Gare à l’autoritarisme !

Par Kamel Moulfi – La tentation de la fuite en avant face aux problèmes posés par la société se confirme chez le pouvoir. La tension qui amène les heurts et les violences dans la rue, tels ceux qui se sont produits à Annaba (voir article d’Algeriepatriotique), n’a rien de surprenant, ses prémisses se trouvaient déjà – comme un ver dans le fruit – dans la démarche irréfléchie de mise en place d’un contrat social artificiel avec la fausse illusion que «tout le monde trouve son compte», et qui commence maintenant à montrer des signes de rupture. L’exemple de l’impunité, donné d’en haut, et la pratique du «deux poids deux mesures» dans l’application de la loi, flagrante dans de nombreux cas, sont des facteurs qui poussent les gens non seulement à l’incivisme, mais carrément à l’insubordination. Le refus d’obtempérer aux ordres de la force publique, qui redevient fréquent après avoir disparu un temps, en est l’illustration la plus dangereuse par ses conséquences imprévisibles. De nombreuses voix se sont élevées ces derniers jours pour dénoncer les mesures expéditives, unilatérales, prises ou envisagées par le pouvoir qui ne veut pas affronter les problèmes réels engendrés par la situation politique et économique du pays. Les personnalités, les partis politiques et les syndicats qui se sont ainsi exprimés ont tous souligné que les solutions existent pour ramener la sérénité dans le pays et surmonter le malaise actuel à la source de la fronde sociale dont les indicateurs explosifs sont fournis chaque jour par les médias. Mais le pouvoir répond par l’entêtement et par la diversion, à l’aide des moyens habituels, notamment la désinformation et la désorientation sur les enjeux réels. Dans ce climat tendu, la moindre provocation peut conduire au désastre. Le pouvoir gagnerait à accepter le dialogue autour des questions soulevées en particulier par les projets de loi qui sont contestés à l’intérieur de l’APN et en dehors, et autour également des revendications sociales présentées par les syndicats. Le passage en force appuyé sur l’autoritarisme a toujours coûté cher au pays sans résoudre le moindre problème.

K. M.

Comment (6)

    AOUDJ arab
    1 juillet 2016 - 23 h 39 min

    l’inconscience de la sensation d’être nommés à vie.
    L’arrogance de certains de nos « responsables » donne l’impression qu’ils se sentent éternels dans leur poste. Un minimum d’intelligence serait de se demander où est le Général Toufik et se dire qu’ils n’ont ni son pouvoir et certainement pas son intelligence. Ils se retrouveront comme ceux qui ont fait leurs « besoins » dans la neige. L’hiver ne dure qu’une saison et leur m… réapparaître plus puante que jamais.




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    Erdt
    27 juin 2016 - 22 h 58 min

    Des gouvernants incompétents
    Des gouvernants incompétents qui s’enfoncent dans des actes irréfléchis et dangereux. Des incompétents doublés de têtus qui méprisent l’avis d’autrui pourtant salutaire !! Non seulement ils ont échoué après 17 ans de règne absolu des rentrées en devises de centaines de milliards$ ,mais ils continuent dans leur fuite en avant. Un ministre de l’énergie 12 ans,très puissant ami du président ,pas foutu de construire une raffinerie et nous fait importer de l’essence pour 5 milliards$!! Alors qu’une raffinerie coûte 2 milliards$!! Présenté comme militer des plus compétents!!!!!




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    momo
    27 juin 2016 - 20 h 57 min

    un pays sans justice n es pas
    un pays sans justice n es pas durable..la justice es corrompu…trop de richesse pour les valets de l etat…qui degoute le simple citoyen qui voit son labeur qui ne sert meme pas a survivre.oui c sa on survit on ne vit pas..mais au moins qu il y ai ne justice en algerie .




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    New kid
    27 juin 2016 - 18 h 48 min

    Miroir, Miroir qui est tu?
    Le comportement du chaab n’est que l’image reproduite dans le miroir de cette gouvernance : des chimps.
    Q’ATTENDONS NOUS D’UN CLAN QUI NE CESSE DE LANCER AU PEUPLE DES CACAHUETTES PENDANT QU’IL CONSTRUIT DES CHATEAU EN Espagne (en Béton armé ).
    La hogra n’a pas de limite chez les républicains bananiers et violeurs de constitution !




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    Serrar
    27 juin 2016 - 17 h 36 min

    On n’est plus à l
    On n’est plus à l’autoritarisme mais au totalitarisme auquel même l’ANP n’échappe pas.
    Le clan présidentiel est devenu fou à la perspective de perdre le pouvoir bientôt.




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    Anonyme
    27 juin 2016 - 17 h 10 min

    Du dialogue!
    Sans un véritable dialogue sérieux avec les forces vives de la nation, le pays se dirige vers une violence sans précédents puis un CHAOS social.




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