Discoureurs

Par M. Aït Amara – Y a-t-il meilleur argument pour convaincre les décideurs que leurs discours sont un coup d'épée dans l'eau, qu’un exemple vécu sur le terrain ? A plus forte raison, lorsque cette expérience est relatée par un expert qui a eu à occuper des fonctions officielles au sein même du gouvernement. Le professeur Abderrahmane Mebtoul raconte ses déboires à la banque : «Ce n'est pas de la théorie, mais une expérience vécue. Aujourd'hui 5 août 2015, vers 13h, je me suis rendu à mon agence à Oran pour demander un chéquier. "Faites une demande et attendez au minimum deux mois, car tout se fait à Alger", m'a-t-on rétorqué. J'ai fait remarquer que le ministre des Finances avait donné instruction pour accélérer la délivrance du carnet de chèques et la réponse fut : "Nous n'avons reçu aucune instruction de la direction générale qui est la seule habilitée à délivrer les chéquiers".» Une autre scène vécue dans la même banque par un client qui venait retirer son salaire mensuel et qui s’est vu prier de revenir l’après-midi, car les préposés au guichet «sont partis déjeuner», tandis qu’un autre client, grand commerçant ou industriel, croit comprendre notre expert, demande à retirer une importante somme d’argent et à qui il a été demandé d’en faire d’abord la commande et de revenir le lendemain, car «nous devons en référer à la Banque d'Algérie». Ces trois scènes qui se sont déroulées dans une même banque, dans la même ville et au même moment sont la preuve irréfutable de l’immense décalage entre le verbiage des responsables et la réalité vécue par le citoyen tous les jours que Dieu fait. Ces aberrations ne sont, bien sûr, pas propres au secteur des finances, en retard d’une guerre par rapport aux pays voisins. Il en va de même, en effet, pour le problème du logement, par exemple, que l’actuel ministre promet de régler en bourdonnant que tous les souscripteurs finiront bien – un jour – par obtenir leurs quatre murs dans une de ces cités poubelles dont l’Algérie détient jalousement le secret de fabrication. Il en va de même aussi pour tous ces marchés informels sales et chaotiques, véritable plaie dans nos grandes villes-campagnes qu’aucun ministre n’a réussi à interdire. Le constat est le même s’agissant des transports (accidents de la route, cherté des billets, mauvaise qualité des services fournis, etc.), des NTIC (débranchés du monde qui avance), des travaux publics (la très basique autoroute Est-Ouest, «projet du siècle», n’est toujours pas achevée), de l’administration locale (les mêmes files désordonnées et le même boucan dans les mairies, daïras et wilayas), de la santé (ces hôpitaux mouroirs où on entre avec une maladie et on en sort avec deux), de l’éducation (livrée aux islamistes et à une nouvelle caste d’enseignants affairistes qui ont inventé le très juteux marché des cours particuliers sans effet positif aucun sur le niveau des élèves), de l’enseignement supérieur (qui distribue des diplômes sans qualification), du tourisme (dont les responsables semblent mandatés pour sauver les saisons estivales en Tunisie)… La liste est au moins aussi longue que l’infinie attente d’un changement qui ne vient pas.
M. A.-A.

Comment (20)

    Anonyme
    7 août 2015 - 1 h 10 min

    Et vous voulez avec ça que
    Et vous voulez avec ça que l’algerie devienne un pays émergent? on est même pas capable de nous mettre à niveau pour adhérer à L’OMC,heureusement qu’il y’a la rente des hydrocarbures,c’est notre cache misère socio économique,mais jusqu’a quand?On va droit au mur,une grosse bosse douloureuse au front nous attend!!!




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    Anonyme
    6 août 2015 - 21 h 59 min

    @mohamed 1 2 3
    yer7am babak

    @mohamed 1 2 3

    yer7am babak sors de cette mentalité attardé qui consiste à tout mettre sur le dos des généraux…oui ils l’ont ramené en 1999…Khlass…après AVEC LE SOUTIEN DE LA FRANCE ils les a tous entuber un par un…tu piges oula mazal ton disque est resté bloquer dans les années 80 et les sempiternelles li jinirou…li jinirou….

