Armées contre les islamistes

Par Houari Achouri – Le tumulte politique ambiant, alimenté de toutes parts, a occulté un fait qui a son importance dans la mesure où il concerne directement environ la moitié de la population dans notre pays et, incidemment, l’ensemble de la société. Il s’agit de l’adoption par le Conseil de la nation du texte de loi contre la violence faite aux femmes. Ce texte amende et complète le code pénal par de nouvelles procédures visant la protection de la femme contre toutes les formes de violence. Cela faisait huit mois que cette loi votée par l’APN attendait son passage par le Conseil de la nation pour être avalisée et pour libérer la voie vers sa promulgation. Il est rare, peut-être même que ça n’est jamais arrivé, qu’une navette entre les deux chambres mettent autant de temps. En réalité, ce texte de loi a été bloqué par les milieux islamistes et conservateurs qui l’on considéré comme une grande menace pour leurs «pouvoirs» exercés sur la société au nom de la religion ou des traditions et qui leur permettaient de justifier les violences commises contre les femmes sous n’importe quel prétexte. Le contexte créé par le crime commis à M’Sila contre Razika Chérif, tuée par un automobiliste pour avoir riposté à son harcèlement, a montré l’urgence d’une telle loi. La réaction violente de la population contre le criminel a montré que la société est prête pour cette loi, contrairement à ce que veulent faire croire les islamistes qui prétendent être les gardiens de la famille et de la tradition. C’est la preuve que la situation des femmes a changé en Algérie. La scolarisation des filles et l’accès à l’emploi des femmes ont transformé la condition féminine en Algérie. A l’école, au collège puis au lycée et enfin à l’université, les filles ont investi l’espace public mixte tout en s’appropriant savoir et qualifications, avec diplômes à l’appui, et souvent aux premières places. Elles ont ainsi commencé, à ce stade, à marquer leur présence de façon autonome. Cette autonomie, voire la libération de la dépendance à l’égard de l’homme, a été facilitée par l’utilisation massive des technologies de l’information et de la communication : ordinateur, internet et surtout le téléphone portable. Aujourd’hui, les femmes sont mieux armées pour se protéger, se mettre à l’abri des risques et se défendre. Et surtout, elles sauront se servir de la loi.
H. A.

Comment (18)

    anonyme
    12 décembre 2015 - 12 h 20 min

    tu l’as dit elkhayam le terme
    tu l’as dit elkhayam le terme le plus « correctement politique  » et non le plus politiquement correct… je persiste et signe il ne faut pas utiliser ce terme une tentative de destruction de l’islam vrai et des musulmans vrais se cache derrière!
    en ce qui te concerne elkhayam, sache que tu peux être ouvertement juif ou athée si ça te chante,que ça ne changera rien au fait que l’écrasante majorité des algériens est de confession musulmane ou du moins de culture musulmane, ces derniers ayant au moins le respect de leurs compatriotes. Je te salue !




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    anonyme
    12 décembre 2015 - 12 h 14 min

    Par ST51 (non vérifié) | 12.
    Par ST51 (non vérifié) | 12. décembre 2015 – 0:55

    Il faut arrêter de se voiler la face: il n’y a pas que les islamistes qui s’opposent à de telles « lois » pondues sur injonctions des milieux de la gauche sioniste en France dont les sous-traitants actuels à Alger dépendent. L’Algérie étant un pays situé en Mer méditerranée, c’est un élément à prendre en compte.
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    il n’y a pas que ls islamistes il y a aussi ST51, on a compris,je plains les femmes de votre entourage! à mon avis vous ne savez même pas ce que contient cette loi




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    elkhayam
    12 décembre 2015 - 1 h 07 min

    Par anonyme (non vérifié) |
    Par anonyme (non vérifié) | 11. décembre 2015 – 21:40
    trouver autre terme que  » islamiste  » ? Il y a terroriste, illuminé psychopathe religieux . Islamiste c’est le terme le plus correctement politique .En plus  » pas normal qu’entre musulmans  » qui t’a dit qu’on est tous musulman ? Nous sommes entre algériens et parmi les algériens il y a le musulman le chrétien l’athée etc.. . Pourquoi vous voulez appliquer votre croyance de force à tout le monde comme si cette croyance était une seconde nature de l’algérien ?




