Inversion des rôles

Par Houari Achouri – Le monde évolue et les idées reçues, qui forment la pensée unique imposée de façon de plus en plus grossière par les pays occidentaux par le canal de leurs médias, disparaissent une à une. Les rôles commencent à s’inverser. La Chine vient de publier un rapport sur la situation des droits de l'Homme aux… Etats-Unis. Du tac au tac, il répond en quelque sorte au rapport publié par le département d'Etat américain sur «les pratiques des pays en matière de droits de l'Homme en 2014». L’observation de la situation des droits de l’Homme dans le monde et la publication des conclusions qui en découlent ne sont pas le monopole des Etats-Unis, par ailleurs très mal placés pour faire la leçon aux autres, quand on connaît le racisme anti-Noirs qui ronge deux des principales institutions américaines que sont la justice et la police. Le rapport chinois montre que les Etats-Unis ne se contentent pas de bafouer les droits de l’Homme sur leur propre sol, mais ils les piétinent plus encore dans des pays où leur armée prétend faire la chasse aux terroristes. Dans le même registre de «ça suffit !», au début de ce mois, notre ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, l’Algérie a fait entendre leurs vérités aux responsables de l’Union européenne qui s’étaient, encore une fois, amusés à parler de problèmes internes à l’Algérie sur le ton de l’ingérence. «Nous n’acceptons pas les tendances intrusives». C’est clairement dit. L’UE devrait regarder du côté de l’Espagne où une forme curieuse de démocratie, vraiment «à l’occidentale», va être mise en œuvre : le pouvoir espagnol pourra s’appuyer, dès le 1er juillet, sur une nouvelle loi, surnommée «loi bâillon», pour empêcher les manifestations de protestation citoyenne. Ce n’est pas seulement le modèle occidental de «droits de l’Homme» et de «démocratie» qui est rejeté, mais y compris son pendant dans «l’économie de marché» encouragée par les pays occidentaux pour permettre à leurs groupes d’intérêts de prospérer. L’exemple de ce refus est parfaitement illustré par le cas de la Grèce.
K. M.

Comment (7)

    elkhayam
    26 juin 2015 - 21 h 55 min

    C’est comme le jour ou
    C’est comme le jour ou l’Arabie wahoudite a reproché à l’Algérie son laxisme face au terrorisme islamique . C’est l’hôpital qui se fout de la charité.




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    Laetizia
    26 juin 2015 - 18 h 33 min

    Il est bien dommage que vous
    Il est bien dommage que vous n’ayez pas publié un compte rendu de la réunion qui a eu lieu à Beyrouth entre lamamra et son homologue libanais un maronite aouniste (le gendre même de michel aoun), j’aimerais savoir pourquoi les libanais avaient l’air réjoui (orgueilleusement) et pas la délégation algérienne qui fixait ses homologues la rage au ventre. que s’est-il passé ? pouvez vous investiguer sur cet étrange rencontre entre lamamra et la belette libanaise?




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    Anonyme
    26 juin 2015 - 18 h 03 min

    Anonyme (non vérifié) | 26.
    Anonyme (non vérifié) | 26. juin 2015 – 13:28

    Pourquoi vous ne suivez pas le CONSENSUS NATIONAL prôné par le FFS;
    Le monde a beaucoup changé, le souffle émancipateur des peuples du Sud semble être retombé, le soleil des indépendances a réduit en cendres bien des illusions.
    Sur un plan plus large, la mondialisation spéculative, synonyme d’exploitation et de misère, est l’ordre du jour global d’un libéralisme qui croit s’être débarrassé des idéaux de justice et d’équité avec la dislocation du communisme bureaucratique.
    Le Mouvement des Non Alignés qui proclame sa filiation avec Bandung mais tributaire de la guerre froide apparaît ainsi comme le fruit de contingences politiques. De fait, la disparition du bloc de l’Est a fortement comprimé les marges de manœuvre des pays du Sud et laissé les mains libres à l’unilatéralisme américain secondé par ses vassaux de l’Otan. Le Mouvement des Non-Alignés déjà miné par les graves dissensions nées de l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS en 1979 n’a plus qu’une existence formelle.
    A la différence de la plupart des peuples d’Amérique du Sud et d’Asie, l’Afrique et le Monde Arabe ne sont pas vraiment sortis de la longue nuit coloniale. La mystification des « printemps arabes » est la démonstration des énormes capacités d’induction en erreur et de manipulation médiatique occidentale. Ce pouvoir d’articulation permanent du mensonge est l’une des raisons pour lesquelles il est essentiel de poursuivre le travail politique d’analyse et d’étude sur la base du principe de réalité cher à Fanon. Ce travail est le préalable pour renouveler les perspectives, démasquer le discours trompeur des dominants, et réanimer l’esprit de solidarité des peuples, arme décisive pendant la phase des luttes pour les indépendances.




