La revanche du socialisme ?

Par Rabah Toubal – Battu à plate couture, dans les années 1990, par le libéralisme triomphant dans la majorité des pays du monde, en raison de la perversion de ses nobles objectifs par les dirigeants des pays où il prétendait régner, le socialisme, qui aspirait à un égalitarisme utopique, est en train de reprendre du poil de la bête, sur différents continents, notamment en Amérique latine. La grave crise financière internationale de 2008, qui a montré les limites dramatiques du système capitaliste, sérieusement ébranlé sur ses fondements et ses conséquences désastreuses sur la majorité des populations des pays occidentaux, qui mettront certainement longtemps à s’en remettre, a semé le doute chez les adeptes et inconditionnels de l'ultralibéralisme. En effet, ni l'économie islamique à laquelle s’intéressent désormais les pays occidentaux ni les douloureuses réformes entreprises ici et là ne leur ont permis de relancer durablement leurs économies agonisantes. Un système mixte, fondé sur les principes du capitalisme et sur certains principes du socialisme, où le secteur public demeure important, présentera de nombreux avantages pour les pays en développement, qui n'ont pas fini avec les périodes de transition. La propriété collective des moyens de production va-t-elle retrouver sa gloire d'antan et cohabiter pacifiquement avec la propriété privée ? En tout état de cause, la résurrection du socialisme, voire même du communisme, qui restent encore en vigueur dans certains pays, sur des bases et principes assainis et amendés de leurs travers majeurs, se poursuit à l'ombre des effets pervers d'une mondialisation débridée, au profit des nations les plus puissantes. Parce qu'elle a subi une privatisation sauvage et une ouverture désordonnée, l'économie algérienne se retrouve, aujourd'hui, à l'instar des économies des pays qui étaient dominés par le secteur public, compromise par les ambitions voraces dans un pays où règnent la corruption, le chômage chronique et l'économie informelle. La victoire d'Adam Smith sur Karl Marx n'aura donc duré que quelques décennies avant que le capitalisme et l'ultralibéralisme thatchérien et reaganien ne débouchent sur une crise majeure, dont les pays et peuples sévèrement touchés ne se relèveront pas de sitôt. Quant aux nombreux pays qui ont, pour une raison ou une autre, subi des conflits armés internes ou internationaux, ils ont été tout simplement dévastés et détruits pour longtemps.
R. T.

Comment (11)

    Anonyme
    24 juillet 2015 - 18 h 44 min

    le socialisme ou le
    le socialisme ou le capitalisme sont le fait d’individus qui en font leur politique.s’ils sont probes et honnetes, l’ecocomie qu’ile gerent est dans l’interet des gens qui les ont mis au pouvoir.s’il ne le sont pas c’est le drame pour les plus faibles les discours pompeux et creux sont toujours le fait de serviteurs de leurs maitres.




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    badraya
    24 juillet 2015 - 16 h 19 min

    Vous qui écrivez ce sujet!
    Vous qui écrivez ce sujet! saviez vous que le dollar américain pendant la création des résèves fédérales ca doit être en 1912 valait 96% de plus que sa valeur actuelle! les américains ont fait un choix et l’assume en revanche les socialistes n’assument pas leurs choix, dans la plupart des cas furent emportés par l’argent et le capitalisme car tout simplement ne travaille pas assez à ‘instar des 35h de martine aubry en france, attention cela est un choix et des droits sociaux on peut être d’accord ou contre mais la question de quelle manière faut financer ses choix sociaux?…




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    Soukar
    24 juillet 2015 - 15 h 01 min

    Le capitalisme c’est la
    Le capitalisme c’est la prédation. C’est l’exploitation ou la précarisation des hommes, c’est aussi la dissipation des ressources et matières premières et enfin c’est la destruction des équilibres écologiques de la planète…




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    Moh62
    24 juillet 2015 - 14 h 22 min

    M Toubal le socialisme
    M Toubal le socialisme appliqué par boum les années 60-70 ce n’était pas par doctrine,c’était une nécessité,y avait pas d’autre solution: tout était à créer,a construire. Qui pouvait le faire sinon l’état?? Là est le pb que nos apprentis économistes des années 80 n’ont rien compris. Quel était le privé à l’époque qui avait les capitaux pour créer sonatrach,sonacome,sonelec,…les dnc,sonatiba,sorecal…et j’en passe? Seul l’état avait c moyens. Dans un pays qui importe tout l’état doit investir et le privé aussi s’il en a les moyens même aujourd’hui. On n’applique pas la même théorie à un pays sous/ dev qui ne produit rien qu’à un pays développé où y’a des capitaux privés conséquents. C ça la nuance.est ce qu’un privé pouvait créer El hadjar en 70???? Est ce qu’un privé aurait construit une dizaine de cimenteries??? Nous sommes en 2015 et on importe des carburants et du ciment et…de tout..! Slts.




