Bouteflika : «La crise est l’occasion de rompre avec le confort de la rente»

Le président Bouteflika. New Press

Dans son message à la nation, à l’occasion de la double fête de l’Indépendance et de la Jeunesse, le président Bouteflika a rappelé que «notre pays est confronté aujourd’hui aux aléas sévères de la chute des prix des hydrocarbures, une ressource qui pèse encore fortement sur notre économie et notre développement, comme cela est le cas d’ailleurs dans d’autres pays producteurs de cette matière première». Se défendant d’être la cause de la dégradation de la situation économique et financière du pays, le chef de l’Etat a indiqué que «ce choc n’est pas la conséquence de failles dans notre démarche interne». Selon le Président, si l’Algérie tient encore debout, c’est, «bien au contraire», grâce aux «décisions nationales prudentes que nous avons prises il y a quelques années, notamment un important remboursement anticipé de la dette extérieure, dont la dette militaire, ce qui nous a permis d’accomplir un bond qualitatif dans la mise à niveau des capacités et des équipements» de l’ANP. Il a rappelé que «dans la même démarche, nous avons décidé de cesser tout recours aux crédits extérieurs et en gérant avec prudence nos réserves de change, ce qui nous permet aujourd’hui de faire face à la crise financière et d’engager souverainement les correctifs que celle-ci requiert, en tenant compte de nos réalités propres et dans la fidélité à nos options sociales fondamentales».

Pour atténuer l’effet psychologique de la crise sur l’opinion publique nationale, Bouteflika a souligné que la crise économique et financière «n’est guère l’apanage d’un pays particulier, notamment dans l’économie mondiale globalisée. C’est la réponse à cette crise qui varie d’un pays à l’autre, selon le degré de mobilisation et de consensus interne mis en place». Optimiste, il affirme que «notre pays est en droit d’envisager avec sérénité et espérance, le dépassement de la crise financière actuelle», car, écrit-il, «la sérénité est à notre portée» et «se propagera davantage également si nos acteurs politiques acceptent de concourir au débat et aux propositions de solutions, dès lors que l’enjeu n’est pas le pouvoir ou l’opposition, mais bien le devenir économique du pays et le sort de toute la population».

Le président Bouteflika considère même que la crise actuelle «pourra se révéler une opportunité d’accélérer notre sursaut collectif pour rompre avec le confort de la rente, pour rompre aussi avec les pesanteurs de la bureaucratie et pour réhabiliter également la valeur du travail que notre religion sacralise et que le développement exige».

Karim B.

Comment (48)

    ALGERIE
    7 juillet 2016 - 18 h 46 min

    Et dire que qu’avec nos
    Et dire que qu’avec nos richesses encore inestimé et notre grand pays on aurait pu faire montés des grades ciel avec un ALGÉRIE pleins de projets détronant facilement le quatar, l’arabie etc…
    Au lieu de cela on nous parle de crise ? La je ne comprends plus rien ? Ou par notre pouvoir et notre argent ? Nos hydrocarbures sont t’ils vraiment la propriété des Algériens ?

    FRANCE ET HARKI
    6 juillet 2016 - 18 h 44 min

    La France parle au nom de
    La France parle au nom de Bouteflika et son entourage pour nous faire les poches, l’Algérie est riche mais mal partagé !!!

    Anonymous
    6 juillet 2016 - 14 h 44 min

    C’est trop tard ! On ne peut
    C’est trop tard ! On ne peut pas rompre avec ses mauvaises habitudes, comme ça, du jour au lendemain. Il eut fallu éduquer les adultes d’aujourd’hui autrement que d’apprendre à laver les morts dès son enfance et à recourir systématiquement à des solutions de facilité sous prétexte que la rente est là pour résoudre tous les problèmes. Sous couvert de faux patriotisme, vous avez réussi à tuer toutes les énergies positives pour ne laisser que haine, jalousie et goût de la paresse et à permettre aux pires voyous de s’enrichir outrageusement et aux harkis d’assouvir leur triste vengeance. Avec votre persistance à rester au pouvoir de manière frauduleuse et quoi qu’il en coûte à l’Algérie, vous condamnez votre pays d’adoption – n’êtes-vous pas Marocain -?, à connaître des jours bien sombres dans un très proche avenir. Que Dieu nous débarrasse de la pègre à laquelle vous avez livré le pays du million et demi de martyrs et insuffle un nouveau souffle dans les esprits et dans les cœurs.

