Le SOS des fellahs

Par Kamel Moulfi – L’économie algérienne, déjà minée par les segments occupés par l’informel, présente les signes d’un désordre dont les effets retombent directement sur les consommateurs puis, fatalement, en retour, sur les activités productives. C’est le paradoxe algérien : au moment où il y a un véritable consensus national, gouvernement et opposition, experts et profanes, sur la nécessité de sortir de la dépendance des recettes d’exportation des hydrocarbures, un secteur comme celui de l’agriculture, qui est appelé à contribuer à la mise en place d’une dynamique de diversification de l’économie, montre des signes inquiétants pour son avenir alors qu’il enregistre des progrès réels sur le terrain. C’est le sens de la sonnette d’alarme tirée par les agriculteurs qui alertent les pouvoirs publics sur l’effort d’organisation et de planification à déployer en urgence pour sauver la production. La télévision publique a montré des images de surproduction pour la pomme de terre, pour la tomate et pour d’autres légumes de saison, mais les prix restent élevés par rapport au pouvoir d’achat de la grande masse des citoyens. Il y a, pour le moins, un dysfonctionnement entre l’amont et l’aval, entre la sphère de la production et le circuit de commercialisation. Les producteurs concernés se retrouvent avec des quantités de produits dont ils ne savent que faire en l’absence de réseaux de distribution. Ils se demandent pourquoi, ils n’arrivent pas à exporter leur surplus de production et interpellent, sur ce point précis, les pouvoirs publics qui semblent n’appréhender le commerce extérieur que dans le sens des importations. Autre question : où sont les débouchés vers l’industrie agroalimentaire locale, censée prendre le relais à travers l’activité de transformation ? Les intermédiaires qui sont la principale cause de la flambée des prix ne semblent pas intéressés par l’approvisionnement des marchés en grandes quantités, cette démarche ne correspond pas à leur logique de recherche exclusive du profit. Alors, qui est à l’écoute du SOS des fellahs algériens ? La prochaine saison agricole dépend des solutions qui seront trouvées à la saison en cours.
K. M.

Comment (15)

    Bekaddour Mohammed
    3 mars 2016 - 8 h 46 min

    @ Par anonyme (non vérifié) |
    @ Par anonyme (non vérifié) | 2. mars 2016 – 20:55

    Par Bekaddour Mohammed (non vérifié) | 2. mars 2016 – 16:38
    en parlant de la lune, je crois bien que vous nous écrivez de là…
    ———————————————————–
    Je dis admettre que vous avez deviné d’où j’écris, oui depuis une zone qui ressemble à a lune, pas un brin d’herbe, et nous sommes en mars… Terre, lune, mars sont harmonisées ! Hélas, S.O.S de toute la faune et toute la flore, mais croyez moi j’ai toujours eu les pieds sur terre, je plains juste ceux qui doivent atterrir !




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    Anonyme
    3 mars 2016 - 6 h 07 min

    ALgerie n’a pas une
    ALgerie n’a pas une ÉLITE!!!
    Tout pays qui se respecte à une ÉLITE sauf chez nous médiocrité, incompétence, etc….voilà .




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    mahdi
    3 mars 2016 - 0 h 48 min

    Il faut detruire les entites
    Il faut detruire les entites de m…rde telle que landi les sgp et chasser les ministre de l’industrie, du commerce et surtout celui de l’agriculture et bien entendu fermer leurs ministeres et remplacer le tout par le systeme de troc. Laisser les citoyens se prendre en charge. الحكومة ما فيهمش الخير




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    Anonyme
    2 mars 2016 - 23 h 35 min

    Où est le ministère du
    Où est le ministère du commerce,de l’agriculture,de l’industrie? Où est l’andi qui devrait proposer justement des projets dans l’industrie de transformation? Et l’ansej aussi,au lieu de se conforter dans leurs bureaux en senseurs!! C leur rôle de proposer des projets utiles et viables! Ça oui si sellal c une réforme,ça dire modifier les missions de l’andi pour lui imposer de concevoir et proposer des projets d’investissements!!




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    anonyme
    2 mars 2016 - 19 h 55 min

    Par Bekaddour Mohammed (non
    Par Bekaddour Mohammed (non vérifié) | 2. mars 2016 – 16:38
    en parlant de la lune, je crois bien que vous nous écrivez de là…




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    anonyme
    2 mars 2016 - 19 h 53 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 2. mars 2016 – 16:08
    on ne parle pas des éleveurs mais des pauvres fellahs!




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    Thidhet
    2 mars 2016 - 17 h 06 min

    Il y a des gens qui
    Il y a des gens qui travaillent au profit d’économies étrangères et réduisent nos travailleurs et paysans à misère. Il faut les fus….ller.




