Le Conseil de sécurité se réunit sur Alguergarat

Ahmed Boukhari, représentant du Front Polisario auprès de l'ONU. D. R.

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira vendredi pour examiner la situation qui prévaut dans la zone d’Alguergarat, dans le sud du Sahara occidental occupé, où le Maroc a mené une opération sécuritaire en violation de l’accord de cessez-le-feu convenu avec l’ONU.

La réunion sera centrée sur le projet de goudronnage d’une route reliant cette zone sensible à la Mauritanie et traversant les territoires sahraouis occupés que le Maroc veut imposer en violation de l’accord de 1991, a confié à l’APS une source onusienne proche du dossier.

Le Maroc avait entamé en août dernier les travaux de balisage de ce tronçon d’une longueur de 3,8 Km. L’ONU qui avait ordonné en 2001 la suspension des travaux de construction de cette route semble aujourd’hui plus encline à l’accepter, selon la même source.

Le secrétariat général de l’ONU devrait proposer aujourd’hui au Conseil de sécurité que les Nations Unies achèvent le goudronnage de la route en faisant appel à une compagnie de construction marocaine.

«Cette proposition est inacceptable», a affirmé Ahmed Boukhari le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU.

Contacté par l’APS, M. Boukhari a relevé que «le secrétariat général de l’ONU a caché d’une manière délibérée la façon avec laquelle l’ONU avait réglé ce problème en 2001». «Nous réitérons notre position: Le Front Polisario ne permettra aucun changement sur le terrain qui découle de la violation des termes de l’accord de cessez-le-feu comme ce projet de route que le Maroc veut imposer», a-t-il ajouté.

Le représentant du Front Polisario a réitéré mercredi, lors d’une rencontre avec le président du Conseil de sécurité, Gerard van Boheman, l’urgente nécessité pour le Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités afin d’éviter que la situation ne débouche sur un scénario de conflit ouvert aux conséquences imprévisibles.

La situation sécuritaire dans la zone d’Alguergarat reste tendue, selon l’ONU, malgré les efforts de médiation de la Minurso (mission de l’Onu pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental).

Les deux camps «ont maintenu leurs positions à environ 120 mètres les uns des autres», a indiqué mercredi le porte parole de chef de l’ONU, Stéphane Dujarric. Les Nations Unies redoutent en effet «une reprise des hostilités, avec un risque d’implications régionales», a-t-il averti.

Dans une note confidentielle transmise pour information au Conseil de sécurité le 28 août, le secrétariat général de l’ONU a affirmé que le Maroc a mené du 16 au 25 août une opération sécuritaire sans avertir au préalable la Minurso, violant l’accord militaire numéro un.

Le chef de l’ONU, Ban Ki-moon, cité dans ce document s’est dit préoccupé par ces événements et a souligné l’importance de respecter les obligations de l’accord de 1991. L’escalade marocaine dans cette zone vise à saper les efforts de l’ONU qui compte lancer une proposition formelle pour relancer les négociations sur le Sahara Occidental occupé.

R. I.

Comment (9)

    Tahar Ben Jelloun
    11 septembre 2016 - 14 h 26 min

    Le Maroc remis à sa place par
    Le Maroc remis à sa place par une « entité non étatique » .

    Les autorités de Rabat, dans leurs rêves les plus fous et insensés tentent d’arracher au Front Polisario son statut de représentant légitime et unique du peuple sahraoui. Un statut que l’ONU lui a octroyé après la visite de la première mission onusienne envoyée au Sahara Occidental le 12 mai 1975.

    Cette tentative rentre dans le cadre de la recherche désespérée d’un argument justifiant le refus de Rabat à s’asseoir avec les autorités sahraouies sur la table des négociations tel que sollicité par les différentes résolutions consécutives du Conseil de Sécurité. D’un autre côté, Rabat veut pousser l’ONU à demander à l’Algérie l’abandon de sa condition de pays intéressé et devenir pays directement concerné et partie involucrée dans le conflit qui oppose les sahraouis au Maroc. La France est beaucoup plus engagé au côté du Maroc et le Front Polisario s’est abstenu de lui demander de s’asseoir à la table des négociations.

    Aujourd’hui, le Maroc s’est retrouvé dans la position d’un nain après les événements de El Gargarate. Son projet a été calé par ce que les voyous de Rabat appellent « entité non-étatique ». Les gendarmes du Maroc sont incapables d’avancer d’un pas sous risque de se voir convertis en fumée sous les armes des valeureux combattants sahraouis.

