Tout un plan a été élaboré : la France pressée d’intervenir militairement en Libye

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a assuré ce vendredi à l’antenne de France Inter qu’il allait falloir «combattre et écraser» le groupe terroriste Daech «en Syrie, en Irak et demain sans doute en Libye». «Parce que nous avons des centaines, des milliers de jeunes qui ont succombé dans cette radicalisation», a-t-il poursuivi, rappelant que «la menace» terroriste est «toujours présente». Il a souhaité être «à la hauteur des enjeux historiques que nous sommes en train de connaître». Le 1er décembre, Manuel Valls avait déjà estimé que la Libye était «incontestablement le grand dossier des mois qui viennent». Le 22 novembre, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait exhorté les factions libyennes rivales de Tripoli et Tobrouk à aboutir à un accord pour former un gouvernement d’union nationale «afin de stopper l’expansion du groupe Etat Islamique dans ce pays», a-t-il souligné. «Il faut permettre un accord intralibyen entre ces deux factions qui se battent, sinon ce sera la victoire de Daech», avait déclaré Jean-Yves Le Drian, moins de dix jours après les attentats revendiqués par «l’Etat Islamique» qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis. Mais, à vrai dire, les menaces formulées par les responsables français d’intervenir en Libye sont bien antérieures à ces attentats. La France avait mis en place des bases militaires au Tchad et près de la frontière avec la Libye dont le but est d’«empêcher les extrémistes d’Aqmi de reconstituer leur sanctuaire» dans la région, tout en cherchant un moyen de persuader l’Algérie de participer à cette intervention sur le sol libyen. Mais l’Algérie reste intransigeante sur sa position, refusant toute intervention de son armée hors des frontières. Plus récemment, des experts en géostratégie ont révélé à Algeriepatriotique l’existence d’un plan français pour intervenir bientôt en Libye. Ils citent notamment la Defense Security Cooperation Agency, qui annonce que le département d'Etat a approuvé la vente à la France de 200 missiles air-sol Hellfire pour équiper les hélicoptères Tigre de l'Alat, ainsi que des équipements associés et le soutien logistique pour un coût estimé à 30 millions de dollars. Le site précise que cet achat est destiné aux «forces françaises engagées activement dans les opérations au Mali et en Afrique du Nord, en leur fournissant la capacité d'engager avec succès des cibles avec minimum de dommages collatéraux».
R. Mahmoudi

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