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    HamidSerret
    26 juin 2015 - 17 h 14 min

    POUR Anonyme (non vérifié) |
    POUR Anonyme (non vérifié) | 26. juin 2015 – 13:28

    AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAH!!!!!!!!!

    VIVE LA RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE




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    Anonyme
    26 juin 2015 - 12 h 28 min

    il faut préparer l’opinion
    il faut préparer l’opinion publique, alerter si je puis dire sur les dangers que guette le pays, les attantats, en France, et en Tunisie sont les prémices de bouleversements de toute la région, UE compris, les USA & les sionistes (Israel, Séouds, Qatar) jouent avec le feux, personne ne peut l’éteindre, pas même nos prières !!, pour celà il faut très rapidement prendre le chemin de la transition démocratique et union nationale (exit Bouteflika)




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    Anonyme
    26 juin 2015 - 12 h 20 min

    Tout est dit.
    En psychologie,

    Tout est dit.
    En psychologie, cela s’appelle la projection : on reproche aux autres ses propres deficiences.




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    Abou Stroff
    26 juin 2015 - 12 h 04 min

    malgré les apparences souvent
    malgré les apparences souvent trompeuses, le modèle occidental (le modèle bourgeois, pour être plus précis) des droits de l’homme et de démocratie se résume en un seul point: les droits de l’homme sont les droits des « hommes aux écus », c’est à dire de ceux et celles qui possèdent un capital et qui imposent des lois pour que l’accumulation du capital se fasse sans accrocs, tandis que la démocratie qu’on peut qualifier de démocratie bourgeoise est simplement synonyme de dictature des « hommes aux écus » qui imposent, via les candidats aux différentes élections qu’ils soutiennent, les lois qui siéent le mieux à leurs « intérêts sonnants et trébuchants ».
    en d’autres termes, contrairement à l’appréhension naïve des notions de droits de l’homme ou de démocratie, il n’y a ni droits de l’homme dans l’absolu et encore moins de démocratie dans l’absolu. dans une société capitaliste développée, les droits de l’homme sont d’abord et avant tout les droits des capitalistes tandis que la démocratie est la démocratie au sein de la classe capitaliste. en somme, dans une société de classe, les droits de l’homme et la démocratie sont les droits de la classe ou des couches sociales dominantes tandis que la démocratie est une valeur qui sert la classe ou les couches dominantes dans leur confrontation avec les couches dominées.
    PS1: il est utile de souligner le pouvoir en place en algérie est le pouvoir qui pond le plus de lois au monde. cependant, ces lois ne sont que rarement appliquées car, elles ont été produites ailleurs (et importer, par mimétisme en Algérie) pour refléter des rapports de force au sein de sociétés développées alors que la formation sociale algérienne est encore une formation archaïque. en d’autres termes, il n’y a aucun adéquation entre les pratiques des différentes couches sociales et les lois qui sont censées régir ces pratiques. cette inadéquation des lois au contexte réel permet aux couches rentières de défendre leurs intérêts en privatisant l’Etat, en contournant ces lois et en pratiquant la prédation à grande échelle sans rendre de comptes à personne.
    PS2: il est inutile de souligner que les « idéologues organiques » du pouvoir algérien qui nous racontent des histoires de démocratie, de droits de l’homme, d’économie de marché, etc.. pratiquent (sans en être conscients comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir?) un onanisme exacerbé qui ne peut être que le produit d’une malhonnêteté intellectuelle ou d’une incompétence notoire doublée d’une ignorance crasse.




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