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    Thidhet
    2 mars 2016 - 16 h 26 min

    Je me trompe peut-être, si
    Je me trompe peut-être, si j’ai bien compris, rien dans nos accords avec le reste du monde n’empêche notre gouvernement de pratiquer le protectionisme en taxant les produits importés. Là nous subissons les mêmes contraintes que les pays membres de l’OMC mais sans les avantages. Nous payons pour les agriculteurs européens et forçons les nôtres à la faillite.




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    Bekaddour Mohammed
    2 mars 2016 - 15 h 38 min

    « L’Algérie française »,
    « L’Algérie française », matrice du mal, a fonctionné de façon telle que tout, TOUT, au plan agricole, à partir de 1962, était voué à l’échec : Echec consommé en 2016, il faut donc un divorce, fut-il cruel, avec ce qui se passe depuis 1962, le bon « mariage » sera enfin possible, entre l’Homme et la terre, « chez nous », à condition que les parasites habituels, qui touchent 100 fois plus que le SMIG algérien soient envoyés sur la Lune, pour la cultiver, ou sur Mars, à titre de mesure indulgente, la pire pour eux étant de les envoyer faire de l’agriculture dans… Leurs tombes, oui !




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    Anonyme
    2 mars 2016 - 15 h 08 min

    Bientôt la salât du 3asr je
    Bientôt la salât du 3asr je reviens sur les champs pour vous détailler les escrocs fellahs de mèches avec les collecteurs qui sont entrain d couler le pays …imaginés un fellah qui possède deux vaches et un chevre arrive à produire 1000 / jour de lait de vache…eh bien c’est catastrophique..des collecteurs achètent ailleurs du lait de freha par ex et le transmettre sur le dos d’autres fellahs qui possèdent un bout ici et je ne chevre et le lait tourne en rond jusqu’à la nuit tombée ..imaginés ce pâturage d’Algérie
    Qui mélange quelques gouttes de lait cru avec du lait en poudre et revend par des camions entier
    ( la nuit ) pour les frères de Mirabeau dé ouaguenoun et de toutes la région …ça triche à ciel ouvert …les fellahs vont bien très bien et certain roulent avec des voitures de luxe messieurs …sortez sur le terrain et vous verrez d vos yeux la manœuvre maléfique de freha et d baghlia centre et de boukhlafa …
    À toutes …




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    RasElHanout
    2 mars 2016 - 13 h 51 min

    Il faut savoir que le lobby
    Il faut savoir que le lobby de l’Import-Import notamment dans le secteur agricole est entre les mains d’une mafia tres proche des centres de decisions a l’effet de maintenir la dependance alimentaire de l’Algerie notamment vis a vis de la France et que meme l’actuel Ministre n’arrive pas a cerner pour la juguler et pour cause……




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    lhadi
    2 mars 2016 - 13 h 47 min

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    L’Algérie est orpheline de

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    L’Algérie est orpheline de politique en matière agricole.
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    Un gouvernement démocratique engagera notre agriculture dans la voie des transformations qu’exigent notre époque, les besoins des travailleurs des campagnes et l’intérêt de la nation.
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    Dans l’économie du régime démocratique, il sera indispensable d’utiliser au maximum les possibilités naturelles techniques et humaines de notre agriculture, en vue de satisfaire les besoins alimentaires croissants et toujours plus variés des masses populaires et de produire un supplément destiné à l’exportation.
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    Dans le cadre du plan national, la place de l’agriculture sera définie avec les objectifs à atteindre. On pourra ainsi progresser l’élimination de l’anarchie de la production inhérente au système actuel; vers un rapprochement entre l’offre et la demande grâce à une orientation des productions, une réelle organisation des marchés et la limitation des importations aux besoins du pays, créant par là-même les conditions indispensables à une certaine planification.
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    Le développement des industries agricoles et alimentaires sous la forme coopérative ou en association entre coopératives et collectivités publiques, en corrélation avec le maintien ou le rétablissement des organismes d’intervention et d’organisation des marchés existant ou ayant existé, garantiront, grâce à la conclusion des contrats entre ces organismes et les producteurs, une participation réelle de ceux-ci aux pouvoirs de décision.
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    La mise en oeuvre et la coordination de l’ensemble de ces instruments permettront une régularisation des marchés agricoles et assureront un développement plus harmonieux de l’agriculture.
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    Les régions de moyenne et de haute montagne se verront attribuer par le plan des aides spéciales, notamment des investissements pour leur industrialisation, la modernisation de leurs infrastructures économiques, le développement du tourisme, une péréquation des tarifs de transport, etc.
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    Le plan comportera les crédits nécessaire et leur meilleure répartition pour l’aménagement du territoire, l’équipement rural, la voirie, l’habitat, les bâtiments d’exploitation, les adductions d’eau, l’irrigation, le drainage, etc.
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    Par ailleurs le relèvement du pouvoir d’achat des masses populaires favorisera l’élargissement du marché intérieur et facilitera par là même l’écoulement de la production.
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    La meilleur organisation des marché, la réduction des charges de distribution (transport, fiscalité, profits des intermédiaire notamment) permettront la fixation des prix agricoles en fonction des couts de production et garantiront ainsi une juste renumération du travail.
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    Une politique en matière d’agriculture ne peut être efficiente si l’enseignement agricole, rattaché à l’Education nationale, ne sera pas développé à tous les niveau et dispensé de manière à répondre aux besoins des travailleurs des campagnes dans une économie agraire moderne.
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    L’enseignement agricole et général sera développé et mis à la portée de tous les jeunes ruraux, leur offrant la formation désirée et la véritable liberté de choisir leur métier.
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    La diffusion de l’information économique et technique, la formation permanente sont mises à la portée de tous les agriculteurs.
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    La recherche agronomique sera dotée des crédits et moyens nécessaires pour qu’elle puisse répondre aux exigences de notre époque.
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    Tout doit être mise en oeuvre pour développer et moderniser l’agriculture, important facteur du maintien des équilibres économiques et naturels, en améliorant les conditions de travail et de vie des petits et moyens producteurs qui représentent et continueront de représenter dans les prochaines années la grande majorité des travailleurs de la campagne, qu’il s’agisse des approvisionnements et des équipements, des débouchés et des prix, des crédits et de l’utilisation des terres.
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    La planification, élaborée démocratiquement, définira au niveau régional le développement et la modernisation de l’agriculture, sa place dans l’économie. Ainsi les travailleurs de l’agriculture pourront intervenir activement dans la recherche des solutions les mieux adaptées à leur situation.
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    Pour que la terre ne soit plus objet de spéculation, mais l’instrument de travail, mis en propriété ou en location, à la disposition des producteurs qui en ont le plus besoin, les ventes et locations foncières seront contrôlées par des offices fonciers gérés majoritairement par les agriculteurs élus, avec des représentants des pouvoirs publics et des collectivités locales.
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    L’espace rural sera aménagé dans un cadre régional en tenant compte des besoins d’industrialisation, de protection de la nature, de tourisme, en veillant à développer les équipements collectifs ruraux.
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    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Anonyme
    2 mars 2016 - 12 h 30 min

