Vers l’annulation des «Nuits de la poésie» suite à l’appel pour le «rapprochement» algéro-marocain ?

Le commissaire de la manifestation culturelle internationale «Constantine, capitale de la culture arabe 2015», Sami Bencheikh El-Hocine, serait sur le point d’annuler la manifestation «Nuits de la poésie» que dirige Bouzid Harzallah dans le cadre de cet événement, d’après des indiscrétions. Information que n’exclut pas Harzallah lui-même qui, dans un message posté sur sa page Facebook, ce vendredi, se demande «à qui profitera une telle décision», si elle était prise, sans donner d’autres précisions sur les rumeurs qui circulent depuis quelques jours à ce sujet. Cette annulation aurait-elle un lien avec l’«appel de Constantine», signé il y a une semaine par une dizaine de poètes algériens et marocains ayant participé à l’une des soirées poétiques organisées dans le cadre de cette manifestation, et dont les signataires réclamaient instamment une «normalisation» des relations entre les deux pays ? L’affaire a tourné au scandale suite aux révélations faites par Algeriepatriotique.Criant à la manipulation médiatique, le responsable des «Nuits de la poésie» s’est défendu de toute «mauvaise foi» lors de la rédaction de la fameuse déclaration, accusant des poètes marocains, sans les nommer, d’avoir tenté de détourné le texte de sa vocation originelle. Les signataires estimaient que les deux peuples avaient suffisamment de ressources pour restaurer «notre destin commun pour un avenir du Maghreb uni et plus éclairé», et que «si la politique et ses vicissitudes ont quelques raisons d’attiser les animosités passagères (…), nous, les poètes et écrivains des deux pays, réunis en cette "Nuit de la poésie marocaine", ici à Constantine, nous nous occupons de l’essentiel qui constitue l’existence de nos peuples». L’appel est signé, du côté algérien, par Bouzid Harzallah, Mohamed Bentalha, H’mida Ayachi, Abderrezak Boukeba, Ahmed Abdelkrim, Abdesselam Yekhlef et Lamis Saïdi, et du côté marocain par Yassine Adnane, Imène Khattabi, Mohamed Salhi et Sabah Doubi. La presse marocaine qui s’en était aussitôt fait l’écho, a considéré que les écrivains et poètes algériens se sont «rebellés contre le pouvoir en place qui refuse toute normalisation avec le Maroc», pays présenté toujours comme une victime.
R. Mahmoudi

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