Rafistolage

Par Kamel Moulfi – Mettre le doigt sur l’incapacité du pouvoir à imposer la loi, ce serait trop demander aux membres du gouvernement qui, eux-mêmes, semblent engagés dans la voie contraire ; celle d’un laxisme inimaginable et incompréhensible. En effet, les autorités vont de report en report dans l’application de ce qu’elles décident : report du délai d'achat de la vignette automobile au mois d'août, soit deux mois, report des mesures contre les propriétaires de bâtisses inachevées, report des mesures contre les faussaires de l'Ansej qui ont détourné des milliards pour se payer des voitures rutilantes en lieu et place des projets d’intérêt public pour lesquels ils ont été consacrés par l’Etat… C’est le signe de l’échec lamentable du gouvernement dans tous les domaines. Cette conclusion est loin d’être hâtive ou exagérée. Un autre fait, moins tragique heureusement que l’accident de Laghouat de samedi matin, le confirme ; un fait qui relève d’ailleurs du vaudeville et qui a eu pour cadre l’examen du bac session 2016. Le manque total et indécent d’humilité chez la ministre après le bon déroulement des examens de 5e année primaire et du brevet d’enseignement moyen, a été suivi par une panique humiliante suite aux fuites des sujets au bac, qui est le «vrai» examen, aussi bien pour les candidats que pour les autorités qui ont la responsabilité de l’organiser dans de «bonnes conditions». Pour la première fois, depuis la session de juin 1992, les fuites des sujets ont été possibles. Comment se fait-il que les procédures de prévention, absolument rigoureuses, qui ont fait leurs preuves les années passées, n’ont-elles pas réussi à empêcher ces fuites ? Pour l’heure, le pouvoir qui va de rafistolage en rapiéçage, a décidé de faire repasser certaines épreuves. Mais qu’est-ce qui garantit que d’autres fuites n’auront pas lieu ? On se demande quelle forme prendra la fuite en avant dans ce cas. Une autre manifestation des ratages du gouvernement, contrairement à ce qu’en dit le discours officiel, est dans l’opération médiatique de remise des clés des appartements du programme AADL1. Les souscripteurs et autres demandeurs de logement, lassés par les reports successifs des échéances, veulent voir pour croire aux annonces et aux promesses de Tebboune, que la crise du logement connaîtrait sa fin en… 2018, alors que la distribution des logements AADL2 a été reportée – elle aussi – à 2020 ! Comment peut-on penser que «tout va bien» ?
K. M.

Comment (12)

    Anonyme
    8 juin 2016 - 2 h 22 min

    quand on a beaucoup de choses
    quand on a beaucoup de choses à se reprocher ,choses connues du public ,et qu’on gouverne on cede facilement à la resistance populaire car le resultat est évident ;le dernier mot ira au plus fort :le peuple ;




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    QUENELLE
    7 juin 2016 - 16 h 31 min

    Je croyais sincèrement en
    Je croyais sincèrement en Tebboune et en ses déclarations et autres promesses ! Je sais aujourd’hui que moi, l’inscrit à l’AADL 2013, ne pourrait pas jouir de mon F3 en temps voulu !
    Tragique !
    Tout le monde nous a trahis !
    Qu’ils soient maudits ! ! !




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    Anonyme
    7 juin 2016 - 15 h 48 min