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    RAMO
    12 décembre 2015 - 0 h 15 min

    Le monde arabe diabolise le
    Le monde arabe diabolise le femme, et non pas le monde musulman il y a une grande différence




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    ST51
    11 décembre 2015 - 23 h 55 min

    Il faut arrêter de se voiler
    Il faut arrêter de se voiler la face: il n’y a pas que les islamistes qui s’opposent à de telles « lois » pondues sur injonctions des milieux de la gauche sioniste en France dont les sous-traitants actuels à Alger dépendent. L’Algérie étant un pays situé en Mer méditerranée, c’est un élément à prendre en compte.




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    anonyme
    11 décembre 2015 - 20 h 47 min

    Par M. Bekaddour (non
    Par M. Bekaddour (non vérifié) | 11. décembre 2015 – 20:35
    je n’ai pas tout compris à votre commentaire mais sur le fond nous sommes bien d’accord , l’éducation est la base de tout! il nous faut des citoyens éduqués conscients de leurs droits et devoirs même au fin fond du sahara! Permettez que j’intervienne au sujet de votre réponse à Lhadi , je trouve au contraire que la sagesse des autres peuples peut et DOIT s’additionner à celle du nôtre, nous ne devons pas rester recroquevillés sur nous mêmes pour régler nos problèmes bien au contraire il faut regarder ailleurs comment se pense et se règle ce problème ! toutes les sociétés humaines en font de même!ne croyez pas que les différentes civilisations soient le produit d’un seul peuple, elles sont le produit de brassages d’emprunts et de « copie », c’est ainsi que l’Homme avance en regardant ses semblables sinon c’est la ruine !!! et nous le constatons aujourd’hui dans notre pays ! le renfermement n’a rien de bon c’est la mort assurée!




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    anonyme
    11 décembre 2015 - 20 h 40 min

    @Lhadi, je trouve votre
    @Lhadi, je trouve votre commentaire très intéressant et je vous remercie d’apporter une contribution philosophique à nos échanges.
    .
    J’aimerais que nos journalistes trouvent un mot autre pour remplacer « islamiste » car il n’est pas normal qu’entre musulmans nous utilisions ce terme qui est une insulte déguisée envers notre religion et les bons musulmans, trouvez autre chose svp.




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    M. Bekaddour
    11 décembre 2015 - 19 h 35 min

    @ Par anonyme (non vérifié) |
    @ Par anonyme (non vérifié) | 11. décembre 2015 – 19:18

    le plus souvent celles qui sont exposées aux violences sont celles qui sont les moins armées les moins instruites celles provenant de milieux peu éduqués alors comment faire pour leur faire connaître leurs droits les faire réagir à ces agressions et surtout leur faire obtenir gain de cause face à une justice misogyne (y compris de la part des femmes juges)souvent injuste malgré un arsenal de lois et opaque? où sont les institutions qui auront pour tâche de vérifier les jugements rendus ?
    —————————————————————-
    OUI, pareil côté masculin. Aux jeunes filles, et femmes instruites, nobles, d’agir de concert avec leurs pairs masculins pour mettre fin à ce brouillon. Les (…), juges ou autres, et les (…), regretteront !