    Au Conseil de Sécurité, la proposition avancée par la France comme solution et qui propose d’achever le bitumage par la MINURSO a avorté face à la détermination de « l’entité non-étatique », selon les termes des serviteurs de la France qui logent à Rabat.

    Ceux qui appellent ainsi le mouvement de libération sahraoui appartiennent à la nouvelle génération et ne connaissent rien sur les défaites de l’armée marocaine face aux combattants de « l’entité non-étatique » et qui n’attendent, aujourd’hui, que le feu vert des autorités sahraouies pour asséner aux fachos de Rabat une leçon qu’ils garderont dans la mémoire pour le reste de leurs vies.

    Pour rappel, cette prétendu entité non-étatique empêche, depuis 40 ans, la dynastie alaouite, une entité fantoche installée par la France pour défendre ses intérêts dans la région, de réaliser son rêve de convertir le territoire du Sahara Occidental en province marocaine. Hassan II, le roi sanguinaire qui a poussé le peuple marocain dans cette malheureuse aventure, a rendu son âme sans pourvoir mettre le peuple sahraoui à genoux. Ce n’est pas ce roitelet raté qui passe son temps à faire les magasins de mode de Paris qui va le faire.




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    babElOuedAchouhadas
    10 septembre 2016 - 21 h 39 min

    Nos amis du RASD doivent
    Nos amis du RASD doivent savoir que si le peuple algérien avait attendu l’ONU pour nour offrir notre indépendance, l’Algérie aurait été a ce jour « Algerie-francaise ».




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    Rouichedz
    10 septembre 2016 - 21 h 34 min

    L’indépendance du Sahara
    L’indépendance du Sahara occidental est au bout du fusil dee son peuple. Tout le reste n’est que du bla bla bla




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    Tahar Ben Jelloun
    10 septembre 2016 - 21 h 25 min

    Si ce CS/ONU devait faire
    Si ce CS/ONU devait faire quelque chose pour les peuples colonisés les Palestiens auraient récupéré depuis belle lurette leur pays. Une autre façon de dire au peuple du Sahara occidemtal que ce qui a été pris pas la force ne peut être repris que par la force. Point barre




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    Ziad Alami
    10 septembre 2016 - 21 h 13 min

    L’ONU ne bougera pas le petit
    L’ONU ne bougera pas le petit doigt pour le peuple du sahara occidental tant que ce dernier ne reprendra pas sa légitime lutte armée contre le colonialisme marocain.




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    Western Sahara Free !!!
    10 septembre 2016 - 12 h 52 min

    L’attente du peuple Saharoui
    L’attente du peuple Saharoui n’a que trop durée !!! Il est temps de raviver la peur au Maroc et son Makhzen ! J’espère que le Polisario s’est bien équipé et que son armée s’est bien inflitrée sur tout le territoire marocain en cas de déclenchement des hostilités … pour la couverture aérienne, l’ALgérie veillera au grain ! On jouera au même jeu que les occidentaux : on appliquera avec l’aide des russes et des chinois, une interdiction de survol aérien du territoire saharaoui ! tant que les marocains penserons qu’ils ont protégé sur leur territoire, ils joueront le statu quo et attenderont juste le bon moment pour frapper le reste du Sahara Occidental ! or en ce moment, il semble que le Maroc pense que l’Algérie est affaiblie avec un pétrole pas cher et un président en convalescence et que donc l’Algérie ne soutiendra pas militairement les Saharouis mais c’est vraiment mal connaitre l’Algérie et les algériens !!!! Je crois que le pays qui s’attaquera de front à l’ALgérie risque de déclencher une guerre totale, et là où réside un Algérien, les ressortissants de ce pays sont à plaindre !!!! Les français l’ont finalement appris à leur depens !!!!




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    La Cigale
    10 septembre 2016 - 4 h 35 min

    Ce n’est plus l’heure à des
    Ce n’est plus l’heure à des réunions qui n’aboutiront qu’à d’autres réunions qui ne servent juste à faire gagner du temps aux protagonistes commanditaires .Afin pour eux de mettre en place de manière méthodique une série dévénements qui se succéderont et qui permettront d’aboutir à la création d’une situation telle qui est voulue qui déclenchera des reaction par plusieurs pays étroitement liés de près ou de loin aux saharaouis aindi qu’au makhzen .Il est clair et evident que ce qui se passe dans cette escalade guerrière est perpétrés pour testé les saharaouis l’Algérie et d’autres pays amis aux oppressés .
    Jusqu’au moment ou tout leurs échappera et se retrouveront devant le faite accompli.




