Les exportations de Sonatrach en hausse de 8% à fin août 2016

Amine Mazouzi, P-DG de Sonatrach. New Press

Sonatrach a exporté 71,5 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) durant les huit premiers mois de 2016, en augmentation de 8% par rapport à la même période de l’année précédente, a indiqué samedi le groupe dans un communiqué. «En matière d’exportations, tous produits confondus, Sonatrach a exporté 71,5 millions de TEP à fin août 2016 contre 65,4 millions sur la même période de 2015, soit une augmentation de +8%», précise la même source. Mais pour le pétrole brut, les exportations du groupe ont reculé de 8% à fin août 2016 par rapport à la même période de 2015.      

Sonatrach explique cette baisse par le traitement de quantités importantes de brut au niveau des raffineries du nord. «La performance des raffineries nous a permis de réaliser notre objectif d’exportation de produits raffinés à hauteur de 123% sur les 8 premiers mois de 2016 et de dégager une croissance de 2% par rapport à la même période de 2015», selon le communiqué. «Sur le marché italien, nos exportations de gaz ont augmenté de presque 3 milliards de mètres cubes (BCM) sur les 6 premiers mois de l’année», affirme le groupe.

En termes de coût d’importation des carburants, la réduction des quantités importées a permis à Sonatrach d’économiser 710 millions de dollars (-43%) durant les 8 premiers mois de l’année en cours par rapport aux réalisations à fin août 2015, selon le communiqué. Concernant les exportations de gaz par gazoducs, le groupe a enregistré une augmentation de 43% durant les 8 premiers mois de l’année en cours par rapport à la même période de l’an dernier et un dépassement de 12% de l’objectif au 31 août 2016.

Une bonne partie de cette performance a eu lieu sur les 3 premiers mois de l’année, coïncidant avec l’hiver, qui sont généralement cruciaux pour les clients de Sonatrach à l’exportation. «La reprise des exportations de gaz par gazoducs confirme un repositionnement de Sonatrach sur le marché européen», commente le groupe. Sur le segment du raffinage, les raffineries de Sonatrach ont traité 19,9 millions de tonnes de pétrole brut et de condensat à fin août dernier, soit une hausse de 7% (+1,26 million de T) par rapport à la même période de 2015. «Cette bonne performance est le résultat de la maximisation du taux de marche des installations», explique la même source.

En outre, cet écart positif a permis la réduction des importations des essences et du gasoil et l’augmentation des exportations d’autres produits tels que le naphta et les fuels. Ainsi, la production du gasoil a augmenté de +8% (+ 415 000 tonnes), ce qui s’est traduit par une diminution des importations de -25% (-350 000 tonnes), et ce «malgré l’augmentation de la consommation sur le marché intérieur», souligne la même source.

Pour les essences, la production de Sonatrach a enregistré une augmentation de +6% (+ 114 000 tonnes) qui s’est traduite par une diminution des importations de -10% (-110 000 tonnes). Par ailleurs, la production primaire d’hydrocarbures s’est établie à 127,4 millions de TEP au 31 août 2016, soit un taux de réalisation de 99 % de l’objectif de production pour cette période. Les mois de juillet et août ont été caractérisés par l’amorce d’une augmentation du rythme de production suite à la reconstitution progressive du stock de matériel pour l’exploitation et le développement dont la réception a débuté en juin, en tenant compte du retard du démarrage du boosting de Tiguentourine prévu en avril 2016.

La moyenne mensuelle de la production primaire sur les 6 premiers mois de l’année a été de 15,7 millions de TEP/mois. Celle-ci est passée à 16,5 à partir du mois de juillet et à 16,9 millions de TEP/mois à fin août. Par rapport à la moyenne mensuelle de la production primaire sur l’année 2015, des apports additionnels ont été observés durant les mois de juillet et août 2016, ce qui a augmenté la production primaire de 600 000 TEP par mois. «L’apport progressif des nouveaux gisements, notamment les projets gaziers, est prévu à partir de 2017», indique le groupe.