    Anonymous
    6 juillet 2016 - 14 h 32 min

    Oui, sauf que si on avait eu
    Oui, sauf que si on avait eu des gouvernants patriotes et compétents, cette rente nous aurait permis un décollage économique et nous aurait mis à l’abri des dérives du baril, du chômage et des émeutes qui ne manqueront pas de vous emporter et nous avec.
    Ce n’est qu’au moment où le bateau coule que vous vous rappeler qu’il faut gérer rationnellement et privilégier l’investissement productif au détriment des containers et transferts fictifs de devises.
    Aid Moubarek pour le petit peuple et que Dieu nous préserve.

    Kassaman
    6 juillet 2016 - 13 h 43 min

    Effectivement le
    Effectivement le remboursement anticipé de toutes nos dettes extérieurs et la gestion prudente de nos entrées en devises font que notre matelas financier permet à l’état de continuer son fonctionnement et ses réformes plus ou moins sereinement.
    Le pain, le Lait, l’essence, l’électricité, le gaz etc. subventionnés et vous dites que le peuple ne profite pas de la rente??
    Des importations de voitures par milliards de dollars juste avant la crise, et vous dites que le peuple ne profite pas de la rente??
    Qu’y a-t-il d’erronés dans les propos du président ?
    L’algérien, celui des forums en tout cas, est constamment dans la complainte…ça en devient fatiguant à lire.

    PS: Et oui il y aussi des voleurs et des corrompus, quel pays n’en n’a pas?

    Azul
    6 juillet 2016 - 13 h 37 min

    « rompre avec la rente » ? bien
    « rompre avec la rente » ? bien sur…! tout en favorisant l’informel et la fuite des capitaux qui représente prés de 3000 milliards de dollars depuis l’indépendance soit l’équivalent de la ville de « Dubail » en infrastructure au détriment du développement économique et industriel du pays !!!

    Amar
    6 juillet 2016 - 12 h 04 min

    Ainsi les choses sont claires
    Ainsi les choses sont claires, plus rien à gaspiller, les caisses sont vides, il reste que la reconnaissance de
    l’échec et le départ de la mafia au pouvoir. Celle qui a fait de l’un des plus beau pays au monde un zoo à ciel
    ouvert ou si vous préférez une poubelle à ciel ouvert.
    Le pays où rien ne fonctionne comme il se doit. Nous venons acquérir une place de rêve dans le domaine de
    l’internet: « Un rapport d’Akamai, leader mondial des services de réseau de diffusion de contenu, classe la qualité de débit internet en Algérie à la dernière place ». (source El Watan).

    Anonymous
    6 juillet 2016 - 9 h 22 min

    Discours démagogique et
    Discours démagogique et trompeur à fond la caisse. »Faites ce que je vous dis mais ne faites pas ce que je fais ». Nous ne croyons plus à ce genre de déclaration. Commençons d’abord par demander des comptes à ceux qui ont ruiné le pays et qui continuent de le faire dans l’impunité la plus absolue.

    Anonymous
    6 juillet 2016 - 8 h 20 min

    Bouteflika est venu pour
    Bouteflika est venu pour parachever l’enterrement définitif de l’Algérie. L’équation est très simple: Bouteflika a maintenu depuis 17 ans notre dépendance économique de la rente pétrolière dépendance accélère par son ami Chakib khelil (Hassi r’mel ). Aujourd’hui les Algériens ne savent pas que nous n’avons plus de réserves prouvées pour permettre la survie de l’Algérie.Une fois épuisée les gisement actuels les Algériens deviendrons le plus grand boat people de la planète.S’il existe un instinct de survie chez ce peuple c’est maintenant ou jamais. Pour prendre les dispositions de survie

    Smail
    6 juillet 2016 - 6 h 33 min

    Comprendre par la que la
    Comprendre par la que la rente est finie – y’a plus rien a jeter par les fenetres – car ce qui reste ne couvrera que leurs deplacements pour des loisirs et des soins en Europe. Serrez la ceinture et les coudes pour piocher leurs jardins pour planter des fleurs. Pour vous sortez les soir dans les rues pour chercher les poubelles.
    Vivement un 5ieme puis un 6ime mandat; ce qui nous menera vers 2029. Tiens il a commencé en 1999 et tout se terminera avec le chiffre « 9 ».
    Meme s’il est absent on croira qu’il est présent et c’est promis car on peut meme croire que les moutons que nous sommes, ont des ailes.