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    Retour à Tizi
    10 septembre 2016 - 1 h 49 min

    Attention! Céder concrètement
    Attention! Céder concrètement sur un seul centimètre, c’est céder symboliquement sur toute une cause et, de fait, sur l’ensemble du territoire. Tenez bon. Vous êtes dans votre droit.




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    Anonymous
    9 septembre 2016 - 23 h 44 min

    Le Maroc prépare secrètement
    Le Maroc prépare secrètement une guerre-surprise contre le Polisario, et le RASD
    Les F.A.R marocaines dissimulent mal, les manoeuvres de diversion pour une attaque perfide, et rapide
    Les F.A.R marocaines veulent une nouvelle guerre (équipées avec 24 F16,
    Dont 01 F16 abattu au Yemen par les forces Houtis , et la mort de son jeune capitaine marocain Yacine Bahti
    Qui nous rappellent la « guerre des six jours »
    (allusion à l’agression-surprise israélienne du 04 Juin au 09 Juin 1967, contre l’Egypte,la Jordanie, et la Syrie)
    Suite, il faut le dire, au casus beli ,crée, malheureusement, par le gouvernement égyptien,de l’époque
    En bloquant (par la marine de guerre égyptienne) du détroit de Tiran,
    (sur l’entrée sud du golfe de Akaba, sur la mer rouge)
    …..et la voie, et la loi maritime internationales, au mois de Mai 1967
    Un précédent exploité au maximum, par l’aviation militaire israélienne,
    Composée essentiellement de Mirage V, livrés par la France au début des années soixante
    (Accord Charles De Gaule – David Ben Gourion où Grun dans une carte d’identité polonaise

    Sahara Occidental : l’ONU accuse le Maroc d’avoir violé le cessez-le-feu, Rabat fait machine arrière

    Le Maroc a violé l’accord de cessez-le-feu conclu avec le Front Polisario. Dans une note confidentielle adressée au Conseil de sécurité et dévoilée par l’Agence associated press, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, a affirmé, lundi 29 août, que cet accord de paix signé le 15 octobre 1991 a été violé par la partie marocaine. Il a clairement accusé Rabat d’avoir envoyé des troupes armées et du matériel militaire dans la région de Guerguerat, située à la frontière avec la Mauritanie dans le sud-ouest du Sahara Occidental occupé.

    L’armée marocaine a mené à la mi-août une vaste opération de ratissage dans la région de Guerguerat. Pour justifier ce mouvement de troupes, Rabat avait déclaré vouloir « nettoyer » cette bande frontalière du trafic prospérant dans cette zone. Pire : le Maroc a procédé à l’asphaltage d’une route longue de 3,8 km dans la même région. Le Front Polisario a vivement réagi à l’incursion de l’armée marocaine dans la zone tampon, actée sous l’égide de l’ONU.

    | Lire sur TSA : Le Maroc provoque le Sahara occidental, tente d’intimider la Mauritanie
    Le conseil de sécurité accuse le Maroc

    Par ailleurs, selon une source proche du dossier, lors de la réunion du conseil de sécurité du 26 août 2016, le sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix a clairement indiqué que le Maroc « avait violé l’accord militaire numéro 1 en faisant traverser des véhicules au-delà du mur ». La MINURSO a pu confirmer la présence de gendarmes marocains, ce qui constitue une violation caractérisée du cessez-le-feu.

    Rabat a subi de vives critiques de plusieurs pays membres du Conseil de sécurité à cause de son action militaire. Les responsables marocains n’ont pas pu justifier ces actions. Ils se sont contredits en invoquant tour à tour l’assainissement de la région en prévision de la COP22, une opération des douanes pour lutter contre la contrebande, la construction d’une route…
    Le Maroc fait machine arrière

    Il s’agit de l’incident le plus sérieux depuis 1991. Selon un spécialiste du dossier du Sahara Occidental, Rabat a probablement cherché à travers cette manœuvre militaire à impressionner le Front Polisario. « À mon avis le Maroc voulait tester l’adversaire, savoir s’il est prêt à faire face. C’est le plus grand incident depuis l’accord du cessez-le-feu », explique-t-il.

    Selon un autre connaisseur du dossier, le Maroc vise deux objectifs : changer le statu quo de la zone tampon après l’éloignement de la composante civile et militaire de la MINURSO et créer de fait une tension supplémentaire avec la Mauritanie qui contrôle la ville sahraouie de Lagouira.

    Une tension qui s’est illustrée récemment par une campagne de dénigrement virulente à l’égard de la Mauritanie et de son président, notamment depuis que ce dernier a décrété un deuil national et dépêché une délégation officielle aux obsèques de l’ancien président sahraoui, Mohamed Abdelaziz.

    Rapportun1 (1)




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