R. E. 

Comment (7)

    Anonymous
    4 septembre 2016 - 22 h 28 min

    Pomper le sous sol c’est ou
    Pomper le sous sol c’est ou ce qu’ils savent faire
    Vivement la fin de cette merdde




    0



    0
    Anonymous
    4 septembre 2016 - 20 h 06 min

    Malheureusement, la Sonatrach
    Malheureusement, la Sonatrach est en perte de vitesse, en perte de compétitivité sur les marchés Internationales, et en déclin, à cause d’une bureaucratie administrative économique trop lourde, et pléthorique,
    Ainsi que l’intervention incompétente de l’état dans ses affaires

    Le trop social va, encore, à moyen, et à long termes, fortement réduire la marge des bénéfices, pour réinvestir Dans les formations, recherches-développements, les projets industriels, et énergétiques d’avenir,
    A fortes valeurs ajoutées, et de liberté de manoeuvres, et d’autonomie

    L’arrivée de nouveaux producteurs africains, de Chypre, de l’Egypte, et d’ Israel , et peut etre demain, du Liban,
    De la Syrie, et de la Turquie,…..
    (les énormes gisements de gaz , de l’est de la Méditerranée) ,
    Et l’entrée en lice de l’Arabie Saoudite (pour concurrencer, et aussi remplacer la Russie boycottée par l’Europe)
    Au Marché Européen de l’énergie , vont réduire, encore plus, la part de l’Algérie dans l’approvisionnement futur
    De l’Europe en gaz,

    L’avenir de la gestion de Sonatrach doit etre sérieusement pris en charge, devant les graves défis

    Un débat général, démocratique, transparent, et responsable sur la gestion, les défis, et l’avenir de Sonatrach
    Est plus que nécessaire, il est urgent, et prioritaire, pour sortir avec des recommandations , et des décisions
    Salutaires