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    M. Bekaddour
    11 décembre 2015 - 19 h 29 min

    @Par lhadi (non vérifié) |
    @Par lhadi (non vérifié) | 11. décembre 2015 – 17:56
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    Pauvre Lhadi… Les Grecs, les Romains… Périclès, Cicéron, et nous alors, nous sommes morts, sans cerveaux ?
    Donnes TA solution, signée Lhadi, rappelles toi qu’en 1962 nous partions EX NIHILO, et c’est à NOUS de pondre, naitre, d’être Inédits, laisses les Grecs morts reposer en paix, pardonnes moi de te bousculer, j’ai appris que chacun de nous a en lui même les outils face aux casse têtes ! Il y a un problème OBJECTIF, algérien, pour des Algériens, avec des solutions algéro algériennes, qui défieront l’entendement de ceux qui nous court circuités.




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    anonyme
    11 décembre 2015 - 18 h 18 min

    le plus souvent celles qui
    le plus souvent celles qui sont exposées aux violences sont celles qui sont les moins armées les moins instruites celles provenant de milieux peu éduqués alors comment faire pour leur faire connaître leurs droits les faire réagir à ces agressions et surtout leur faire obtenir gain de cause face à une justice misogyne (y compris de la part des femmes juges)souvent injuste malgré un arsenal de lois et opaque? où sont les institutions qui auront pour tâche de vérifier les jugements rendus ?




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    lhadi
    11 décembre 2015 - 16 h 56 min

    La sagesse nous intime

    La sagesse nous intime l’ordre de s’inspirer des écrits de Ciceron dans la république :

    « Il y a deux sortes de conflits qui se règlent les uns par un débat, les autres par la violence : comme le premier est particulier à l’homme et que l’autre lui est commun avec les bêtes, il ne faut recourir au second que s’il est impossible d’employer le premier moyen. »
    .
    Que faire de la violence quand on croit à la raison ?
    .
    A ce questionnement, la réponse se trouve dans la déclaration de Robespierre, lors du procès de Louis XVI : « La sensibilité qui sacrifie l’innocence au crime est une sensibilité cruelle, la clémence qui compose avec la tyrannie est barbare. »
    .
    Afin que l’Etat ne soit plus source de critiques, le Président de la république se doit de formuler de nouvelles approches permettant de mettre fin au niveau exorbitant de toutes les violences, qu’elles soient morales ou physiques.
    .
    Celle-ci ne pourra se mettre en œuvre, efficacement, qu’à la condition que le premier magistrat du pays puisse, d’une main ferme, nommer un Héraclès pour nettoyer les écuries d’Augias.
    .
    Cette vérité doit être dite même si elle dérange les hommes liges, ces modernes Brutus, qui, dans leur monodie, se sont révélés prêts à tout pour n’avoir pas à reculer devant elle.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    fatigué
    11 décembre 2015 - 16 h 29 min

    les islamistes qui prétendent
    les islamistes qui prétendent être les gardiens de la famille et de la tradition.
    ________________________________________
    ils sont exactement le contraire
    zaouedj mout3a
    tenue afghane
    jilbebe
    et j’en passe
    ce sont les destructeurs de la famille et de la tradition




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    barguiga
    11 décembre 2015 - 15 h 33 min

    Je suis fellah et je peux
    Je suis fellah et je peux vous affirmer que le fumier sent meilleur que ce amar saidani, il amasse sur sa tête les maledictions du peuple.




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    M. Bekaddour
    11 décembre 2015 - 14 h 29 min

    Attendez ! Le Vrai Mohammed,
    Attendez ! Le Vrai Mohammed, qui ne fut pas « Islamiste », a dit que les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs envers leurs femmes (Autrement dit : Envers mère, soeurs, épouse, nièces…), il s’avère DE NOS JOURS que chez nous en Algérie La Femme en nombre est supérieure à L’homme, et c’est pareil ailleurs, avec en plus sa démonstration qu’elle vaut mieux que l’homme, MIEUX EN TOUT, y compris en intelligence ! Tirez la conclusion, c’est à Elle de diriger l’Algérie ET La Terre ! Les hommes à la retraite avec carême oral.




