On n’avance pas du tout

Par R. Mahmoudi – Les circonvolutions actuelles donnent l’impression que la scène politique est de nouveau animée, après une longue léthargie. Pourtant, en dehors des échanges lascifs et des logorrhées interminables de deux ou trois dirigeants survoltés qui remplissent les espaces médiatiques, tout est resté en réalité figé. Désespérément figé. Dans la société, et même dans les microcosmes politiques, on n’avance pas du tout. Il y a une exubérance de discours, de conciliabules suivis de longs communiqués et de commentaires à profusion sur les réseaux sociaux, mais peu ou pas d’actions sur le terrain. Aucune des «initiatives» lancées par les différents partis politiques, à commencer par celle du FFS, qui veut réconcilier à tout prix le pouvoir avec l’opposition, jusqu’à celle du FLN visant à recréer un nouveau parti unique, en passant par la plateforme de la CLTD qui prône un changement offert sur un plateau, n’arrive à rompre ce ronron dans lequel a sombré notre classe politique. Cette dernière laisse un vide immense qui risque d’être occupé par des forces maléfiques, lesquelles ont déjà prouvé ailleurs leur efficacité. L’immobilisme a aussi atteint la société civile et les élites qui ne jouent plus leur rôle d’avant-garde de la société, parce qu’elles sont tout aussi éloignées des préoccupations des Algériens. Tout le monde – syndicats, associations, artistes, imams – a l’air de lutter pour sa survie, abandonnant à son sort une jeunesse sans repère et sans perspectives. Le pouvoir et les états-majors politiques ont encore une fois l’occasion d’aller vers la société, de construire un vrai contrat social, en soumettant au débat ce fameux projet de la révision constitutionnelle et en expliquant aux citoyens les défis auxquels ils sont confrontés –comme cela se fait dans tout pays qui se respecte –, mais il ne faut rien espérer encore cette fois-ci. Tous sont d’avis que tout doit se passer dans l’opacité et dans le cercle des initiés, et que les citoyens doivent être minorisés à vie.
R. M.

Comment (12)

    Anonyme
    22 décembre 2015 - 19 h 42 min

    Par anonyme (non vérifié) |
    Par anonyme (non vérifié) | 22. décembre 2015 – 20:03

    Par Anonyme (non vérifié) | 22. décembre 2015 – 11:02
    je vous suspecte d’être lhadi! vous passez comme une banderole avant ou après …si vous n’êtes pas lui, eh bien vous l’avez raté de peu, il est passé juste après vous!
    mais alors quelle verve ce lhadi, tel un cheval fougueux il nous emmène sur des terres inconnues, personnellement j’aime les voyages-découvertes! et oui pourquoi lhadi n’est il pas plus écouté, sans doute parce que ceux qui décident n’ont oreilles que pour leur égo démesuré et destructeur! il y a des milliers de lhadi en Algérie sont-ils écoutés, discute t-on de leurs propositions éclairées par leur science et sans doute par leur vécu? Non toujours pas, mais ça viendra!

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    Pour ma part cher ami, que des Lhadi ne soient pas écouté ou entendu c’est plutôt un bon signe de santé psychologique voir même un réflexe de survie.
    Faire des propositions « éclairées  » et affiché mépris et suffisance, ce n’est pas la même chose…
    Les grands hommes politiques, sont souvent ceux qui considèrent avec respect leurs concitoyens et ne les considèrent pas comme un troupeau de bovins incapables de réfléchir…

    C’est aussi pour cela qu’en Algérie pas plus qu’en France, le Lhadi est un animal en voie de disparition. Il y a 30 ans ou 20 ans en arrière cela aurait eu plus de succès.
    L’intelligence ne se mesure pas toujours au nombre de citations ou de copier coller alignés sur plusieurs pages…




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    New kid
    22 décembre 2015 - 19 h 30 min

    Le pouvoir est à bout de
    Le pouvoir est à bout de souffle. Sa léthargie l’a condamné à son inintelligible message.
    Nous ne sommes pas au point mort, mais dans une descente en abysse !
    Pourquoi la venue de tant de ministres français ces jours-ci ? Si ce n’est pour ranimer et donner une impétuosité a cette nomenklatura somnolente d’ailleurs épiée par l’outre Atlantic !