    Encore avec l’honnêteté du
    Encore avec l’honnêteté du Professeur ABERKANE:
    J’ai repris mon activité de professeur au service de réanimation du CHU de Constantine dès ma fin de fonction ministérielle, sans être payé par la faculté de médecine ou le CHU puisque je continuais à bénéficier d’une rémunération au titre du congé spécial de fin de fonction. Il faut savoir que pendant cette fonction ministérielle, j’étais en position de détachement de mon poste de professeur titulaire, chef de service de réanimation. A la fin de cette période de congé spécial, une cessation de paiement m’a été délivrée par les services du gouvernement pour que ma paye initiale de professeur puisse m’être versée. Je n’ai jamais été mis à la retraite et je n’ai jamais touché de rémunération à ce titre. Depuis ma fin de fonction ministérielle jusqu’à octobre 2005, je n’ai perçu que mon allocation de congé ministériel, et depuis octobre 2005, à la fin de ce congé, je ne perçois que ma rémunération de fonctionnaire de l’enseignement supérieur et de la santé et je remplis, de mon mieux, mes fonctions de soins, d’enseignement et de recherche. Ordinairement, les anciens ministres ne reprennent pas leur travail d’origine, ce qui peut expliquer que le formulaire « standard » dont il est fait mention, de façon évidemment diffamatoire et malintentionnée, indique que l’intéressé peut faire valoir ses droits à la retraite. Pour conclure, je ne suis ni « retraité », ni « contractuel », et mon dossier de reprise de fonction a été dûment visé par la Fonction publique et le contrôleur financier.
    Pr A. Aberkane Chef de service en réanimation médicale




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    Anonyme
    7 juin 2016 - 15 h 44 min

    A propos du Pr Aberkane:

    A propos du Pr Aberkane:
    – L’association ville-santé du Khroub a organisé au cours de la matinée d’hier une rencontre autour du tabac et notamment de la journée mondiale de lutte contre le phénomène en question.
    Le Pr Aberkane-maire de la ville- auquel a été donne en premier la parole , avait donné deux anecdotes fournies dans la foulée de la Santé, directeur à l’OMS, maire, sénateur auront rapidement résumé le constat sur le plan national et surtout la perception très mitigée du fléau par les organismes des pouvoirs publics concernés.
    «Lors du sommet du Nepad (2004) en Algérie, la délégation sud-africaine avait fait le déplacement à bord d’un avion de la compagnie Air Algérie. La ministre de la Santé en l’occurrence Mme Chabala qui accompagnait le cortège présidentiel en est descendue scandalisée et la fait savoir avec virulence, le président Bouteflika était présent sur le tarmac, parce que l’interdiction de fumer n’existait pas dans cet espace public. C’est d’ailleurs à partir de cet incident que notre compagnie a pris des mesures restrictives ».
    Le Pr Aberkane enchaînant ensuite sur «un conseil du gouvernement où pratiquement la majorité des ministres fumait sans désemparer en discutant et chacun apportant son argumentaire sur la future loi interdisant aux usagers du tabac de le faire dans les lieux publics… C’est dire donc qu’il ne suffit pas de mettre en place des textes s’il n’existe pas une réelle volonté politique derrière qui permettraient de prendre des mesures radicales en le domaine».
    Et pour mieux enfoncer le clou, l’ancien maire du Khroub parlant es qualité a déploré l’absence d’une part «des élus » et «des directeurs d’établissements scolaires d’autant plus que rien ne justifie plus leur absence… les examens de sixième étant passés et tous les établissements quasiment en vacances».
    Il existe encore des HOMMES dans ce pays.




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    Anonyme
    7 juin 2016 - 15 h 36 min

    Citez moi un Ministre qui a
    Citez moi un Ministre qui a été élu ? Un Ministre qui est passé par de vraies urnes ? Car certains iront à citer le Président; or on connait les conditions d’organisation d’élections. On ramasse des individus pour les nommer à des postes d’un pouvoir qui ne peut être exécutif.
    La nature du pouvoir en Algérie, est unique au monde.
    Citez moi un Ministre qui, après son mandat de ministre, est retourné à son poste de travail original. Un seul , un seul cas qui est d’actualité, le Professeur ABERKANE qui EST président d’APC au KHROUB- liste FFS – Chapeau bas professeur !!!!
    Vous êtes loin de ce cahin-caha du gouvernement Algérien qui ne cesse de reculer devant la mafia-polico-financière. L’Algérie se retrouve en queue de tous les classements mondiaux sauf celui de la CORRUPTION.




