Les patrons se rebiffent : le FCE rejette le plan d’action du gouvernement

Ali Haddad. New Press

Lors de l’inauguration de la deuxième édition de l’université du Forum des chefs d’entreprises (FCE), hier soir à Constantine, le président du Forum, Ali Haddad a pointé du doigt le «statu quo» dans lequel se retrouve l’économie du pays, le qualifiant «d’insupportable et à long terme intenable». Pour le patron du FCE, il est temps de mettre un terme aux «tergiversations et aux demi-mesures». «Des diagnostics, nous en avons fait. Nous avons aussi fait une multitude de propositions pour remédier à la crise multidimensionnelle qui frappe notre pays. Nous estimons qu’il est temps de mettre en œuvre des réformes profondes et courageuses qui changeront réellement notre économie», a-t-il recommandé.

Le FCE, rappelons-le, qui a largement soutenu l’opération d’emprunt national, lancé par le gouvernement Sellal, montre à travers le discours d’Ali Haddad que le plan d’urgence initié par les pouvoirs publics ne répond pas à leurs attentes et ce, à travers des critiques à peine voilées. Le patron du FCE a indiqué qu’ils [les chefs d’entreprises] «adhèrent» au plan d’urgence mis en place par les pouvoirs publics pour revenir à l’équilibre budgétaire, mais cela ne doit pas se faire au détriment des entreprises, des emplois et de la stabilité économique et sociale des régions.

Le choix du thème «Transformer ! Pour aller de l’avant», de cette 2e édition n’est pas fortuit. Ali Haddad, qui indique vouloir «aller de l’avant et directement à l’essentiel pour réinventer et transformer notre économie», s’est adressé aux jeunes entrepreneurs qui, selon lui, relèveront les défis «qui sont sérieux et nombreux». Pour lui, certaines conséquences de la crise sont quantifiables comme le déficit budgétaire, le déficit commercial ou encore la hausse de l’inflation. Mais d’autres ne le sont pas. Ali Haddad en veut pour preuve l’acharnement des chefs d’entreprise pour la pérennité de leurs entreprises et des emplois, qui persévèrent malgré l’adversité, mais finissent par abandonner par dépit.

Mohamed El-Ghazi

Comment (39)

    Anonymous
    30 septembre 2016 - 23 h 31 min

    Regardez la vidéo de Haddad a
    Regardez la vidéo de Haddad a Constantine ( il dit moi je croyu qui le teblabla c iet pour lui dire amour ji qui etouni c est la honte du siècle.qu est ce qui se trame dans notre pays l Algérie a t elle mérite ça

    zombreto
    30 septembre 2016 - 20 h 58 min

    Je n’ai jamais compris les
    Je n’ai jamais compris les propositions de sortie de crise de ces chefs, baron de l’import import.
    C’est simple comme tout, l’activité de l’importation restera une démarche de l’état, car où est l’intérêt de laisser cette activité au privé, toute personne peut le faire, il suffit de chercher un approvisionneur et la banque te débloquera les fonds nécessaire, donc aucune transformation et résultat des courses, aucune plus value.
    Nous avons constaté comment les surfacturation sont réalisées dans ce genre d’activité.

      lui même
      1 octobre 2016 - 10 h 44 min

      il va plus loin, il se
      il va plus loin, il se prépare pour les prochaines elections decisives

    BAHRI
    30 septembre 2016 - 18 h 04 min

    Juste pour rappel;les chinois
    Juste pour rappel;les chinois ont CONSTRUIT 900 km d’autoroute ;avec pont tunnels;viaducs etc;en 5 ANS
    ETRHB refait 15 km d’autoroute du coté Bouira Lakhdaria en 5 ANS; SANS PONT NI ECHANGEUR NI TUNNEL NI SIGNALISATION;NI PLANTATION D’ARBRE;NI DEBLAIEMENT DES GRAVAS et il ne sont qu’à la moitié et associé à une autre société !!!!!

    Nora
    30 septembre 2016 - 13 h 43 min

    depuis 2000 l’Algérie ne
    depuis 2000 l’Algérie ne réussie qu’aux étrangers et de plus en plus fort. La corruption s’est installée a tous les niveaux et les plus médiocres (t^tes de viandes) deviennent de plus en plus riches au détriment de ceux qui aiment ce pays et se consacrent à essayer de relever les défis pour faire avancer l’algérie .

    Fatima Kerdjoudj
    30 septembre 2016 - 11 h 33 min

    @KHENZIR bien rôti (non
    @KHENZIR bien rôti (non vérifié) nous dit que (je le cite et je suis d’accord avec lui) :  » LA SEULE SOLUTION POUR LE PAYS c’est le changement de système politique, le changement du pouvoir et donc le changement de gouvernance. ». A la suite de quoi un autre internaute en l’occurence @juste (non vérifié) lui répond (je le cite) : « tu proposes quoi comme solution exactement? »

    Effectivement, c’est là un bon débat assez délicat. Mais pour répondre à l’internaute @juste sans prétendre répondre à la place de l’internaute @KHENZIR bien rôti, qu’il m’en excuse, je dirais :

    a/- il faut d’abord mettre à la retraite le fauteuil roulant car il viole la Constitution qu’il a lui-même pondue (Article 102 de la Constitution de 2016 : « Lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement. »

    b) – constituer un Gouvernement de Transition chargé de réorganiser la vie politique et institutionnelle dans la perspective d’une Algérie véritablement démocratique, d’une République algérienne démocratique et sociale, d’une forme de gouvernance où l’alternance est une réalité poltique et pour enfin mettre en place un planning des élections (Présidentielle, législatives etc….) dans la plus grande transparence. A ce propos, la question de la désignation et de la composition de la Commission Indépendante de Contrôle des Elections est primordiale. Elle doit être véritablement indépendante et ce n’est pas au « Brizidène » d’en nommer les membres. Les membres de cette commissions doivent être minutieusement désignés parmi la société civile, les personalités connues pour leur probité, leur honnêté intellectuelle, leur sens patriotique et leur compétence technique en matière de contrôle de la régularité des élections.

    C’est un début incontournable. Si on ne fait pas cela, on continuera toujours à tourner en rond, on continuera à voir à la télé et dans les journaux des guignols excités, un personnel politique zélé à tous les niveaux (…du fauteuil roulant jusqu’au au chef de Daira..) et des « experts » en tout genre nous donner leurs avis et propositions. Mais pour moi je dit que tout cela n’est que du vent (eurih) et cela ne nous mène à rien car si on continue comme cela on va droit au mur, même si on trouve de très bonnes analyses et de très bonnes interventions chez certains experts ou conseillers compétents.

    Bon courage aux Algériens et à l’Algérie.

    AHMED
    30 septembre 2016 - 11 h 32 min

    J’EN RIS QUAND VOUS ECRIVEZ
    J’EN RIS QUAND VOUS ECRIVEZ LES PATRONS , ECRIRE PLUTÔT LES BARONS DE L’INFORMEL
    CONSEIL
    N’ÉJECTEZ PAS CES BARONS POUR S’ACCAPARER DE NOS TERRES AU SAHARA, LES GENS SONT ICI AU BORD DE ÉCLATEMENT
    C’EST UN CONSEIL A PRENDRE AU SERIEUX

    Anonymous
    30 septembre 2016 - 10 h 07 min

    La kermesse de HADDAD! Il
    La kermesse de HADDAD! Il veut nous faire croire qu’il conteste avec beaucoup de tact la politique économique de SELLAL lui qui ne cesse d’en tirer profit. Décidément le ridicule ne tue pas.

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