Ministre des syndicats

Par Houari Achouri – Nouria Benghebrit est-elle ministre de l’Education ou ministre des syndicats de l’éducation ? On peut le savoir en comparant le temps qu’elle passe à tenir des réunions avec les représentants des travailleurs de son secteur pour trouver des solutions à leurs problèmes et donner satisfaction à leurs doléances avec celui réservé aux aspects directement liés à la mission de l’école algérienne qui place l’élève au centre de toutes les préoccupations et lui garantit un enseignement de qualité. Ce mercredi, elle recevra les syndicalistes de la Coordination nationale des adjoints de l'éducation, pour étudier leurs revendications socioprofessionnelles, qui, par ailleurs, sont certainement tout à fait légitimes, puisqu’elles concernent la promotion de cette catégorie de travailleurs et leur retraite. Il faut préciser que ce n’était pas le seul argument des syndicalistes pour se faire inviter par la ministre, ils en avaient un autre, de poids : l'appel à la grève et au sit-in, programmés pour aujourd’hui, lundi, devant l'annexe du ministère de l'Education nationale, à Alger. Le prix à payer par la ministre pour obtenir l’annulation de cet appel est évidemment pris sur l’investissement dans l’amélioration du niveau de l’enseignement dispensé aux élèves. Les réunions avec les syndicats et la préparation des dossiers à examiner exigent des journées entières qui sont, en effet, enlevées au programme de travail consacré au domaine strictement pédagogique pour lequel un retard énorme a été constaté et qu’il faut en urgence combler. Nouria Benghebrit est devenue la ministre des syndicats qui ont ainsi réussi à la dévier de son travail initial et principal qui vise à hisser l’enseignement de base en Algérie à la hauteur des besoins du pays et à la hauteur aussi de ce qui se fait dans les pays développés. Du coup, l'école n'avance pas. L’année 2016 et les deux ou trois années suivantes ont la particularité de faire tomber l’examen du bac et celui du BEM dans le contexte du Ramadhan. Comment s’y prendre pour que les promotions concernées ne soient pas sacrifiées à l’improvisation pour faire face à cette situation ? Il serait bon que la ministre en discute avec ses interlocuteurs mercredi.
H. A.
 

Comment (6)

    anonyme
    25 janvier 2016 - 20 h 34 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 25. janvier 2016 – 13:26
    j’ai bien ri en vous lisant ! « corruption morale » qu’il nous dit ! mais monsieur ces gens n’ont pas de morale ! la corruption ils la pratiquent depuis toujours à commencer par proclamer que l’algérie est arabe jusqu’aux corruptions quotidiennes les plus viles et débiles! ces pseudo syndicalistes qui sont en fait de vulgaires profs d’arabe récitant leurs litanies incompréhensibles et sans aucun intérêt pour tout être doté d’intelligence, devraient se faire coffrer une bonne fois pour toute et qu’on en parle plus , on comblera le « déficit » en intégrant des profs étrangers de qualité ! des profs qui croient en leur mission éducative ! la ministre est bloquée dans toutes ses démarches on le voit bien , dernièrement elle a du reprogrammer les dates du bac et les autres cycles de sorte à éviter le grand méchant « ramadhan » ! Allah yehdina!




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    Anonyme
    25 janvier 2016 - 18 h 37 min

    De par ses positions et ses
    De par ses positions et ses décisions , Madame Nouria Benghebrit joue le jeu de syndicaliste des syndicats. Au lieu de se concentrer sur des réformes profondes de l’éducation, elle gère les syndicats et cède de son pouvoir jusqu’à faire de ces syndicats des acteurs incontournables.
    Le marasme de l’école, n’est pas la gestion des problèmes matériels , c’est son déficit en formation de tous ces élèves qui ne croient plus en l’avenir par l’école.
    Madame la Ministre, se doit de prendre des décisions franches quant au programme et méthodes d’enseignement.
    L’élève doit comprendre que son avenir passe inévitablement par une école forte.




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    lhadi
    25 janvier 2016 - 15 h 41 min

    Toutes les gesticulations de

    Toutes les gesticulations de madame la ministre de l’éducation nationale rentrent dans le cadre du jeu de miroir de la société spectacle.
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    Pourquoi ?
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    Parce qu’à défaut d’oeuvrer à une politique qui vise l’excellente, elle oigne cette institution avec un peu de baume sur les plaies qui, in fine, est un cataplasme sur une jambe de bois.
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    Madame la ministre aurait dû, dès le début, définir les objectifs généraux et les étapes transitoires en même temps proposer des lois de programme pluriannuelles.
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    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Anonyme
    25 janvier 2016 - 12 h 26 min

    Malgré le concert de
    Malgré le concert de louanges, quelques voix s’élevaient déjà depuis longtemps pour dire que cette ministre n’est pas à la hauteur.

    Son job c’est de contenir et contrôler les enseignants en les achetant et en pratiquant la corruption morale pour éviter les grèves et donc les répercussions sur les affaires du clan mafieux. Point barre.
    Exactement comme tous les ministres chargés uniquement de préserver la quiétude des bouteflika. D’ailleurs les khenchlis oubliés de la république depuis 1999, voient défilés des ministres depuis peu…pourquoi? Parce que cette wilaya est au bord de l’implosion sociale et en ont marre des discriminations flagrantes entre leur vie misérable et les milliards déversés à perte sur oran et tlemcen…

    Les syndicats enseignants ont très vite compris à qui ils avaient à faire…




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    H'didwane
    25 janvier 2016 - 11 h 27 min

    La raison est simple:
    C’est

    La raison est simple:
    C’est parceque les travailleurs en Algerie ne sont pas représentés par un syndicat.
    Le « syndicat » de Sidi Said en Algerie est une organisation de beni oui oui qui défend le pouvoir en place et les patrons sans jamais défendre l’interet des ouvriers.
    Leur travail est de matter toute contestation et de l’étouffer dans l’oeuf pour plaire a leurs SIDI. On ne s’appele pas « SIDI » pour rien en Algerie.




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    USMS
    25 janvier 2016 - 11 h 13 min

    Ce n’est pas Madame Nouria
    Ce n’est pas Madame Nouria Benghebrit qu’il faut blâmer mais les « éducateurs » qui ne cessent de réclamer des avantages sous la menace de la grève. C’est sur eux qu’il faudra crier « Harro sur ….. »




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