    O putin évoluez un peu les gars! C’est les types comme toi qu adore said bouteflika…il peut tranquillement et chaque jour vous enfiler un peu plus comme des gros bêta…tu as vu la hiérarchie militaire actuelle? Les ministres et les directeurs nationaux? ?? Tu comprends toujours rien??? Li jinirou….li jinirou….yakhi cha3b (…) yakhi….




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    Laetizia
    6 août 2015 - 19 h 36 min

    Allah yaatik eçaha ! bravo !
    Allah yaatik eçaha ! bravo ! beredtli qelbi !
    Voici un commentaire figurant à la suite de l’article « Benghebrit à ses détracteurs : «Il ne faut pas tromper la société !»: Par Anonyme (non vérifié) | 6. août 2015 – 9:49
    « Faites attention a cette déviation de Madame La ministre, J’ai beaucoup d’amis qui ne sont pas d’accords de ses propositions des tribus entier capable de mener une guerre s’il le faut, toucher pas aux principe de l’éducation algérienne, malheureusement ses propositions ne vont pas dans le bon sens, on veut mieux protéger et sécuriser pas massacrer notre société… ». A supposer qu’il ait été posté par un compatriote, ce commentaire n’en est pas moins un ignoble chantage ! pour moi il est à corréler directement à votre article parce qu’il est révélateur de la violence qui se passe en coulisses que nous avons du mal à cerner et qui génère le chaos que nous vivons. En effet, je ne compte pas le nombre de récits de fonctionnaires à bout de nerfs qui font face tous les jours à cette menace permanente de délitement de nos institutions. Une menace portée par des incompétents, des flemmards, des esprits médiocres qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs républicaines de notre État. Mon hypothèse est la suivante : il y a des personnes qui pratiquent un certain type de violence, un chantage par le sabotage de toutes les actions positives, le sabotage systématique du travail des bons éléments. Ces personnes sont présentes dans tous les domaines de la vie et agissent consciemment ou inconsciemment au nom des mêmes arguments : religion et arabité imposée. Ils sont partout, dans toutes les administrations/institutions, ce sont souvent des bons à rien qui torpillent leurs collègues qui contrairement à eux sont honnêtes et travailleurs (souvent d’authentiques algériens non wahabisés) ! Je suis convaincue de l’existence de ce bras de fer permanent et destructeur et aussi qu’on peut le déceler de façon tangible, partout! Il faut que les hommes de bonne volonté agissent ! la situation est critique, les choses doivent au plus vite reprendre un cour normal pour la survie de notre pays ! à mon avis, il faut démultiplier les audits/évaluations dans toutes les administrations/institutions et écarter ces « virus » de façon systématique, leur trouver des voies de garage en attendant de les éradiquer totalement ! L’égypte (avec un petit e) inaugure Suez bis sous les applaudissements de la planète et nous sommes au 36e dessous aux prises avec cette mentalité destructrice de ses satellites confortablement installés à Alger, les arabo-intégristes-baathistes !




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    selecto
    6 août 2015 - 18 h 53 min

    @Par Au pays de l’ Injustice
    @Par Au pays de l’ Injustice de l’Injustice (non vérifié) | 6. août 2015 – 15:11

    Vous avez été victime de la bande d’escrocs protégés par la France, vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a des lois non publiables qui permettent l’expulsion de citoyens Algériens de leurs logements qu’ils occupaient depuis 1962 pour les rendre aux ex colons comme à Oran où une famille de chahid a été expulsée et son logement rendu à un ex colon, elle vit actuellement sous une tente au soleil en été et au froid en hiver.

    Ne vous laissez pas faire et luttez jusqu’au bout car vous êtes dans votre droit.

    La recolonisation est en marche.




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    Anonyme
    6 août 2015 - 18 h 21 min

    pour une fois ,mebtoul est
    pour une fois ,mebtoul est credible .a-t-il enfin compris que rien ne sert d’agir dans le sens du poil.




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    Mohamed_123
    6 août 2015 - 18 h 16 min

    @ Anonyme (non vérifié) | 6.
    @ Anonyme (non vérifié) | 6. août 2015 – 14:05

    je pense c est toi qui ne suit pas ce qui se passe dit moi qui a imposé bouef en 1999,2004,2008 etc..la est le probleme.
    et si ceux qu il l’ont amené ne peuvent pas le deloger maintenant donc c’est toujous leur probleme pas celui du peuple. CAPICH.
    salutations.