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    anonyme
    22 décembre 2015 - 19 h 03 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 22. décembre 2015 – 11:02
    je vous suspecte d’être lhadi! vous passez comme une banderole avant ou après …si vous n’êtes pas lui, eh bien vous l’avez raté de peu, il est passé juste après vous!
    mais alors quelle verve ce lhadi, tel un cheval fougueux il nous emmène sur des terres inconnues, personnellement j’aime les voyages-découvertes! et oui pourquoi lhadi n’est il pas plus écouté, sans doute parce que ceux qui décident n’ont oreilles que pour leur égo démesuré et destructeur! il y a des milliers de lhadi en Algérie sont-ils écoutés, discute t-on de leurs propositions éclairées par leur science et sans doute par leur vécu? Non toujours pas, mais ça viendra!




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    Anonyme
    22 décembre 2015 - 18 h 11 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 22. décembre 2015 – 13:19

    N’en déplaise aux bouches d’égout qui déversent leur fiel, à ces pisse-vinaigre prix Nobel de l’absurde, Je le dis comme je le pense : le voile de l’hypocrisie doit, comme le fait si bien l’excellente plume de l’éditorialiste, être soulevé pour mettre à nu les croassements de ces corbeaux qui volent vers leur bois favori.

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    Coluche ( humouriste homme politique citoyen engagé musicien etc…) disait :

    « Comme les hommes politiques ont décidé de faire de l’humour, alors j’ai décidé de faire de la politique »

    Wel fahem yefham.




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    compte à rebours
    22 décembre 2015 - 16 h 10 min

    Qui n’avance pas recule.L’
    Qui n’avance pas recule.L’ algérien est figé comme foudroyé.Hagard comme un zombie il erre dans les erreurs des autres.Se plaignant tout le temps il ne fait que réclamer.Éternel assisté va.Le compte à rebours a commencé pour tous.Et Dieu reconnaîtra les siens.




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    Rien-ne-va-plus
    22 décembre 2015 - 13 h 48 min

    Les années passées où le
    Les années passées où le baril du pétrole avait dépassé les 100 dollars n’étaient-ce qu’une couverture derrière laquelle se cachait le pouvoir et ses périphéries politiques pour justifier leur « bonne gouvernance et le bien-être du citoyen » ?
    N’est-il pas opportun, pour le pouvoir de contredire aujourd’hui encore; ses détracteurs et de leur démontrer ainsi qu’à tout le monde ; ses propres valeurs et ses capacités à maintenir le bien-être du citoyen et la bonne gouvernance du pays malgré ces moments difficiles !
    Sinon (عند الامتحان يكرم المرء أو يهان)




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    M. Bekaddour
    22 décembre 2015 - 12 h 49 min

    L’armée des étudiantes et
    L’armée des étudiantes et étudiants mérite l’opportunité d’être mises en brigades, une brigade pour chaque commune d’Algérie, avec mission de recenser chaque VRAI problème, et chaque FAUX problème. Cela fait, les Vrais parmi les décideurs s’occuperont des vrais problèmes, et les Faux parmi les décideurs s’occuperont de leurs jumeaux communaux, en principe les vrais problèmes seront gagnants, c’est un match entre deux équipes nationales, celle qui veut que vive l’Algérie, et celle qui veut que vive le cimetière. Soyons inventifs, « BHL » sera triste pour le restant de ses maudits jours




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    Anonyme
    22 décembre 2015 - 12 h 45 min

    Faites un écrit sur le lait
    Faites un écrit sur le lait cru et qui dit vache à lait bien entendu serait bienvenu pour renflouer les caisses d trésor ..du RIFIFI à Freha et dans toutes laiteries de la wilaya de tizi…allez Mr R.Mahmoudi faites qques choses svp !




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    Patriote
    22 décembre 2015 - 12 h 31 min

    Qui n’avance pas recule, dit
    Qui n’avance pas recule, dit le proverbe.
    Il arrive que certaines sociétés stagnent. Par rapport à d’autres qui, elles avancent, elles donnent l’impression de reculer. Il arrivera bien un jour que ces sociétés découvrent le fossé qui s’est élargi, se ressaisissent et essayent de rattraper le retard en avançant à marche forcée.
    Dans notre cas, les choix qui ont été fait durant ces deux dernières décennies ont, non seulement acté la stagnation mais ont fait le choix de reculer à une vitesse V (grand v) rendant le fossé semblables aux abysses.




