Experts en panne

Par Houari Achouri – La publication du rapport du Cnes et le débat qui l’a entourée ont montré à quel point, chez nous, les experts économiques «institutionnels» sont en panne d’idées. Eux dont le métier est de voir venir, suffisamment à temps pour lancer les alertes, paraissent surpris au même titre que le commun des Algériens par la crise que les fluctuations à la baisse des prix du pétrole ont installée en Algérie. Ils tournent en rond pendant que le gouvernement tente d’avancer en tâtonnant pour bien vérifier où il met les pieds. Ils donnent l’impression de découvrir, comme tout le monde, que la dimension sociale du modèle algérien est une «constante» difficile à enlever, du fait qu’elle plonge ses racines dans le solide ancrage de la lutte de Libération nationale, et certains, parmi eux, admettent même, du bout des lèvres, son bien-fondé en tant que facteur d’une stabilité qui n’a pas de prix dans un contexte régional quasi chaotique et dont l’évolution est absolument imprévisible. On a vu comment les erreurs d’orientation dans les périodes qui ont précédé puis suivi la crise de 1986, provoquée par la baisse des prix du pétrole, là aussi, ont conduit à une dérive qui a coûté cher au pays, traduite en, au moins, deux décennies de recul. Il ne faut pas pousser le pays dans la même voie de la «remise en cause» aveugle et irresponsable, caricaturée par le ciblage facile, en priorité, des subventions et aides qui permettent l’accès de certains produits et services de base aux couches défavorisées. Au contraire, le maître mot doit rester la solidarité nationale avec le souci permanent de partager la prospérité pour empêcher toute faille dans la cohésion du pays. Cela impose de ne laisser personne sur le bord de la route. Sinon, le risque est grand de «fabriquer», encore une fois, une masse d’exclus vulnérables aux offres des recruteurs des groupes criminels. Par contre, du côté des tricheurs et des fraudeurs qui parasitent les efforts des autres, et qui devraient être traqués sans répit, il y a beaucoup à récupérer en ressources financières.
H. A.

Comment (8)

    TheBraiN
    25 novembre 2015 - 10 h 46 min

    Dire qu’on a des experts
    Dire qu’on a des experts économiques en Algérie …c’est abusé quand-même !
    Il s’agit de simples diplômés aux cerveaux bourrés qui ne savent jamais sortir leurs « raisonnements » des sentiers battus des idéologies révolues .
    C’est vrai aussi qu’ils ne savent jamais faire preuve d’imagination intellectuelle ni de pensée indépendante …
    Quant à leur réclamer des idées novatrices ….




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    lhadi
    24 novembre 2015 - 20 h 38 min

    Il ne peut y avoir de

    Il ne peut y avoir de développement économique sans développement politique et culturel.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Mohamed el maadi
    24 novembre 2015 - 18 h 46 min

    Dans mon Algérie les expert
    Dans mon Algérie les expert hautement qualités serait aimer et chouchouter et leur décision respecter.Une entreprise comme facebook monte des megavilles avec tout le confort et la valorisation qui va et ni vivrons qu’entre eux pour le bien de l’entreprise même l’Arabie saoudite monte ce genre de structure.Il y également le Nigeria,le Japon ,la Chine ,le Qatar ,le Brésil .
    Ces pays compte bien rameuter toute les personnes qui veulent y travailler et beaucoup d’Algérien sont sur la liste.




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    Mohamed el maadi
    24 novembre 2015 - 18 h 40 min

    Les experts algérien ? Cela
    Les experts algérien ? Cela existe au pays!.
    J’ai toujours préconisé un vrai centre d’expert indépendant avec les moyens et également une reconnaissance de leur talent.
    Je rêve pour ce pays de mégastructure pour les meilleurs d’entre nous avec tout les moyens adéquat .Ceci dans tout les domaines je prend un exemple .Un labo de recherche équipé higt tech dont les gens serait bien payé pour nous fournir des analyses de pointe.
    il nous faut dans le sud une sorte de silicone valley grand ensemble ou tout les questions serais traité ( econonomie ,militaire,géopolitique) des rapports qui serait rendu à tout les organismes qui s’occupent des affaires de notre pays.Pour cela les talents ne manque pas mais ils doivent travailler en toute indépendance et être respecter et choisi pour leur compétences.