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    Mohamed El Maadi
    6 août 2015 - 18 h 01 min

    Vous avez décrit l’Algérie
    Vous avez décrit l’Algérie telle qu’elle est et qui malheureusement pour nous ne se relèveras pas, car trop de retard et la mentalité qui ne suit pas.
    Je lisais un article tout à l’heure ou dans les pays émergents des mégas ville voir le jour même en Arabie Saoudite, au Nigeria, en Corée du Sud et quand je vois le pays, on est dernier partout.

    Mon dieu préserve l’Algérie, car là, on est mal barré … Le monde avance et vous reculez avec vos mentalités d’arriéré et autres traditions débiles … Vous ne pouvez pas être moderne au pays, vos structures mentales datent du moyen-âge, mais vous allez vous faire bouffer tout cru dans ce nouveau monde qui se dessine, mais littéralement bouffer …




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    Abdelmalek Smari
    6 août 2015 - 17 h 09 min

    Autant dire « Ki sidi ki
    Autant dire « Ki sidi ki jouadou »!
    Quant aux voisins qui nous devanceraient d’une guerre, je crois que l’information n’est pas assez juste ni vérifiable.
    Il m’est arrivé de souffrir comme une bête sacrificielle pour quatre longues journées au Maroc (à Casa Blanca ipse !) sans résultat d’ailleurs.
    La banque marocaine, les banques casaouies surtout et leurs responsables, n’ont pas pu (voulu) résoudre le problème que leur système bancaire et financier « défectueux » avait créé à deux cartes de crédit de ma compagne, citoyenne italienne, et à ma propre carte !
    On avait eu mode de comprendre qu’il s’agissait de faire le sourd, en quelque sorte : une manière pour assurer à ces employés, plus incompétents que trafiquants, la fraude fiscale locale.
    Une fraude et un trafic courants, usuels, systémiques, tiers-mondain quoi, est pain quotidien chez ces voisins qui nous devanceraient d’une guerre.
    Cher éditorialiste, il n’y a pas que chez nous, donc, qu’on est mal fait. Croyez que nos employés mettent toute leurs bonnes foi et volonté, malheureusement ils n’y arrivent pas : la modernité qu’ils endossent ne fait pas de leurs corps, essentiellement et uniquement tiers-mondains, du coup un corps de suédois ou de parisien.
    On peut parler parler français, suédois ou anglais, quand on est tiers-mondain, on n’agit qu’en tiers-mondains.
    http://www.malikamin.net




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    zyriab
    6 août 2015 - 16 h 57 min

    Comme par hasard c’est à
    Comme par hasard c’est à M.Mebtoul qu’arrive ces malheurs et que ces histoires se passent le jour ou il est présent dans cette banque en sa présence Même Djeha n’aurait pas osé raconter de telles balivernes .Peut être qu’il était là pour encaisser ses millions de Dinars de consultations pour toutes ses idées farfelues distillées dans une presse complaisante avec ses désinformations et autres intoxications Ses « compétences » nullement reconnu ni dans les milieux scientifiques ni universitaires ne sont portés que par la presse




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    Anonyme
    6 août 2015 - 16 h 46 min

    Mr MEBTOUL , je ne rate
    Mr MEBTOUL , je ne rate aucune occasion pour lire vos contributions relatives au système économique de notre pays. Mais tous ces écrits ont été rédigé derrière votre bureau, car la réalité est là, bien là, vous l’avez vécu en 5 Août 2015.
    Vous écriviez:
    Si bien entendu les mécanismes préalables d’instauration de l’économie de marché sont mis en place, existant une économie mondialisée avec l’essor de l’économie personnalisée à travers des réseaux complexes, les services collectifs devant contribuer indirectement à accroître la valeur ajoutée des Algériens. Ainsi, en reprenant certains travaux d’économie publique, nous distinguerons, en termes opératoires, le bien public du service public et les services collectifs divisibles et ceux indivisibles. Le bien collectif est le support du service collectif .Quant aux services publics ils désignent des services dépendant exclusivement des administrations publiques et rejoignent la catégorie des services tutélaires, la puissance publique agissant en tant que tutelle vis-à-vis des consommateurs.
    C’est vous dire l’écart entre les écrits , les décisions et la pratique.