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    New kid
    7 juin 2016 - 13 h 35 min

    Rafistolage dans les
    Rafistolage dans les marécages claniques.
    Les gouvernants doivent tous recevoir avec une mention “Très bien” leur BAC ans les épreuves de rafistolage, de tricotage et de longanimité envers ce peuple de tube digestif qui applaudira même si poussé du haut d’un précipice.
    La triche étant le sujet fort de ces ténébreux maillons claniques, les idéaux monarchiques ayant été appris pendant de longues années d’exil, l’informel islamiste les complémente à merveille avec la notion qu’un Malik terrien est aussi puissant qu’un Malik universel.
    Les fuites sont les normes des régents laissés en rade. Prenons les exemples des eaux, de l’électricité, des fonds publics, des mines d’or. Sans compter la fuite vers la rente pour des voix perpétuelles plus précises que les montres suisses !
    Les logements sont des paires de manches differentes que la nomenklatura doit d’abord se servir et choisir avant que les communs des mortels prennent possession de leur loggia du ré-de chaussée ou de la cave.




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    khaznadji
    7 juin 2016 - 12 h 53 min

    la seule stratégie existante
    la seule stratégie existante dans ce pays c’est de pérenniser la situation ,pomper ce qui reste de la rente,protéger les relais et les clientèles depuis 1999.neutralise les islamistes en les intégrant dans un schéma d’une économie informelle.Le reste est bâti sur le mensonge et la roublardise Tebboune sur 11.000 logement distribue 300 logements et s’en va toutes les promesses prennent de l’eau comme un couscoussier dans tous les secteurs.il serait ennuyeux d’énumérer les ratages quotidiens d’un gouvernement et d’un pouvoir qui ne disposent ni de stratégie ni de plans développement pour le ct le mt et le lt .une gestion chaotique de tous les jours en espérant des lendemains meilleurs




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    Anonyme
    7 juin 2016 - 9 h 30 min

    Non M Moulfi il ne s’agit pas
    Non M Moulfi il ne s’agit pas d’échecs du gouvernement mais plutôt un mode de gouvernance propre à ce régime…Il consiste à acheter les consciences d’une partie du peuple en fermant volontairement les yeux ce qui permet à toute cette faune d’escrocs de poursuivre dans un relatif confort le pillage des ressources du pays…Et c’est ce qu’il s’est passé depuis 1999 surtout avec le baril à 140 dollars…Les amis de la famille au pouvoir ainsi que toute la petite racaille qui la sert avec zèle se sont bien gaver…Quelques miettes jetés au peuple pour noyer la corruption et les détournements à grande échelle et le tour est joué. Hélas pour eux le régionalisme les a mis à nus. Les populations des hauts plateaux du centre et de l’est vivent dans un dénuement effarant et à côté vous avez un projet totalement ridicule mais au combien symbolique du premier tgv qui reliera oran à tlemcen alors que le maillage routier est le meilleur d’Algérie dans ces coins…

    Il ne s’agit pas d’une maladresse grossière de reporter l’application des lois mais plutôt d’un calcul satanique des tenants du pouvoir pour pérenniser leur emprise.




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    lhadi
    7 juin 2016 - 9 h 20 min

    .rectif.
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    Le plus difficile,

    .rectif.
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    Le plus difficile, dans l’exercice du pouvoir, est de se doter de collaborateurs qui osent affirmer ce qu’ils pensent à celui qui les dirige, sans craindre de lui déplaire, ni se contenter d’abonder dans le sens de ce que lui, selon eux, souhaite entendre.
    .
    Le phénomène de cour est inhérent au fonctionnement des entourages. C’est un mal inévitable qui peut devenir fatal si l’on ne dispose pas de solides contre feux pour en limiter les effets.
    .
    Le Président de la république se doit de s’entourer de compétences au demeurant excellent antidote à cet esprit de courtisan où la servilité le dispute au conformisme.
    .
    Par conséquent, il importe au Président de la république de nommer un Héraclès qui puisse loyalement d’une part, mettre en oeuvre les grandes orientations qui déterminent l’avenir de la nation, et d’autre part, nettoyer les écuries d’Augias pour in fine, s’attaquer , sans état d’âme, à l’Hydre de Lerne qui obère toute chance de développement d’un Etat fort, d’une république solide, d’une Algérie moderne, une et unie dans toute sa diversité.
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    Ce premier ministre, au demeurant vélarium de la présidence, aura la responsabilité exaltante de faire entrer l’Algérie dans le troisième millénaire qui s’annonce porteur de bouleversements gigantesque qui seront probablement la source d’autant de progrès et d’innovations que de drames, de crises, de conflits et d’instabilité.
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    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    lhadi
    7 juin 2016 - 9 h 17 min

