benbouzidienne ont remplies nos cageots de fruits pourris.
    Peut-être qu’au lieu d’avoir ramené des cordonniers etc., n’aurait-il pas été plus simple de nommer un postier égyptien comme ministre de l’éducation ? Peut-être que l’éducation, alors passerai comme une lettre à la poste !




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    Laetizia
    22 mai 2015 - 14 h 41 min

    « enclencher des actions
    « enclencher des actions urgentes visant à former, à nouveau, la plupart des enseignants qui sont en poste et qui par leurs maladresses quotidiennes ont fini par … ». Vous avez pourtant écrit un peu plus haut dans votre article  » Il faut admettre que la formation de certains enseignants laisse vraiment à désirer », alors décidez-vous, c’est « certains » ou la « plupart »? et puis est-ce qu’à ce stade de déliquescence on appelle ça « maladresses »? j’en doute. Il faut mettre en place une commission ad hoc pour évaluer l’ensemble du dispositif éducatif ainsi que ses acteurs, bien entendu, c’est un travail de fond, un travail long mais nécessaire, un travail d’experts, la solution doit émaner de cette évaluation à mener d’urgence avec l’aide d’experts internationaux s’il le faut ! En attendant pour contrebalancer cette médiocrité insupportable et sauver l’école du délitement total, faisons appel à des compétences étrangères comme ce fut le cas dans les années 1970. Vous écrivez également : « Mme Benghebrit a estimé qu’il était temps «de faire une analyse critique de la situation loin des complaisances, car il s’agit là de l’avenir de générations d’élèves et de l’avenir de l’école algérienne» ». Mme la Ministre, il ne s’agit pas de l’avenir de « générations d’élèves » car ces élèves vont grandir et devenir adultes, ils ne vont pas rester « élèves ». Il s’agit de l’avenir de générations entières de citoyens algériens, il s’agit de l’avenir de l’Algérie tout entière, cet avenir est entrain de se jouer sous nos yeux depuis une vingtaine d’année au vu de la médiocrité (absence totale d’éducation : la adab ennafs oula adab eddars) qui s’est installée dans notre société. Cette médiocrité crasse va empirer car les « générations d’élèves » vont atteindre leur pleine occupation des affaires du pays dans pas longtemps : les anciens vont partir, quitter leurs postes, partir en retraite, quitter ce monde, les quarantenaires aussi (dernier bataillon bilingue) et l’Algérie restera livrée à la médiocrité généralisée mise au point par benbouzid et ses acolytes. Oui, le pire est à venir malheureusement. La seule solution à moyen terme pour notre pays est d’intégrer en grand nombre la communauté franco algérienne de France ou autre diaspora, je parle de ceux qui sont capables d’aider par leurs capacités intellectuelles, leurs savoirs faire, leur éducation, et non pas des barbus qui vivent en France en invités de marque. C’est, me semble t-il, une des solutions !




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    Abou Stroff
    22 mai 2015 - 13 h 31 min

    parlant de l’école sinistrée
    parlant de l’école sinistrée M. S. avance: « Un gâchis intolérable et qui n’a que trop duré. »
    moua, avec la modestie qui m’étouffe, ajoute: tant que la rente qui permet au système basé sur sa distribution, arrive à se renouveler sans accroc et que la marabunta qui nous gouverne arrive à garder sa main mise sur l’Algérie et les algériens, le gâchis durera et ne cessera de prendre de l’ampleur.
    en fait, l’émergence d’une école performante et d’élèves (puis d’étudiants) studieux) requière que le TRAVAIL soit la valeur essentielle autour de laquelle gravite la formation sociale dans sont intégralité. or, il s’avère que, dans un système rentier, le travail est non seulement une valeur anachronique et incongru mais ceux qui travaillent, produisent et innovent sont considérés comme des abrutis notoires qui ne savent pas profiter du système.
    moralité de l’histoire: l’école et l’université algérienne produisent des abrutis et des zombies parce que le système en général et la marabunta qui nous gouvernent, en particulier ont besoin d’abrutis pour perdurer.
    re-moralité de l’histoire: ceux qui plaident pour un renouveau de l’école algérienne DOIVENT d’abord et avant tout penser à détruire le système rentier et à neutraliser la marabunta qui profite de ce système. tout autre attitude relèverait d’un onanisme qui ne dirait pas son nom.




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    Anonyme
    22 mai 2015 - 13 h 06 min

    Les formations ne serviront à
    Les formations ne serviront à rien, car le problème est ailleurs. Ce sont plutôt les élèves qu’il faudrait bien former, il suffit de faire des visites au niveau ds établissement pour voir le comportement de certains ou de la majorité des élèves.
    Un comportement à la limite de l’ingratitude,de la violence, de non respect de l’établissement et du personnel. Des salles de classes griffonnées et des tables cassées, des écrits sur le tableau, s’il existe encore, à la limite de … l’abjecte.
    Quant à leur comportement vis à vis de l’enseignant, il est , en ne plus, outrancier.
    La cellule familiale est amplement responsable.




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