Boualem Sansal compare les combattants de l’ALN au criminel génocidaire de Nice

Boualem Sansal. D. R.

L’écrivain de fonction au service du sionisme, Boualem Sansal, a dépassé les bornes. Non content que son rapprochement avec les milieux sionistes soit condamné et dénoncé, le voilà qui ose une comparaison tout à fait saugrenue entre le tueur de Nice, un désaxé et un désœuvré, et les vaillants combattants de l’ALN qui ont pris les armes pour libérer l’Algérie du colonialisme. Boualem Sansal s’est fendu d’un article commandé, paru dans le journal Le Monde, une analyse simpliste et sans envergure indigne d’un auteur dont on dit qu’il ferait partie des talents qui brillent au panthéon de la littérature française.

Dans sa chronique, Boualem Sansal avilit la glorieuse Bataille d’Alger, en rappelant que des bombes furent posées dans des lieux publics, tout en occultant le caractère révolutionnaire de ces actes provoqués par la présence coloniale française sur le sol algérien et les crimes de guerre commis par les parachutistes de Bigeard et Massu.

Voilà ce qu’écrit Boualem Sansal : «En Algérie, durant la bataille d’Alger (1957), le FLN après avoir usé de diverses méthodes (attentat au pistolet, égorgement, incendie, le tout improvisé plutôt que réfléchi et planifié…) a trouvé la méthode qui allait être sa signature, qui donnerait l’effet le plus grand (action psychologique sur les populations, nombre de victimes, retentissement médiatique, destruction de lieux qui symboliseraient la vilenie de l’ennemi…), pour le coût le plus bas (la mort éventuelle du terroriste ou du commando). Ce fut l’attentat à la bombe dans des cafés phares de la capitale, très courus par la bourgeoise algéroise (La Cafétéria, Le Milk Bar, L’Otomatic, Le Coq Hardi), commis par de jeunes Algériennes se faisant passer pour des Européennes délurées. En adoptant une seule méthode, facile à mettre en œuvre, le FLN allait cependant donner à l’armée française une base de travail et d’enquête qui allait aboutir au démantèlement du réseau «bombes», créé par Yacef Saâdi, le responsable de l’action armée du FLN à Alger. La bataille d’Alger aura duré neuf mois, au terme desquels le FLN a cessé toute action armée dans la capitale»(*).

Karim B.

(*) Passage de sa chronique intitulée «Gare au terrorisme à bas coût !» dans laquelle il évoque le carnage de Nice et fait un parallèle avec un épisode de la guerre d’indépendance. 

Comment (348)

    Mlaoua
    15 août 2016 - 4 h 47 min

    Le mot « traître » est
    Le mot « traître » est utilisé à tord et à travers chez nous. Quand on veut s’en prendre à quelqu’un qui ne pense pas comme soi on l’accuse de « traître ». Dans ce site et ailleurs il y en a qui en abusent. D’une manière générale, il faut dire que tous ceux qui expriment une pensée qui ne rentre pas dans le moule de la pensée dominante du moment sont traités de « traîtres».Ce fut un temps, celui qui n’adhère pas à la pensée « arabo-islamiste » sont pris pour cible et traités d’ennemis à la nation. C’est dans ce même ordre d’idées que beaucoup de nos vrais révolutionnaires ont été accusés de « traîtres » par leur adversaires pour justifier leurs exécutions ou leurs emprisonnements tels : Abane Ramdane, Ferhat Abas, Ait Ahmed, khider, Chabani… et d’autres. De ma part, je dirai qu’il n’y a pas de guerre propre. Dans la guerre il y a toujours des dépassements. Et ceux qui payent de leurs vies les erreurs des autres ce sont toujours les innocents. Si le FLN avait commis des erreurs (il y a certes des dépassements) la France reste la plus grande coupable d’avoir osé agresser le peuple Algérien chez lui.

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