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    Le plus difficile, dans

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    Le plus difficile, dans l’exercice du pouvoir, est de se doter de collaborateurs qui osent affirmer ce qu’ils pensent à celui qui les dirige, sans craindre de lui déplaire, ni se contenter d’abonder dans le sens de ce que lui, selon eux, souhaite entendre.
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    Le phénomène de cour est inhérent au fonctionnement des entourages. C’est un mal inévitable qui peut devenir fatal si l’on ne dispose pas de solides contre feux pour en limiter les effets.
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    Le Président de la république se doit de s’entourer de compétences au demeurant excellent antidote à cet esprit de courtisan où la servilité le dispute au conformisme.
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    Par conséquent, il importe au Président de la république de nommer un Héraclès qui puisse loyalement d’une part, mettre en oeuvre les grandes orientation qui détermine l’avenir de la nation, et d’autre part, nettoyer les écuries d’Augias pour in fine, s’attaquer , sans état d’âme, à l’Hydre de Lerne qui obère toute chance de développement d’un Etat fort, d’une république solide, d’une Algérie moderne, une et unie dans toute sa diversité.
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    Ce premier ministre, au demeurant vélarium de la présidence, aura la responsabilité exaltante de faire entrer l’Algérie dans le troisième millénaire qui s’annonce porteur de bouleversements gigantesque qui seront probablement la source d’autant de progrès et d’innovations que de drames, de crises, de conflits et d’instabilité.
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    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Abou Stroff
    7 juin 2016 - 8 h 43 min

    le rafistolage dure depuis
    le rafistolage dure depuis que notre bienaimé fakhamatouhou est arrivé de son exil doré sur un char de l’armée (ou du DRS) pour prendre les rênes du pouvoir.
    en effet, kouider et son équipe n’avait (et n’ont toujours aucun) aucun projet à part celui de prendre le pouvoir et de le garder ad vitam aeternam (d’où le tripotage continu de la constitution).
    l’embellie financière aidant, le marabunta qui parraine kouider n’a fait que dépenser l’argent du pétrole pour, entre autres, acheter la paix sociale et recycler, dans le même mouvement, la vermine islamiste dans le commerce formel et informel.
    quant au laxisme dans la gestion de la cité, il est organiquement lié au système basé sur la distribution de la rente (ponction sur l’économie mondiale) et sur la prédation.
    enfin, concernant les fuites du bac, permettez moi d’avancer l’hypothèse suivante:
    n’a t on pas le droit de suggérer que cette affaire des fuites des sujets du bac a été l’oeuvre du clan des boutef et des prédateurs qui y tournent autour?
    après tout, depuis l’affaire du bac, plus personne ne parle des panama papers, des liban papers, des comptes de khelil et de sa femme, des comptes de bouchouareb, des appartements à l’étranger des boutef, de saadani, de bouchouereb de rahmani, de abbès, de la fortune de la fille de sellal, des enfants de benamor qui vivent en suisse, des marchés de gré à gré de ali haddad, etc.
    moralité de l’histoire: Kafka aurait du mal à se retrouver en Algérie.
    PS: les zarabo-muslims ont intérêt à neutraliser Madame Benghebrit mais il ne sont, pas du tout, les seuls, n’est c pas?




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    Anonyme
    7 juin 2016 - 8 h 21 min

    Nous sommes face à un
    Nous sommes face à un gouvernement de bricolage qui manque de toute de crédibilité même de légitimité, de vision et d’imagination.Le pays est géré comme un SOUK EL FELLAH à ciel ouvert.
    Le peuple Algérien est face un gouvernement AUTISTE.




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