    0



    0
    abdelghani
    4 septembre 2016 - 18 h 42 min

    TENDRARA : L’autre exemple de
    TENDRARA : L’autre exemple de la passivité de Sonatrach
    M. BOUTERFA, faites quelques choses … s’il vous plait !
    Au moment ou les managers de Sonatrach multiplient les déclarations sur l’origine des difficultés de la compagnie nationale en imputant les raisons à des causes conjoncturelles, c’est la première institution du pays en la personne de son secrétaire général M. Ahmed ouyahia qui se rallie à cette attitude, il persiste et signe que la situation que vit le groupe pétrolier n’est pas une erreur de stratégie.
    Si la présidence de la république se veut rassurante et voit dans cette démarche la communication que doit développer tous les corps de l’état, vu l’importance du groupe pétrolier dans le paysage économique national, l’incompréhensible vient des medias et de nos experts pétroliers nationaux.
    Ces derniers mènent un faux débat, celui de spéculer sur les fluctuations du prix du baril de pétrole sans jamais évoquer le problème de la réactivité de sonatrach, de ses managers et du gouvernement algérien envers la crise.
    Malgré le franc discours du nouveau ministre de l’énergie M. BOUTERFA qui véhicule l’image de l’homme qui refuse de regarder uniquement dans le rétroviseur et qui préfère plutôt se tourner vers l’avenir tout en reconnaissant le volume de travail nécessaire pour le redressement de la compagnie, l’impression générale qui se dégage de la position du gouvernement vis-à-vis de la Sonatrach est qu’elle a été délaissée en ces moments de crise.
    C’est le gouvernement algérien qui a les moyens et les prerogatifs pour réunir les meilleurs experts et pour adopter les dispositifs de crise nécessaires, malheureusement ce dernier préfère les slogans improductifs comme celui de l’autonomie de la compagnie.
    Résultat, le top management de Sonatrach dans sa strategie de communication, se réunit avec ses partenaires étrangers sans la casquette du gouvernement.
    Pire encore, ce management se félicite de pouvoir récupérer quelques dizaines de millions de dollars des placements de la compagnie à l’étranger, alors que la réalisation d’une seule raffinerie coûtera plusieurs milliards de dollars.
    Les managers de sonatrach agissent seuls et le gouvernement algérien trouve dans cette attitude le meilleur moyen pour s’en laver les mains de sa gestion.
    Les rares experts qui reconnaissent l’échec de strategie trouvent en la personne de chakib khelil, la serpillière idéale pour essuyer toute la saleté du secteur, on lui impute la responsabilité de la chute de la pression hydrostatique du champ gazier de Hassi R’mel et on assiste même aux interprétations les plus délirantes comme sa responsabilité dans le recours à l’arbitrage international des groupes pétroliers Total et Repsol pour exercer une pression sur l’Algérie pour faire accepter un accord avec les européens ou la cession du gaz algérien se fera avec le prix du marché des spots.
    Nos experts n’ignoraient pas que la vraie corruption était dans les commissions sur les contrats de vente des hydrocarbures.
    Khelil, le corrompu, n’était pas différent par sa corruption, mais plutôt par ses méga trains de GNL de Skikda et d’Arzew, les complexes d’ammoniacs et d’urée de Ain El bya et le Topping de condensat de Skikda, ce dernier un vrai bijou amorti en moins de deux ans.
    C’était la volonté de chakib khelil d’améliorer la productivité du GNL, l’amélioration de la qualité et la valorisation de nos produits condensat par la production des produits finis et son option pour les suppléants énergétiques, c’était sa conception pour tous les segments du secteur et non seulement le segment aval qui gênait la France, consœurs et leurs relais en Algérie.
    L’hypocrisie intellectuelle est celle qui pousse nos experts pétroliers à ignorer les véritables causes des difficultés de la Sonatrach dont le clanisme, le régionalisme et le racisme institutionnalisé.
    Ce phénomène n’est pas un simple état d’esprit qui a transformé la compagnie en une secte qui fauche la carrière à des milliers de cadres intègres et compétents, mais plutôt, un système de gestion qui s’étend du sommet de la pyramide jusqu’à la base, un système qui fait barrage aux compétences et favorise l’ignorance et la corruption.
    Les critères de choix aux postes de responsabilité sont fixés, à chaque occasion, sur mesure de ceux destinés pour les occuper dans le système.
    Pour faire tromper l’observateur externe sur leur performance, ils faussent les bilans financiers en utilisant plusieurs techniques comme la surévaluation des déchets et des stocks morts et l’imputation de biens de valeurs sur plusieurs comptes, chose qui se traduit par une surévaluation des actifs, ajouté à cela la tolérance accordée par la compagnie mère à ses filiales sur les prix de certaines prestations permettra de compenser le déficit.
    En interne, ce sont ceux qui ignorent tout des métiers cœur du groupe pétrolier qui sont chargés des fonctions audit et planification pour améliorer les opérations et élaborer les tableaux de bord stratégiques.
    Ce climat a créé un système d’indigénat au sein du groupe Sonatrach ou les indigènes sont souvent les plus compétents et les moins motivés et les pseudo-managers sont passifs et manquent de vision stratégique.
    TENDRARA est un autre exemple « de trop » de la passivité des managers de sonatrach.
    Déjà, en janvier 2016, lorsque l’office marocain des hydrocarbures a signé avec la compagnie Schlumberger un contrat pour la réalisation des forages d’exploration dans la zone de Tendrara, située à 50 km de nos frontières en face de la willaya de Naâma, nos experts pétroliers s’adonnaient à des interprétations plutôt politiciennes que scientifiques.
    Cet événement a été perçu comme un coup de bluff de la part de l’état chérifien visant à affoler les autorités algériennes.
    Huit mois après, aout 2016, l’opérateur sur le permis de Tendrara, Sound Energy Plc, annonça une découverte significative de gaz potentiellement commercialisable et entama les travaux sur un nouveau puits TE-7 qui sont en cours actuellement pour arrêter la productivité et les réserves de la zone.
    Du coté algérien, la Sonatrach n’a même daigné dépêcher une équipe de sismique 2D.
    C’est le patrimoine des générations futures qui est en jeu.