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    Au pays de l' Injustice de l'Injustice
    6 août 2015 - 14 h 11 min

    Publié par El-Watan:
    106

    Publié par El-Watan:

    106 familles délogées à Zéralda
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    Les retombées de l’affaire de la résidence présidentielle de Zéralda ne semblent pas finies. Après le limogeage de hauts responsables de la sécurité présidentielle, le tour est venu à la centaine de familles résidant à proximité d’être délogées.

    Dans la matinée d’hier, quelque 106 familles ont été obligées de quitter leurs maisons, pourtant bâties en dur, sans motif valable, sauf les mesures de sécurité citées officieusement par quelques responsables présents lors de cette opération. Les 106 familles concernées par cette opération ont été recasées dans la cité des 2160 logements Sidi M’hamed de Birtouta. Cette opération de relogement, dont la décision est venue «d’en haut», ne s’est pas déroulée sans incident. «Entamée dans la précipitation, seules une soixantaine de familles ont été listées, explique un des habitants délogés.

    Pis encore, certains, qui figuraient sur la liste — c’est mon cas — ont été surpris par les propos d’un représentant de l’APC de Zéralda, qui nous a demandé de patienter le temps de mener une enquête et vérifier cette liste. Depuis ce matin, ma maison est démolie et ma famille est à la rue.» Ne pouvant tolérer cette omission et subissant ce qu’ils qualifient d’«injustice», une quarantaine de chefs des familles oubliées de la liste des bénéficiaires ont affronté les éléments de la Gendarmerie nationale, qui ont fait appel à la brigade antiémeute.

    Il y aurait même, selon les quelques habitants, des blessés dans les rangs des protestataires. Il a fallu que le wali délégué et le chef de la brigade de gendarmerie de Zéralda interviennent pour que les esprits se calment. Une commission d’urgence s’est réunie pour établir une deuxième liste comprenant les familles restantes. Jusqu’en fin d’après-midi, les travaux de démolition se poursuivaient, mais aucune nouvelle liste n’était encore dévoilée.

    Panique à Moretti et Club des Pins

    A quelques pas d’Azur-Plage, site ciblé par cette opération de relogement, les habitants des villages de Moretti et Club des Pins ont été pris de panique. «Notre emplacement pourrait gêner les responsables qui passent par là, s’emporte un résident au domaine Mellal, à Club des Pins. Ils sont indifférents à nos souffrances et aux immondices qui jonchent l’unique chemin menant vers leurs luxueuses demeures.

    Comme nous ne sommes pas considérés comme des citoyens à part entière, nous n’avons aucune information officielle sur notre éventuel relogement, que des rumeurs.» La même situation est à déplorer chez leurs voisins de Moretti : «Sommes-nous devenus un danger pour la prospérité de nos responsables ?

    Devons-nous disparaître des parages pour que les hautes autorités de ce pays puissent avoir la paix ?» se demande un sexagénaire, gérant d’une épicerie à Moretti. Une chose est sûre : ces citoyens promettent de ne pas se laisser faire et envisagent de bloquer la route s’ils n’obtiennent pas leurs droits ou s’ils sont délogés de la même manière que les 106 familles d’Azur-Plage, dans la commune de Zéralda.




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    Kahina
    6 août 2015 - 13 h 08 min

    Nos dirigeants ne veulent pas

    Nos dirigeants ne veulent pas faciliter la vie aux citoyens.

    C’est une façon de faire occuper le citoyen au quotidien derrière un papier, un sachet de lait, un pain, une courgette, du hachiche…Occuper le citoyen par la dureté de la vie pour qu’il ne puisse pas relever sa tête et demander ses droits.

    Avant c’était avec les pénuries de l’huile et du sucre, présentement avec la paperasse et les grandes sales d’attente tuante de toute vitalité.
    Attendre un logement pendant 14 ans … il faut être inconscient et non patriote pour faire subir cette torture morale au simple citoyen.
    Faire taire le peuple par l’espoir d’Avoir quelque chose un jour.

    Nos dirigeants appliquent le slogan suivant: L’espoir fait vire.