    Sous bouteflika seuls les
    Sous bouteflika seuls les contrebandiers les hallabas et les escrocs se sont enrichis et développé…L’agriculture n’a pas échappé au délabrement général quils essayaient de masquer à coups de distributions de logements pendant qu’ils mettaient des millions de dollars à l’étranger sur leurs comptes….L’Algérie de bouteflika c’est le désert et le chaos généralisé




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    anonyme
    2 mars 2016 - 12 h 03 min

    D’abord combien sont-ils ces
    D’abord combien sont-ils ces fellahs algériens en danger d’extinction? Ils sont 28000… non vous ne rêvez pas ils sont 28000 pour un pays de 40 millions de « consommateurs », ils sont 28000 pour une pays où les chômeurs se comptent par millions… Et maintenant la question qui fait mal : combien étaient ils ces fellahs en 1959 ? Ils étaient plus de 900000 pour une population de moins de 10 millions d’âmes! non vous ne rêvez pas , 900000 contre 28000 sachant que la population a quadruplé et qu’elle augmente d’un million d’âmes chaque année (dont100000 naissances par an à Alger). Ils sont tellement peu ces fellahs que, tenez vous bien, la caisse nationale qui leur est dédiée, ne s’occupe plus de leurs cotisations sociales et autres services spécialisés, puisque ces fellahs sont désormais gérés par la casnos , la caisse des libéraux, des indépendants … C’est dire à quel point ces héroïques fellahs sont en voie d’extinction, on se demande alors à quoi servent toutes ces institutions qui arborent le mot « agricole » ??? … Et finalement que peuvent ils ces héroïques fellahs ? Rien ! la patate du Souf est excédentaire ? elle finira par pourrir, c’est tout ! de toute façon on a pas le temps de s’occuper de ces broutilles ! on a plus urgent à faire, construire notre mosquée de 100 étages, c’est notre portion de saoudia (ça fait rêver n’est-ce pas ?) en plaine d’Elharrach et Sablettes, avec ses palmiers par millions, ses pelouses artificielles, ses centres commerciaux et ses femmes voilées de noir de la tête au pied, ha la saoudia comme si vous y étiez (manque juste les exécutions publiques, humm !)! Coût de l’opération au moins 2 milliards ! alors vos patates on s’en tape !




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    Anonyme
    2 mars 2016 - 11 h 06 min

    Où êtes vous Monsieur le
    Où êtes vous Monsieur le ministre?
    Aller sur le terrain..
    Il faut une VRAIE ÉLITES pour gérer ce secteur crucial pour l’Algérie de demain.
    Il mettre de l’argent et l’accompagnement de nos agriculteurs mais pas des escrocs.
    Il developper des outils moderne pour l’accompagnement.




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