L’arme de la division

Par Kamel Moulfi – La période décisive des examens de fin d’année scolaire s’ouvre dans un climat social fortement perturbé dans ce secteur. L’incertitude totale pèse sur l’issue du conflit qui met aux prises le ministère de l’Education aux enseignants contractuels (plus de 25 000) qui revendiquent leur permanisation sans passer par le concours que l’administration organise pour les nouveaux recrutements, au nombre de quelque 28 000, appelés à remplacer les départs à la retraite et à faire face aussi aux besoins de la prochaine rentrée scolaire. A l’intransigeance de Nouria Benghebrit, accompagnée même d’une mise en garde contre «toute menace sur la pérennité de la scolarité», les enseignants contractuels ont opposé leur détermination à poursuivre leur action jusqu’à la satisfaction de leur revendication. Comment va évoluer la situation? La question intéresse au plus haut point les candidats aux examens et leurs parents, inquiets devant la tournure que prend le mouvement qui s’est transformé en épreuve de force en l’absence d’une volonté de trouver un compromis entre les deux parties. Depuis qu’il a commencé, le conflit n’a pas progressé d’un iota: d’un côté, l’administration prend prétexte du statut de la Fonction publique pour refuser une titularisation d’office des contractuels, et en face, les enseignants concernés qui n’ont aucune confiance dans le concours et refusent de le passer. En évoquant la prise en compte de l’expérience dans la notation pour les enseignants contractuels qui passeraient le concours, la ministre a implicitement rejoint le terrain des contestataires qui se prévalent de cette expérience. Pourquoi alors ne pas faire le pas courageux de les intégrer automatiquement sur la base de ce critère, mais aussi au vu des résultats qu’ils ont obtenus dans l’exercice de leur profession? Au lieu d’utiliser l’arme de la division contre les enseignants contractuels (entre ceux qui passent le concours et ceux qui le boycottent) avec le risque d’aggraver la tension sociale dans ce secteur fragile.
K. M.

Comment (3)

    Anonyme
    26 avril 2016 - 7 h 44 min

    Il faut aussi recruter des
    Il faut aussi recruter des juges, des avocats, des chirurgiens , des médecins au sein de la population qui n’a pas pu suivre un cursus scolaire et universitaire sans diplômes ni concours . L’Algérie oum al mou3jizates.




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    karimdjazairi
    25 avril 2016 - 18 h 09 min

    Les enseignants contractuels
    Les enseignants contractuels n ont pas compris que pour etre recruté et meme devenir fonctionnaire, il faut passser un concours, et qui persistent à saboter le bon fonctionnement de l enseignement, doivent être mis devant leurs responsabilités.

    Ou ils abandonnent leur combat perdu d avance, qui tend à obtenir un privilège au mépris de ceux qui passent les concours, ou alors, la ministre de l education doit procéder à leur licenciement pour faute grave.

    Je suggère au gouvernement, de ne pas recruter 28 000 mais 53 000 futurs enseignants, il y a un million de candidats qui veulent passer le concours.

    Faut arreter la mascarade.




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    BRADAGE
    25 avril 2016 - 17 h 39 min

    Du social même pour enseigner
    Du social même pour enseigner nos enfants.Quel raisonnement de sous développé.Alors pourquoi ne pas distribuer le BAC les licences et encore des doctorats…Arrêter de soutenir des thèses ridicules qui nous ont emmenés là où nous sommes.Donner la chance à tous par le passage d’un concours comme ça se passe dans tous les pays développés et arrêter ce populisme destructeur et laisser notre école s’épanouir grâce à un encadrement compétant.Stop au chantage et à la gabegie.




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