    PHARAON
    5 juillet 2016 - 22 h 36 min

    les grandes chantiers réalisé
    les grandes chantiers réalisé par le pharaon bouteflika;
    1)une assemblée populaire nationale siégé par des chefs d’entreprises voyous protégés par le pharaon et la FLN-RND
    2)la corruption est devenue presque légale ou elle est toléré et meme conseillée par certains dirigeants
    3)une justice a deux vitesses une pour le clan et une autre aux enchère a celui qui offre plus pour avoir gains et cause une justice de la jungle et le plus faible n’a aucune chance de survivre;il est bouffé par les plus forts
    4)plus besoins de faire des études;pharaon s’occupe de tout ;il gère;il soigne;il veille sur la continuité;
    5)gars a celui qui critique ou s’oppose a pharaon et son clan de corrompus;la prison ou l’expulsion;
    6)il faut mieux naitre a l’étranger ou etre fis ou petit fis de Gaid ;pour espéré un poste de responsabilité
    7)la terre de tout les citoyens algérien a été offerte aux amis et aux lècheur de bottes et rapporteurs de paniers
    8)les richesses du pays a été bradé aux amis du pharaon
    9)le pharaon a réalisé des miracles avec l’aide des cheikhs de zaouias;il a pu muselé pratiquement tout les partis d’opposition et limogé les puissantes personnes qui ne sont pas de son avis,félicitation a pharaon et bonne continuité;c’est le destin de ce pays qui a décidé ainsi de ne pas avoir respecter le serment faites aux libérateurs de ce pays; GLOIRE A NOS CHAHIDS MORT AUX CHAMPS D’HONNEUR

    lhadi
    5 juillet 2016 - 16 h 26 min

    Abandonné par la fée de la
    Abandonné par la fée de la rente pétrolière, le pouvoir actuel est comme un chat qui se lèche le derrière.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

    Anonymous
    5 juillet 2016 - 15 h 50 min

    La rente ? J’ai passé 3
    La rente ? J’ai passé 3 années de service national en Algérie. Il me manqueras 12 trimestres pour ma retraite en France. C’est pas moi qui a profité de la rente au contraire , la France ne prend pas en compte pour la retraite le service national dans un autre pays,mais ce qui sont au pouvoir n’ont rien perdu grâce à la rente.

    La sentinelle
    5 juillet 2016 - 14 h 20 min

    Comme disait Dalida dans une
    Comme disait Dalida dans une de ses chansons : Paroles, paroles, paroles…
    Autrement dit dans notre patois local : yaou fakou !

    ALAOUA
    5 juillet 2016 - 12 h 39 min

    C EST TROP TARD IL EST TEMPS
    C EST TROP TARD IL EST TEMPS DE DEGUERPIR AVANT QUE LE PEUPLE NE SE FACHE … C EST PAS AVEC LES OEUFS POURRIS QU ON FERA UNE BONNE OMELETTE … FAKOU … BARAKAT MIN EL KHORTI .. J AVAIS PENSE QUE CE REGIME ALLAIT PASSER UN PRESIDENT GRABATAIRE … OU SONT LES VRAIS ALGERIENS ???

    Abou Stroff
    5 juillet 2016 - 12 h 26 min

    «La crise est l’occasion de
    «La crise est l’occasion de rompre avec le confort de la rente» dixit le président de la ripou-blik algérienne démo-cratique et pop-ulaire. problème: si la marabunta qui nous gouverne rompt avec la culture de la rente, elle se fait harakiri. conclusion: boutef brasse du vent comme il l’a toujours fait. PS: je crois que le scribe qui a concocté ce discours doit vivre ailleurs ‘paris, genève, ….) qu’en algérie.

    Benslimane
    5 juillet 2016 - 12 h 01 min

    Commencez par demander
    Commencez par demander publiquement pardon au peuple algérien pour tout le mal que vous vous et votre clan lui avez causé depuis 1962, par rendre l’argent que vous avez volé et détourné, le reste n’est pas votre affaire.

    Anonymous
    5 juillet 2016 - 12 h 01 min

    DE QUELLE JEUNESSE IL PARLE ?
    DE QUELLE JEUNESSE IL PARLE ? CELLE DE LA NOMENCLATURE OÙ CELLE QUI ESSAIE DE TRAVERSER LA MER.

    Anonymous
    5 juillet 2016 - 11 h 55 min

    L’indépendance d’un pays
    L’indépendance d’un pays commence par l’indépendance de sa justice si cela avait été fait il n’y aurait jamais eu de problèmes de rente. Mais avec vous la justice faisait partie de la rente

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