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    lahdi
    24 juillet 2015 - 14 h 02 min

    Le socialisme autoritaire a
    Le socialisme autoritaire a montré ses limites et le libéralisme non maitrisé n’est pas source de bonheur.

    Le socialisme libéral à sensibilité sociale adapté au capitalisme est une source qui mérite d’être exploité.

    Est-elle la priorité de pseudo politiques mais véritables enfants naturels du système qui, perdus dans les passementeries du procureur correspondant bien à ce à quoi l’on assiste dans l’échiquier politique, manquent d’idées.

    Leur « antibouteflikisme » primaire est acté par un seul objectif : obtenir l’alternance pour s’accaparer le pouvoir et « les richesses qui s’y attachent ».

    Pourquoi ?

    Parce que dans leurs discours, il y a une absence totale des préoccupations de la société.

    Parce qu’ils n’ont pas, ou plutôt, ils n’ont aucun désir d’œuvrer à la concrétisation d’un lien fort avec le peuple et ses aspirations.

    Les « Périclès algériens » veulent une alternative à cette politique qui n’attaque pas, frontalement, la stagflation (chômage, croissance économique faible accompagnée d’une inflation).

    Ils veulent une orientation politique qui épouse son siècle, et de facto, permettra à notre Algérie adamantine de s’ouvrir sur le monde.

    Détermination sous le signe de l’impératif.

    C’est dans cet esprit qu’on doit mettre en œuvre une alternative dont l’objectif majeur est de permettre à l’immense majorité de vivre mieux. Cela suppose la réalisation d’une série de mesures sociales urgentes qui touchent l’élévation du pouvoir d’achat, l’amélioration des conditions de travail, la sécurité de l’emploi, l’extension de la protection sociale.

    Améliorer la vie, son cadre, sa qualité, voilà la tâche d’une politique nouvelle.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    zorba
    24 juillet 2015 - 10 h 26 min

    « Economies agonisantes »rien
    « Economies agonisantes »rien que cela?Le capitalisme est la pour des siecles,un modèle Social-Democrate tant critiqué,sûrement.Le Communisme n’a pas éré dévoyé par ses dirigeants,La dictature,le totalitarisme est dans son ADN.Il a échoué toujours et partout.L’economie islamique cela n’existe pas,pas plus que democratie islamique,Ll’islam regarde en arriére,ne contribue pas a l’avancée du monde,ni par la science,ni par ses libertés,ni par sa gouvernance,il consomme ce que les autres produisent.




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    Alilou
    24 juillet 2015 - 9 h 24 min

    Je suis sûr que le socialisme
    Je suis sûr que le socialisme à la chinoise fera tâche d’huile. Cuba, qui a fait plier les USA applique déjà une version de ce socialisme à visage humain.
    Les inconditionnels de l’ultralibéralisme sauvage n’ont qu’à bien se tenir.




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    New kid
    24 juillet 2015 - 8 h 52 min

    La faillite de 2008 et des
    La faillite de 2008 et des sub- primes sont comme la main de l’étranger en Algérie ; un fantôme dont on se sert d’épouvantail !




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    New kid
    24 juillet 2015 - 8 h 49 min

    Le communisme ou sa sœur le
    Le communisme ou sa sœur le socialisme sont comme le wahhabisme et sa sœur le salafisme. Voués à l’échec car dans le fond dictatorial et inégalitaire.
    J’aime m’habiller et mon voisin aime manger ! je suis propre et en bonne santé et il est gros et toujours malade, qu’il est obligé d’envoyer sa femme aller travailler pendant qu’il dort!
    Comment peut-on contempler cette théorie en Algérie avec le système de rente et de l’informel penché sur le clientélisme ?
    N’est-ce pas le socialisme à outrance qui a ruine certains pays européens. Là où la dépense n’égale pas les rentrées, là où l’on dépense plus que l’on gagne, là où l’état encourage la faillite aux dépens de la communauté !
    Penser à l’économie islamiste c’est penser à une farce ! Vous pouvez la voir chez les sunnites des monarchies du golfe qui entasse toutes leurs économies chez les judéo-chrétiens (plus de 12.000 milliards) !




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    Bensaad
    24 juillet 2015 - 8 h 03 min

    Le capitalisme est le pire
    Le capitalisme est le pire des systèmes pour l’humanité, dont il va précipiter la fin à cause de sa férocité à détruire la planète pour assouvir ses folles ambitions et son de amour effréné pour l’argent et la matière. Rabi yestor !




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    Khenchela
    24 juillet 2015 - 7 h 51 min

    Babeuf, 18 décembre 1794 : «
    Babeuf, 18 décembre 1794 : « Tous les vices et la pourriture du vieux régime se remontrent audacieusement et effacent les hommes et les principes de la République. On ne rencontre partout qu’avilissement, dépravation de la morale, prostitution et corruption »




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