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    Anonyme
    22 décembre 2015 - 12 h 19 min

    N’en déplaise aux bouches

    N’en déplaise aux bouches d’égout qui déversent leur fiel, à ces pisse-vinaigre prix Nobel de l’absurde, Je le dis comme je le pense : le voile de l’hypocrisie doit, comme le fait si bien l’excellente plume de l’éditorialiste, être soulevé pour mettre à nu les croassements de ces corbeaux qui volent vers leur bois favori.
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    Les prêcheurs sans fidèles, les généraux sans armée, les moucherons qui collent aux ampoules, les gnous à la recherche du point d’eau, nourrissent l’esprit par des diversions qui rentrent dans le cadre du jeu de miroir de la société spectacle.
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    Il est évident que les battements de paupières qui s’amusent à faire des clins d’œil à l’oligarchie institutionnelle pour détrôner l’oligarchie de fait, l’inconséquence des actes ainsi que l’incompétence des propos, ne peuvent abuser le citoyen algérien.
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    Parce que le citoyen d’aujourd’hui n’a pas une tête à soulever uniquement les deux oreilles.
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    Tout homme politique dont l’éthique de responsabilité est chevillée à ses convictions, ne peut épouser la politique du génie incompris : homme de calculs, de stratégie, de combinaisons.
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    L’egoisme chez ces gens là est devenu une valeur suprême !!!
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    Le cynisme qui doit à Diogène (cynisme moral) autant qu’à Machiavel (cynisme politique) a déserté la responsabilité de la déontologie politique (limitation de la politique à la morale).
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    Aristote, dans l’Antiquité ou Avérroés, au seuil de la modernité, peuvent venir à notre secours et nous aider à retrouver notre épaisseur d’homme, à ne pas fuir le devoir citoyen, à nous restituer un humanisme qui, en ce temps de crise, peut devenir un moment de grande espérance.
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    L’orateur juriste Isocrate disait : « prendre la parole dans deux circonstances, ou quand il s’agit de choses que tu sais parfaitement, ou quand la nécessité l’exige. »
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    Le vote est une conquête sociale d’une nécessité impérieuse. C’est le fondement de la démocratie directe ou indirecte. C’est le socle d’une société plus juste, plus moderne.
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    Abraham Lincoln disait : « Un bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil. »
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    Nombreuses et nombreux, les citoyens algériens et citoyennes algériennes qui, comme moi, s’échinent, s’époumonent, agissent sans gesticulations à la Don quichotte, pour une insurrection des consciences afin que la vision de l’Algérie de demain, les besoins populaires puissent devenir l’objet de choix démocratiques définis au terme d’études, de débats, de consultations multiples, et fixés dans les grandes orientations qui apparaîtront sans aucun doute à travers la gestion démocratique et décentralisée.
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    Pouvons-nous en jeter rapidement les fondations ?
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    C’est possible si nous inoculons, dès maintenant, chacun à sa manière et ses moyens, le germe de la culture démocratique aux plus dix millions d’abstentionnistes.
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    « La force de l’esprit vaincra la force de l’épée ».
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    Fraternellement lhadi
    ([email protected])
     




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    Anonyme
    22 décembre 2015 - 10 h 02 min

    C’est devenu chacun pour
    C’est devenu chacun pour soi.
    Sinon dire qu’on n’avance pas c’est faire fi des contributions industrielles de notre Phare National Algérien (PNA), notre frère Lhadi.

    Il nous apporte sur un plateau d’argent les causes et les solutions à nos maux et notre gouvernance. Sa boîte à outil fourmille de solutions clés en main pour faire de l’Algérie un exemple universel à coups de « il faut que… » , « il n’y a qu’à… » tout en distribuant les bons points ou les remontrances tel un enseignant d’école primaire soucieux de voir ses élèves s’appliquer à bien savoir lire et écrire selon ses normes établies.

    Comment se fait il qu’une telle compétence ne soit pas encore utiliser comme il se doit?????
    Pourtant c’est pas faute de s’échiner à nous instruire et nous guider!

    Donc oui Mr Mahmoudi le constat est le bon, mais vous omettez (sciemment? ) d’évoquer La Solution : Lhadi.




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    Anonyme
    22 décembre 2015 - 8 h 33 min

    Bravo.
    On croit que le

    Bravo.
    On croit que le citoyen ne comprend rien, donc on décide son avenir à sa place.




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