Brésil : le Sénat destitue la présidente Dilma Rousseff

Dilma Rousseff. D. R.

Le Sénat brésilien a voté ce mercredi la destitution de la présidente Dilma Rousseff, définitivement démise de ses fonctions. C’est la fin de six jours de procès pour Dilma Rousseff. Les sénateurs ont jugé la présidente coupable d’avoir violé les règles budgétaires par 61 voix contre 20. Le vice-président Michel Temer, qui assurait le poste à la tête de l’Etat depuis la suspension de Dilma Rousseff en mai dernier, terminera son mandat jusqu’en 2018.

Dilma Rousseff aurait maquillé des comptes publics pour camoufler l’ampleur du déficit, via un tour de passe-passe faisant incomber certains frais à des banques publiques et l’approbation de trois décrets engageant des dépenses sans avoir obtenu l’accord du Parlement.

Mais en réalité elle est attaquée «pour avoir osé remporter une élection qui contrariait les intérêts de ceux qui voulaient changer le cap du pays et ne pas avoir empêché la poursuite des enquêtes sur la corruption au Brésil», a affirmé l’ex-ministre de la Justice José Eduardo Cardozo, défendant la première femme élue à la tête du Brésil en 2010.

Les sénateurs ont donc répondu en majorité (61 voix contre 20) positivement à la question «Dilma Rousseff a-t-elle commis un crime de responsabilité ?». Elle est donc définitivement écartée du pouvoir.

Agences

Comment (6)

    Anonymous
    1 septembre 2016 - 15 h 50 min

    Les premières républiques
    Les premières républiques oligarchiques et la période fasciste avant la Seconde Guerre mondiale

    Proclamation de la république au Brésil, 15 novembre 1889.

    En 1889, l’armée renverse l’empereur et la République est proclamée. Le pays ne devient pas une démocratie : il est dirigé par une oligarchie de riches propriétaires et d’élus locaux, les coronels, jusqu’à la crise des années 1930

    Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devient président après un coup d’État. En 1942, à la suite d’attaques par des sous-marins allemands, le pays s’engage dans la Seconde Guerre mondiale au côté des Alliés (cf. la Déclaration des Nations unies). Au lendemain de la guerre, en 1945, Vargas doit démissionner.

    Le Brésil connaît alors une vingtaine d’années de relative démocratie pendant sa deuxième république, et le pays ne décolle pas encore économiquement. Cependant, la nouvelle capitale du pays, Brasilia, est construite en moins de trois ans et les institutions fédérales, qui ne parvenaient pas à se décider entre les deux grandes métropoles de Rio de Janeiro et São Paulo, s’y installent en 1960. C’est le début de l’ère de conquête du territoire par les grands chantiers, mais il s’enfonce progressivement dans les problèmes politiques intérieurs et de conflits d’intérêts entre les régions, les grands propriétaires et surtout avec les forces de sécurité intérieure et l’armée pas encore fidélisées au régime républicain, dans un pays où les inégalités sociales sont encore exacerbées. Le contexte politique et sécuritaire (également troublé dans les pays voisins) et la corruption intérieure finiront par mettre en péril la stabilité des institutions.

    La dictature militaire corrompue (1964-1985)
    Humberto de Alencar Castelo Branco fut le premier président du régime militaire instauré au Brésil, issu du coup d’État de 1964

    Dictature militaire corrompue au Brésil (1964-1985).

    À partir de 1964, le Brésil connut, comme d’autres pays d’Amérique latine, une dictature militaire de droite. La junte militaire qui prit le pouvoir lors d’un coup d’État en 1964, et qui s’y maintint de manière parfois autoritaire, voire brutale, pendant deux décennies, força le pays à adopter un nouveau type d’économie.

    Dans les années 1970, le gouvernement brésilien participa à l’opération Condor, vaste plan de coordination entre les dictatures militaires latino-américaines, piloté par la CIA, avec comme but de lutter dans tout le continent contre les opposants aux régimes. On compte un grand nombre de groupes révolutionnaires qui, dès 1964, ont organisé la résistance contre le pouvoir militaire. La plupart d’entre eux ont pris forme dans les milieux d’étudiants, dont le MR-8, plutôt basé à Rio de Janeiro, ou l’ALN (Action de libération nationale), basée à São Paulo.

    C’est finalement la crise financière qui mine la plupart des pays d’Amérique du Sud, le développement de la pauvreté et de l’insécurité dans les immenses favelas,

    Ainsi que la ruineuse corruption des militaires et les mouvements syndicaux qui feront perdre les derniers soutiens économiques du régime militaire.

    Restauration de la démocratie

    En 1985, Tancredo Neves fut élu à la présidence, mais décéda avant son entrée en fonction. C’est alors le vice-président José Sarney qui devint président. La démocratie s’installa dans un contexte économique et financier difficile. Le Congrès national établit une nouvelle constitution adoptée le 5 octobre 1988.

    Le 27 octobre 2002, l’ancien syndicaliste Luiz Inácio Lula da Silva remporta l’élection présidentielle. Il fut réélu le 28 octobre 2006. Il est le premier président du Brésil issu du Parti des travailleurs. Le pays sort du marasme économique, accède au statut de puissant pays émergent, grâce au développement accordé à la classe moyenne qui soutient massivement les réformes démocratiques du président, et la création d’un grand marché intérieur qui attire les capitaux étrangers et les industries d’exportation à la suite du retour de la confiance des banques et la stabilisation de la monnaie du pays. En réussissant en septembre 2010 la plus grande augmentation de capital de l’histoire, le géant pétrolier Petrobras devient le symbole de cette forte croissance.

    Dilma Rousseff, première femme présidente du Brésil, élue le 31 octobre 2010, a succédé le 1er janvier 2011 à Luiz Inácio Lula da Silva. Elle est réélue le 26 octobre 2014 et elle est également membre du Parti des travailleurs.

    Le Brésil organise l’été 2014 la 20e édition de la coupe du monde de football (gagnée par l’Allemagne).

    Le Brésil organise la 31e édition des Jeux Olympiques prévus en été 2016.

    En 2014 et 2015, le Brésil subit une récession économique et une contestation populaire générée par des corruptions liés à l’entreprise Petrobras.




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    Mohamed El Maadi
    1 septembre 2016 - 10 h 48 min

    En algerie impossible de
    En algerie impossible de sortir boutef ? vous aurez compris qui de l’ extérieur pilote notre pays.




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    TheBraiN
    1 septembre 2016 - 8 h 42 min

    Un coup d’état « démocratique »
    Un coup d’état « démocratique » sachant que la droite ne remporterait jamais une élection libre et honnête au Brésil !
    Attention à la révolte populaire !




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    HANIBAL
    1 septembre 2016 - 7 h 58 min

    mouloud madoun (non vérifié)

    mouloud madoun (non vérifié)
    31 Aug 2016 – 22:09
    les lecons de democratie sont du coté de ton royaume du baise main .
    dernier en afrique dans l’indice idh .
    Sans la luxure ou vous vous vautrez vous n’existeriez pas .




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    mouloud madoun
    31 août 2016 - 21 h 09 min

    une belle leçon de démocratie
    une belle leçon de démocratie. suivez mon regard. A bons Députés et sénateurs Salut. Il parait que nous aussi on a un parlement et un sénat? Mais j`oubliais que l`Algerie n`est ni la France ni le brésil?




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    Anonymous
    31 août 2016 - 20 h 53 min

    Une belle leçon de
    Une belle leçon de démocratie, et de justice,…
    Une opportunité pour le vice président de droite, le conservateur d’origine libanaise Michel Temer
    D’amorcer un virage à droite




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