    0



    0
    Abou Stroff
    4 septembre 2016 - 12 h 48 min

    « Les exportations de
    « Les exportations de Sonatrach en hausse de 8% à fin août 2016″ titre R. E.., lorsque les puits de pétrole et de gaz se seront asséchés, nous nous mettrons à exporter notre merde. en effet, c’est, en partie grâce au pétrole et au gaz qu' »on » nous a réduit à de simples tubes digestifs ambulants dont l' »activité » se réduit à être gavés pour ensuite déféquer. moralité de l’histoire: il n’y a que les cons et leurs semblables qui peuvent être fiers de cette « prouesse » (exporter une matière non-renouvelable pour gaver des tubes digestifs ambulants).




    0



    0
    Mlaoua
    4 septembre 2016 - 5 h 27 min

    On continue à produire puis à
    On continue à produire puis à produire… pour ne rien laisser aux générations futures. Bientôt nous aurons nos puits de pétrole asséchés.On est entièrement dépendant du pétrole, mais une fois sans pétrole on crève.Quant à penser aux générations futures (car eux aussi ont le droit sur les richesses sous terre) et comment faire pour créer d’autres richesses, c’est le dernier souci de nos dirigeants, pourvu qu’ils aient l’argent aujourd’hui pour se remplir les poches et surtout, surtout penser à bien caser leur progéniture à l’étranger.Le reste c’est du blabla.Voilà ce qu’on appelle l’égoïsme et le mépris du peuple.Un pays dont ses richesses sont puisées à 98/100 du pétrole ne peut pas avoir un avenir certain, mais au contraire quand on agit de sorte c’est accepter de mettre en péril l’avenir de son peuple.




    0



    0
    momo
    3 septembre 2016 - 16 h 45 min

    8 pour cent de ressource en
    8 pour cent de ressource en moins .on croirait une entreprise qui inove mais non on fait des trous et on se sert.tres impresionant.




    0



    0
    Anonymous
    3 septembre 2016 - 15 h 16 min

    La Sonatrach une pépinière
    La Sonatrach une pépinière qui regorge de techniciens, d’ingénieurs, et de chercheurs expérimentés
    Mais aussi de centres, et d’écoles de formations

    La Sonatrach devrait valoriser son potentiel de recherches et de développements, en énergies diverses,
    Caoutchouc, plastiques, chimies diverses, électronique, machines, mécanique, hydraulique,
    Automatique-robotique , Soudures, le froid, etc,…..

    Sonatrach ne lui manque qu’une organisation optimale, et une utilisation judicieuse, et rationnelle,
    De ses moyens,de ses potentialités, et de ses ressources contre les gaspillages, le laisser aller, et les Mauvaises gestions,

    Malheureusement, l’imposition, et l’introduction démagogique, et populiste, croissante du « social improductif » à Travers des associations Sportives, et culturelles grandes consommatrices d’argent, et de moyens sans Performances internationales en contre partie, au détriment des paisibles travailleurs ,surtout fortement Pénalisés, à la veille de leur départ en retraite
    (Grave injustice, où est l’U.G.T.A muette sur le sort des retraités humiliés qui vont grossir les rangs des nouveaux mendiants algériens)
    Clubs qui n’ont jamais été compétitives, et rentables , ni en Algérie, ni ailleurs, à l’étranger,…?!

    Voir la comparaison des performances avec les sportifs tunisiens, et égyptiens,
    ( pourtant deux pays en grandes difficultés, et en grave crise économique, et financière depuis 2011).

    Stratégie de coopérations, de sous-traitances industrielles, et de partenariats stratégiques avec des Compagnies d’état fiables: Norvégiens de la grande Statoil !, Russes, Chinois, Coréens, Allemands,
    Pays du B.R.I.C.S, Iran, Mexique, Venezuela, etc, …..
    Pour les partages des risques des projets industriels: marché,
    commercialisations des productions associées

    Des réformes, et des restructurations profondes sont plus qu’urgentes, pour que Sonatrach puisse rester
    Productive, exportatrice, et compétitive à l’échelle africaine, et mondiale




    0



    0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.