    C’est possible mais pour cela il faut être animé d’un amour sans faille pour ce pays et lui vouloir le meilleurs.




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    Anonyme
    24 novembre 2015 - 14 h 35 min

    Je voudrai juste savoir si
    Je voudrai juste savoir si nos « Ex_Perd » fonctionnent au diésel, ou à l’essence, par charité islamo algérienne je voudrai les dépanner, je connais beaucoup de Hallabas, (Ceux qui traient la Vache appelée, selon eux, Algérie),ils se feront un plaisir de dépanner nos Ex-Perd qui suite à un accident d’expertise ont tout perdu.
    Pour moi, le non expert, Algérie équivaut à un continent, et ne pas trouver des formules salvatrices quand on a un continent à réfléchir, ça veut dire qu’on n’a pas l’ombre d’une cervelle, qu’ils s’en procurent un, un vrai, Israël se fera un plaisir de leur en vendre, Elle qui se vante de fructifier le plus hostile des déserts… EHCHOUMA, OUÏNE EKRITOU ?




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    Abou Stroff
    24 novembre 2015 - 14 h 18 min

    « La publication du rapport du
    « La publication du rapport du Cnes et le débat qui l’a entourée ont montré à quel point, chez nous, les experts économiques «institutionnels» sont en panne d’idées. » dixit H. A.
    tout se joue autour de cette notion d' »experts économiques institutionnels ».
    en fait, tous ces soi disant experts, sans exception, ne sont experts que grâce à leur appartenance à des « réseaux » et à leur position de clients de « décideurs » du moment.
    en effet, depuis le retrait (limogeage?) de feu Mentouri et l’arrivée d’un serviteur zélé du pouvoir (le sieur babès), le cnes n’est plus qu’une caisse de résonance au service de kouider et de la clique qui lui serre de serpillère.
    quant aux diverses recommandations du cnes, n’importe quel abrutis lambda pourrait en produire de plus pertinentes.




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    New kid
    24 novembre 2015 - 12 h 38 min

    Constitutionaliser la CNES
    Constitutionaliser la CNES voulait dire ; création d’une Elite supplémentaire avec accès direct à la rente. Les revenus pétroliers étant au maximum évidemment l’Algérie est plus que capable de dépenser sans soucis et détruire la pensée de stratégie de ce colloque. (Discours du premier ministre)
    Avoir plus de chefs que d’indiens, serai égale à une progression bureaucratique qui en découlera, mais au prix de véritables infrastructures afin d’éradiquer le chômage et anéantir l’informel et la corruption qui va avec.
    Les experts en « panne », pourtant le pétrole est au plus bas ! ils attendent que quelqu’un leur offre de l’essence ou un lift ?
    Pour une fois cette entité a bien avalisée la situation, le niet du premier ministre est un revers familier que l’on connaît depuis 50 ans. Les chefs de gouvernement se suivent mais le refrain est toujours le même.
    Les conseillers aussi hauts soient ils (de la présidence a l’APN en passant par les ministres) ne sont là que pour remplir leurs poches et freiner les projets bénéfiques a la nation et la réalité est la devant nous, toujours essayant d’émerger malgré les revenus colossaux (mais anciens) des hydrocarbures. L’Algérie populaire vivote, mais déroule des tapis rouge et les dirigeants se déplace à grande pompe.
    Les subventions et les accords erronés de salaires pour les parasites improductifs ne feront que perpétuer la conjoncture dont souffre l’Algérie depuis 53 ans.
    Bien sûr que la nomenklatura n’a pas peur de l’avenir, son aventure est déjà assurée. Le clanisme et le clientélisme est là pour ça Ainsi que la succession de leur progéniture. Comme en Arabie ou au Qatar, si ce n’est le fils, c’est le frère.
    Le pessimisme est engendré par les résultats négatifs et le manque de clarté.
    La directive : rester à l’écoute du peuple, d’un président constamment dans les bras de Morphée est bloqué par qui et pourquoi.