    Ils ont oublié que le désespoir fait fuir et fait…




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    Anonyme
    6 août 2015 - 13 h 05 min

    @ slimane
    C’est triste de

    @ slimane

    C’est triste de voir qu’il y a encore des gens comme toi qui pensent encore que bouteflika est une pauvre victime de méchants généraux…Alors que lui sa famille et les cafards qui le servent nous ont tous pris en otage y compris l ANP….tu suis un peu l’actualité?

    c’est fou de lire encore des commentaires comme le tien….On est dans la m…pour un moment si bcp pensent naïvement pour ne pas dire bêtement comme toi….

    pfffff….




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    slimane
    6 août 2015 - 12 h 42 min

    oui Mr. M. A. A. le constat
    oui Mr. M. A. A. le constat on le voit mais quoi faire ?
    puisqu il y a une poignée de généraux de l’armée qui ont vissé bouteflika sur le fauteuil jusqu’a 2019 au moins.
    donc quoi faire..?




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    Anonyme
    6 août 2015 - 10 h 36 min

    Ah les contributions de
    Ah les contributions de lhadi…depuis la fermeture des forums d el watan elles nous manquaient…y a qu’à. ..faut que…le tout dans un verbiage creux rempli de lieux communs et à mille lieux des réalités….l’homme qui s écoutait parler…




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    selecto
    6 août 2015 - 9 h 50 min

    J’ai un voisin qui a
    J’ai un voisin qui a abandonné sa demande de passeport biométrique dans un consulat de la région parisienne après avoir été 6 fois à l’aube pour avoir un ticket, à chaque fois on lui demandait de revenir une autre fois car il n y’avait plus de tickets.




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    lhadi
    6 août 2015 - 9 h 30 min

    Dans ce monde porteur de

    Dans ce monde porteur de bouleversements gigantesques, qui seront probablement la source d’autant de progrès et d’innovations que de drames, de crises, de conflits et d’instabilité, il serait souhaitable que la conception d’El Mouradia de s’occuper de tout, tranchant et décidant de tout, ne peut conduire qu’à la confusion des pouvoirs, à la perte de responsabilité gouvernementale et administrative et, pour en finir, à une forme d’inefficacité et d’immobilisme.

    Restreindre l’autorité du Premier ministre conduit inévitablement à affaiblir celle du chef de l’Etat, d’où la nécessité d’avoir, à la direction du pays, un Président de la république qui préside, un gouvernement qui gouverne, un Parlement qui contrôle et légifère.

    Un Président de la république affranchi du phénomène de cour inhérent au fonctionnement des entourages se doit de se doter de collaborateurs qui osent affirmer ce qu’ils pensent à celui qui les dirige, sans craindre de lui déplaire ni se contenter d’aborder dans le sens de ce que lui, selon eux, souhaite entendre.

    Un Premier ministre de caractère, inventif, franc et loyal, excellent antidote à cet esprit courtisan, fort de ses prérogatives pourra nettoyer les écuries d’Augias et de facto donner l’assurance que tout sera fait pour garantir dans l’action quotidienne, la parfaite entente et du coup devenir le vélarium de la Présidence à toutes les attaques malveillantes.

    Un Etat qui permet aux poux de manger sur la tête des lions est un Etat faible.

    fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Abou Stroff
    6 août 2015 - 8 h 56 min

    tant que la rente qui nous
    tant que la rente qui nous fait vivre sans que nous éprouvions le besoin de TRAVAILLER, permet de colmater nos tares, nos défaillances, nos défectuosités, nos vices et last but not least, notre incapacité structurelle à arrêter notre descente inéluctable, inexorable et inévitable aux enfers, nous continuerons à bomber le torse, à nous prendre pour le nombril du monde, à nous interroger sur le sexe des anges, à écouter chemsou et hamadache déblatérer sur tout et n’importe quoi, à écouter l’ANP remercier le peuple qui la remercie, et enfin à ne pas éprouver le besoin de retrousser nos manches pour devenir plus humains et moins c….
    moralité de l’histoire: le changement auquel fait allusion M. A. A. ne viendra que si la tendance baissière du prix du pétrole se prolonge sur le très long terme et/ou si un tsunami dévastateur nous foudroie et détruit sur une longue durée les terminaux pétroliers et gaziers. en dehors de ces cas extrêmes, je ne vois (et je précise que je ne suis pas madame soleil) comment le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation pourrait s’auto-transformer en système basé sur le travail et la production.