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    Anonyme
    11 décembre 2015 - 14 h 27 min

    Effectivement, l’Université
    Effectivement, l’Université est, sérieusement, occupée par la gent féminine. Si nous voyons en amont ce qui se passe dans le cycle scolaire, on verra bien comment la « femme » a investi l’Université.
    Au 50/50 de la première année scolaire,entre garçons et filles, on ira vers un 60/40 en faveur des filles au niveau du cycle moyen pour arriver au 80/20 au niveau des lycées.
    Ce cycle démontre une déperdition des garçons attirés beaucoup plus par un gain d’argent rapide qui les écarte de l’école.
    Quant à la féminisation de l’université cela arrange plutôt le pouvoir qui se voit débarrasser de la politisation de ces établissements.




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    New kid
    11 décembre 2015 - 14 h 08 min

    Bravo Mr Louh!
    Hélas, les

    Bravo Mr Louh!

    Hélas, les générations passent mais ne se ressemblent pas. De nos jours, ces octogénaires collectionnent les femmes ayant à peine dépassé l’Age de la puberté.
    Les imams qui bénissent ces unions doivent être défroqués, déturbanisés. Mais Guillotinés pour faire croire aux kamikazes que le Paradis les attend avec 70 et les femmes avec 70 « toy boys » lorsque des innocents perdent le don de la vie crée par Dieu (Soubhanou) à l’humanité entière.
    L’émancipation de la femme musulmane a évolué bien sûr au fil des siècles. Les guerres, les révolutions populaires, lui ont été bénéfiques. Sa participation exemplaire a la lutte anticoloniale lui a permis d’être reconnue au sus de tous et des rétrogrades islamistes, qui s’ils le pouvaient lui ferait garder le statu quo.
    Malgré les lois, la dernière donnant droit aux femmes 25% de sièges dans les institutions étatiques, nous sommes loin du but. Dans les foyers, la suprématie males interdit toute indépendance. Seule la voix du maitre ou du grand frère doit être suivie et obéie. Lors des élections la dominance des hommes fera son travail et viendra barrer la route à leur progression. Le vote par proxy devrait être nul et non avenant.
    Les parents qui forceraient leur fille à abandonner l’éducation sans raison majeure, les maris qui une fois le mariage consumé force la fille à porter le hijab doivent être criminalisés.
    Comme Juges, elles pourraient certainement donner un équilibre et abaisser la dominance male et tout le « bullying » qui vient avec dans le lieu de travail. /
    Si la femme est institutrice doit-elle avoir son mari présent dans la salle des cours.
    Si la femme est juge doit-elle avoir son frère pendant les délibérations ?




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    Abou Stroff
    11 décembre 2015 - 13 h 46 min

    dans toute société de
    dans toute société de classes, l’oppression et la répression de la femme est une nécessité socio-historique dans la mesure où son statut d’être inférieur (une moins que rien) permet d’asseoir et de justifier l’oppression et la répression de toutes les couches sociales dominées. En effet, lorsque les individus masculins appartenant à ces dernières, affrontent le mépris ou se font exploiter ou se font battre par les éléments des couches dominantes, ils ont toujours l’opportunité de mépriser ou d’exploiter ou de battre leurs femmes respectives (et les femmes en général) ou leurs chiens. Alors, ils (les individus masculins appartenant aux couches dominées)auront d’une part l’illusion d’être des « hommes » et se sentiront d’autre part moins seuls dans leur statut de « moins que rien » (de femmes). et les individus masculins appartenant aux couches dominées ne penseront pas à la révolution puisque leur statut de « moins que rien » leur semblera faire partie de l’ordre naturel des choses au même titre que le statut de la femme.
    PS: ce qui vient d’être présenté n’est pas une caractéristique essentielle de toutes les sociétés archaïques (particulièrement celles où la religion musulmane est dominante). en effet, le statut d' »être inférieur » de la femme reste toujours en vigueur (malgré des avancées remarquables en vue de son abolition) même dans les sociétés capitalistes dites développées.




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    Mohamed el maadi
    11 décembre 2015 - 13 h 19 min

    Tant mieux.
    Tant mieux.




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