    Ceux qui demande que la CNES soi constitutionaliser sont les capitaines de navires qui n’ont jamais quitté le port.
    Et pourquoi ?
    Pour la simple raison ; ils ont oubliés de donner l’ordre de lever l’ancre !
    Ces officieux, nourris et logés aux frais de la princesse sont arrivés à des conclusions qu’un simple berger aura rêvé.
    Il a été conclu que l’Algérie est au point mort et que 53 années de perdues importe peu à la diaspora. La ressource humaine n’a droit qu’au bâton pendant que la progéniture de la nomenklatura décide ! Les promesses, le chaab n’en veut plus. Le chaab veut savoir qui amasse quoi !
    Les 4 million d’employés dans l’informel qui ne sont pas assurés ont été oubliés dans ces statistiques.
    Pourquoi la farine subventionnée est tarifiée à 1500 dinars mais sort des minoteries à 2200 dinars ? Et on veut garder la baguette à 8 dinars
    Non Messieurs nous ne marcherons plus à la baguette !
    La subvention de certains produits profite d’avantage aux bourgeois qu’au peuple en général. Si l’état doit couper les subventions, ne serait-il pas mieux d’enlever à la nomenklatura ; véhicules, sécurité, rente, et alimentation générale gratuite comme au Club des Pins ?
    Remonter plutôt les salaires,
    Enlever la rente aux faux moudjahidines, enlever villas, appartements a ceux qui n’exercent plus de fonctions, réduisez les salaires faramineux des ministres et de l’APN etc. qu’ils aillent au bureau en vélo !
    L’expansion de la bureaucratie à travers la CNES est l’exemple typique de la faillite des investissements et de l’économie en Algérie. Si les pays arabes (pétroliers) voulaient faire fructifier leurs économies, et faire rentrer la technologie chez eux, ils feraient mieux de faire rentrer les dizaines de mille milliards de dollars ne rapportant rien dans les banques judéo-chrétiennes !
    La diaspora Algérienne ne trouve pas de créneaux susceptibles d’attirer leurs économies. Manque de confiance surtout par le régime opaque actuel. Un exemple typique : le gouvernement veut baisser les taux d’intérêts pour baisser la tension sociale. N’est-ce pas créer une bulle artificielle et avoir une crise plus tard comme en Europe!
    Le savoir de la communauté algérienne en Europe et aux USA est sapé à cause de la corruption ou la main d’œuvre étrangère qui nous coute les yeux de la tête, mais préférée par cette gouvernance qui se veut maitre malgré son incompétence. Que cherche la nomenklatura à cacher ?
    Pourquoi les universités ne produisent elles pas les besoins pour l’industrie des hydrocarbures ? Pourquoi importer des cuisiniers d’Europe et les payer 8 000 euros le mois ?
    Les logements de fonctions deviennent des propriétés prives même si le fonctionnaire est à la retraite ! Comme les ministres qui gardent les villas pour un dinar symbolique et les donnent à leur progéniture !
    Monsieur Babes ;
    Nous ne voulons pas faire de l’Algérie un Barbes monstrueux.
    Nous ne voulons pas faire du tourisme à la Momo6.
    Nous voulons de la dignité et de l’ordre, nous comptons les jours ou l’indépendance algérienne deviendra réalité.




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    zaki
    24 novembre 2015 - 12 h 04 min

    On savait déjà tout ça depuis
    On savait déjà tout ça depuis 20 ans.

    Il faut le dire clairement, nous sommes face à des incompétents sans vision qui ont ruiné ce pays.

    Aller chercher des compétences Algérienne installés ailleurs……pour sauver ce pays.

    Pauvre Algérie……..




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