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    khenchela
    6 août 2015 - 7 h 57 min

    Monsieur,
    Oui, comme vous

    Monsieur,
    Oui, comme vous nous « pestons » chaque seconde de chaque jour contre les maux que vous dénoncez mais peut-être qu’un rappel des facteurs ayant conduit à cette gabegie nationale ouvrirait les esprits de « ceux qui ont moins de vingt ans qui ne peuvent pas connaître »
    Le premier acte national serait le rappel de NOS constantes nationales qui ne sont pas celles des wahabisés :
    1- la plus précieuse de ces constantes est L INDEPENDANCE NATIONALE pour laquelle sont morts notre million de jeunes et plus les autres catastrophes subies par le peuple algérien en Algérie et en émigration.
    2- NOS langues : a)chaque région du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest, parle une variante du berbère qui reflète les mots du terroir et ceux de notre histoire. B) L’arabe algérien est parlé et enrichi aussi par chaque membre de chaque famille algérienne or l’arabe oriental enseigné provoque une cassure entre les générations puisqu’il correspond à la scolarisation d’où le charabia entendu dans les rues des villes. C) Le « butin de guerre » avec lequel nos révolutionnaires ont porté aux quatre coins de la planète nos revendications indépendantistes, nos écrivains ont célébré la sève de notre personnalité algéro-algérienne, nos artistes ont chanté, peint et filmé nos malheurs de colonisés autant que nos bonheurs de dignes fils de Jugurtha y compris en émigration, banque de la Révolution.
    Construire nos langues dans notre système universitaire c’est couper l’herbe sous les pieds de tous nos ennemis qui instrumentalisent « le religieux et l’ethnique » pour nous détruire, ennemis occidentaux et orientaux sont de même couleur.
    3- Redonner vie à nos valeurs ancestrales qui ont permis à nos aïeux de maintenir notre patrimoine, malgré les siècles et les puissances étrangères. Ces valeurs sont : le patriotisme pour lequel des jeunes ont arrosé notre terre de leur sang, la solidarité qui a permis à nos Ancêtres de survivre dans les pires difficultés, et le travail qui leur a permis de faire vivre leurs enfants dignement sans pétrole ni gaz et sous les bottes coloniales. Ces trois valeurs sont le fondement de notre personnalité, ce sont elles qui ont chassé le colonialisme et lancé la reconstruction du pays jusqu’en 1980 lorsque les mercenaires américano-wahabito-sionistes ont infiltré notre économie, nos écoles et universités, nos mosquées et nos cerveaux : la catastrophe d’aujourd’hui n’est que la conséquence du travail de sape mené par le trio infernal.
    Lors d’un salon de « vieux papiers » à Paris, des affiches, des livres, des plaquettes, des cartes postales et des photographies, par centaines, retraçaient deux siècles d’histoire algérienne or ces documents partaient dans les bibliothèques et les tiroirs des descendants de pieds-noirs et de professionnels français ou étrangers : là tout notre passé était tracé, les époques maudites et celles bénies défilaient sous nos yeux et revivifiaient nos souvenirs des « plus de vingt ans ». Documents qui montraient les misères coloniales et les maquis libérateurs, la fête de l’Indépendance, les années de volontariat, celles de la reconstruction naissante, la médecine balbutiante, l’université brillante, les usines flamboyantes, le tourisme naissant, les villes reluisantes, une jeunesse séduisante et vint la chute dans l’enfer sur terre de l’impérialisme américano-sioniste : tout était là sous nos yeux, notre grandeur et nos déchéances!!!
    Seul le rappel de ce passé et les conséquences futures de ce présent peuvent faire prendre conscience aux jeunes de ce qui les attend y compris avec l’OMC.




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    zorba
    6 août 2015 - 7 h 45 min

    Le systéme bancaire algerien
    Le systéme bancaire algerien a 30 ans de retard,en Europe les distributeurs de billets fonctionnent 24h sur 24,on peut payer 10 voir 5 euros avec la carte bancaire,le taxi,le restaurant.Le chéque est maintenant marginal,dépassé.Les virements sont faits par telephone ou internet.On construit des immenses de logements sociaux,en Europe ces ensembles construits après le baby-boom ,source mal-vivre,de problèmes de voisinage,de marginalisation sont détruits un par un depuis 15 ans,en Algérie on construit ce que l’on rase ailleurs.




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