Où va Erdogan ?

Par Kamel Moulfi – C’était impensable il y a quelques jours encore : les Occidentaux sont sommés par le président turc Erdogan de «se mêler de leurs affaires». La dernière fois que cette phrase avait été entendue, elle venait du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, et cela remonte à près de 15 ans, adressée à un certain…Tony Blair, qui était Premier ministre du Royaume-Uni et qui prétendait dicter à ce pays africain indépendant sa politique agraire, non pas en fonction des intérêts des populations locales, mais des propriétaires terriens britanniques, dans une pure logique néocoloniale. Le temps passe, mais les mœurs politiques des dirigeants des pays occidentaux ne changent pas.

Le problème, aujourd’hui, est que le rebelle qui rabroue les Etats-Unis et ceux des pays occidentaux qui les suivent n’est pas un homme politique tiers-mondiste, du type Mugabe, c’est Erdogan, l’allié qui semblait sûr et dont le pays sert de grande base à l’Otan contre la Russie ; tout le monde sait que c’est lui qui a été utilisé pour tenter de renverser Bachar Al-Assad et changer la carte de la région selon les exigences géostratégiques des Etats-Unis. Il leur a offert Istanbul comme lieu de passage pour les mercenaires recrutés notamment en France et envoyés faire le djihad en Syrie. Et voilà Erdogan retourné contre ses «amis» et qui se met à regarder vers la Russie et Poutine qu’il va rencontrer bientôt.

Quelle mouche a donc piqué le chef de l’AKP ? Sorti renforcé après l’échec du coup d’Etat qui visait à le renverser, pense-t-il avoir les moyens de se débarrasser enfin de la tutelle américaine ? Comment vont réagir les Etats-Unis ? Iront-ils, avec leurs alliés européens, jusqu’à lui faire subir le sort tragique de Kadhafi ? La Turquie sera-t-elle le cadre d’une guerre «à la syrienne» pour faire partir le dictateur Erdogan ? Les premiers signes de la riposte occidentale ont commencé à apparaître dans les déclarations des responsables de la Commission européenne qui ont repris contre lui leur dada favori, la défense des droits de l’Homme dont ils découvrent subitement qu’ils ne sont pas respectés en Turquie. La suite s’annonce passionnante.

K. M.

 

Comment (30)

    Rachid
    3 août 2016 - 7 h 00 min

    Un despote est un despote a vie
    En tant qu’hopocrite, despote et l’homme aux milles visages, il va ou ses « ferrots » qui le financent et financent sa famille lui disent d’aller. En mercenaire bien rénuméré par les roitelets du golf, il s’en fiche du peuple turc car il est en fait géorgien d’origine. Ce qui compte c’est sa famille, ses défenseurs et son clan en général.
    Le peuple turc va etre mené doucement et surement vers le mode de voe saoudien.
    Il pourra meme changer les charactéres latins du turc a l’arabe pour recevoir des primes de ses commanditaires. Il est en fait un mercenaire de l’argent et de la puissance avec le camoufflage classique: La religion.




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      Anonyme
      4 août 2016 - 12 h 31 min

      exact erdogan est un laze,
      exact erdogan est un laze, une ethnie d’origine georgienne




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    Rachid
    3 août 2016 - 7 h 00 min

    Un despote est un despote a vie
    En tant qu’hopocrite, despote et l’homme aux milles visages, il va ou ses « ferrots » qui le financent et financent sa famille lui disent d’aller. En mercenaire bien rénuméré par les roitelets du golf, il s’en fiche du peuple turc car il est en fait géorgien d’origine. Ce qui compte c’est sa famille, ses défenseurs et son clan en général.
    Le peuple turc va etre mené doucement et surement vers le mode de voe saoudien.
    Il pourra meme changer les charactéres latins du turc a l’arabe pour recevoir des primes de ses commanditaires. Il est en fait un mercenaire de l’argent et de la puissance avec le camoufflage classique: La religion.




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      Anonyme
      4 août 2016 - 12 h 31 min

      exact erdogan est un laze,
      exact erdogan est un laze, une ethnie d’origine georgienne




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    Anonyme
    1 août 2016 - 15 h 50 min

    Où va edogan ? On peut
    Où va edogan ? On peut répondre à cette question en quelques mots. Au fond, instaurer un despotisme modèle moyen oriental médiéval à travers lequel il croit être le chef du sunnisme face au chiisme et diriger la Turquie en maitre absolu. En la forme et du point de vue symbolique, fêter le 100è anniversaire de la fondation de la république en réinstaurant l’écriture du turc avec les caractères arabes, rendre à Aya Sofia sa fonction de mosquée et à Istanbul sa fonction de capitale, ce qui plaira aux nostalgiques de l’empire ottoman. Au niveau économique, il continuera de faciliter la mise en place du libéralisme sauvage.




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