Comment l’Algérie devra mettre à profit le Brexit

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L’annonce des résultats définitifs du référendum organisé par le gouvernement britannique sur le Brexit a constitué un véritable séisme, non seulement pour l’Europe, mais aussi pour le reste du monde. En effet, la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, qui constitue une victoire pour les eurosceptiques aura, sans aucun doute, des conséquences politiques, économiques et sociales incommensurables pour la Grande-Bretagne surtout. «Les Anglais l’ont fait !» titraient hier plusieurs journaux et revues européens. «Ils ont mis à exécution leurs menaces de quitter l’Union européenne, à laquelle ils avaient pourtant imposé toutes leurs volontés qui ont été presque toutes satisfaites par leurs partenaires, pour se recroqueviller sur eux-mêmes et se consacrer à leur Commonwealth qui compte 56 Etats, et à l’alliance transatlantique avec leurs cousins d’Amérique du Nord», lit-on dans la presse européenne. Selon les premières estimations du gouvernement conservateur démissionnaire de David Cameron, son pays perdrait, à court et moyen termes, entre 500 000 et 800 000 emplois et le manque à gagner de la City de Londres, cœur battant de la finance mondiale, s’élèverait à des centaines de milliards de livres sterling. Le Brexit augure déjà d’une possible dislocation du Royaume-Uni, tel qu’il existe aujourd’hui avec, notamment, les possibles indépendances de l’Ecosse, de l’Irlande du Nord et même du pays de Galles. Un éventuel démantèlement de l’Union européenne n’est pas à exclure, si le «mauvais» exemple britannique arrivait à faire tache d’huile chez les populations des autres pays de l’Union européenne qui considèrent, comme les Britanniques qui ont voté pour la sortie de leur pays du giron de l’Union européenne, que cette dernière est une création américaine, destinée à casser les Etats-nations européens forts, avec le nivellement par le bas qu’impose le «Polit Bureau» de l’UE basé à Bruxelles. L’excentrisme So British et le vrai esprit insulaire ont finalement eu raison de la fausse et coûteuse solidarité continentale. En tant que pays déclaré par la Grande-Bretagne «partenaire stratégique» pour son approvisionnement en gaz algérien, qui couvre plus de 12% des besoins britanniques, afin de réduire la grande dépendance de la Grande-Bretagne du gaz russe, l’Algérie pourrait mettre à profit le Brexit pour renforcer et diversifier ses relations, déjà importantes, avec la Grande-Bretagne.

Rabah Toubal

Comment (49)

    amal
    28 juin 2016 - 20 h 26 min

    Il faut continuer comme avant
    Il faut continuer comme avant, car la mentalité des occidentaux ne va pas changer vis-à-vis des arabes que nous sommes pour s peu. la gb n’a jamais vraiment été une partie de l’europe. Même la suisse qui ne faisait pas partie de l’euro est entrée dans le shengen, la gb n’en a eu que du mépris. Leurs problèmes, ils ont l’habitude de les régler à nos dépends, alors le meux c’est sa7a, sa7a, pour les uns et les autres et passer.




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