Une contribution du professeur Mohamed Daoud – Turquie-monde arabe : le retour fugace de l’Histoire (I)

Erdogan et Davutoglu. D. R.

Du temps du kémalisme, la Turquie s’est tournée entièrement et pendant plus d’un demi-siècle vers l’Europe, mais elle a commencé à s’orienter vers la Méditerranée et le monde arabe à la faveur de la fin de la guerre froide vers la fin des années 1980. Cette nouvelle évolution dans la politique extérieure du pays s’est confirmée avec l’arrivée au pouvoir de l’AKP (Parti de la justice et du développement fondé le 14 août 2001 par Recep Tayyip Erdogan, l’actuel président de la Turquie). D’ailleurs, le gouvernement d’Ankara a procédé, en premier, au règlement des contentieux existants dans son environnement, en offrant ses bons offices aux voisins arabes et puis, deuxièmement, il s’est impliqué dans les conflits générés par les soulèvements arabes de 2011, en présentant aux différents acteurs de ces pays son expérience politique, comme un «modèle» à suivre. Depuis, beaucoup d’événements ont secoué cette partie du monde (chute de plusieurs régimes, guerres civiles, terrorisme et crises des réfugiés), débouchant sur un éclatement de plusieurs Etats arabes, voire leur disparition, bref, un remodelage de la région tant souhaité par les Américains. Les récents événements qui ont ébranlé la scène politique turque (putsch manqué, renouement avec la Russie, intervention militaire turque dans le nord de la Syrie, etc.) laissent croire qu’une troisième phase est en cours de concrétisation pour la diplomatie de l’AKP envers les pays arabes, à commencer par la Syrie.

Au terme du post-putsch manqué, et pour mieux affronter les graves conséquences générées par ces événements, la Turquie a introduit beaucoup de changements, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. La relance des contacts avec la Russie et l’Iran augure d’un grand chamboulement dans les relations internationales, voire un basculement géostratégique, car tout peut changer d’un moment à l’autre dans cette région, et au gré des conjonctures et des intérêts, les alliances peuvent se faire et se défaire précipitamment.

La Turquie : atouts et écueils

De par sa position géographique (entre l’Europe et l’Asie, entre l’Occident et l’Orient), de son histoire et de sa culture (étant un ancien califat musulman), la Turquie est un pays très riche à plus d’un titre, car se situant à «un carrefour géostratégique, politique et socioculturel très important».

Ces deux substrats mêlant la géographie à l’histoire invitent à reconsidérer les multiples rapports de ce pays avec le monde arabe, avec lequel il partage plusieurs fondements (voisinage, religion et liens historiques). En outre, la Turquie est un pays émergent sur le plan économique, membre de l’Otan et candidat à l’Union européenne depuis plusieurs décennies. Ce pays a su trouver, grâce à l’intelligence de plusieurs de ses intellectuels et de ses acteurs politiques, un compromis prometteur entre la tradition et la modernité, entre l’islam et la démocratie.

La Turquie est aussi une grande puissance sur le plan démographique (quatre-vingts millions d’habitants), riche en ressources humaines qualifiées, un pays économiquement solide en pleine croissance malgré les déséquilibres entre les régions, entre les villes et les campagnes. Le ministre de l’Économie, Mustafa Elitaş, a relevé que «la performance de croissance de la Turquie pour l’année 2015 se situe bien au-delà de ces prévisions. La Turquie a également devancé 23 membres de l’UE, grâce à sa croissance de 4%».

En somme, une image idyllique qui cache une réalité qui désarçonne plus d’un ; les divers héritages culturels de ce pays organisent son identité et en même temps «brouillent ses repères», les multiples appartenances de la Turquie font que ce pays «ne se trouve nulle part», et cela n’est pas une simple métaphore. Beaucoup d’atouts et beaucoup d’écueils pour ce pays en pleine émergence.

En dépit de tous ces atouts, le pays évolue dans un environnement complexe et compliqué, miné par plusieurs conflits récurrents, un espace où nombreux sont les enjeux stratégiques et saisissant est leur impact sur les populations de la région : l’occupation israélienne des territoires arabes (en Palestine, en Syrie et au Liban) dure plusieurs décennies, l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003 a eu comme conséquences le délitement des institutions étatiques, l’instabilité politique est chronique au Liban, etc.

A ces tourments, se sont ajoutés les événements de 2011 dans plusieurs pays arabes et qui ont débouché sur l’émergence du terrorisme et la création de l’organisation Etat Islamique en Irak et au Levant, Daech (acronyme en langue arabe, EI en français et Isis en anglais). Au début, la Turquie a souhaité évoluer dans un environnement apaisé, loin des conflits répétitifs, en offrant sa médiation.

Bon voisinage et bons offices

C’est dans l’esprit du bon voisinage que l’AKP au pouvoir s’est inscrite, la venue d’Ahmet Davutoglu aux Affaires étrangères en 2009 a donné un coup d’accélérateur à cette démarche. Ce dernier a tenté une nouvelle approche dans le domaine des relations internationales en mettant en valeur les divers atouts dont dispose le pays. Il a prôné «une politique de zéro problème avec les voisins». Avant de devenir ministre des Affaires étrangères puis Premier ministre, Ahmet Davutoglu était professeur, spécialiste des relations internationales à l’université de Beykent et celle de Marmara. Il a publié en avril 2001 un gros ouvrage intitulé «Profondeur stratégique : la position internationale de la Turquie» (Editions Kure yayinlari) ». Ce travail académique, traduit uniquement en langue arabe et publié à Beirut par les soins du centre d’études d’Al-Jazeera (Al-Jazeera Center For Studies) et en collaboration avec une maison d’édition libanaise (Arab Scientific Publishers, Inc), peut être considéré comme le «texte fondateur» de la politique étrangère turque depuis l’accession de l’AKP au pouvoir en 2002. A travers cet ouvrage, l’auteur appelle à une refonte globale de la politique étrangère turque basée sur une nouvelle vision qui fera de ce pays un Etat central qui dépasse sa situation périphérique, en s’inscrivant dans la nouvelle dynamique de l’ordre mondial post-guerre froide. Pour l’auteur, la réussite de cette politique extérieure doit passer par le règlement des problèmes internes, tels que la question kurde et la polarisation entre le camp islamiste et le camp laïc. Les régions avec lesquels le pays doit coopérer sont en priorité le bassin terrestre proche (Moyen-Orient, Balkans, Caucase) ; le bassin maritime proche (mer Noire, mer Méditerranée, mer Rouge, mer Adriatique et mer Caspienne) ; et enfin, le bassin continental proche (Europe, Asie du Sud, Asie centrale et orientale, et Afrique du Nord).

Il semble que le monde arabe est au centre de cette nouvelle politique, qui a rompu avec l’isolationnisme du kémalisme affiché depuis la chute du califat ottoman dans les années 1920 et dont la démarcation vis-à-vis de ce monde a duré jusqu’à la fin de la guerre froide. Bien avant, la Turquie était considérée comme un instrument aux mains de l’Occident, de par sa reconnaissance d’Israël en 1948 et son adhésion à l’Otan en 1951, mais à partir des années 1980, la fin de la guerre froide aidant, Turgut Özal, qui a présidé aux destinées du pays de 1989 à 1993, s’ouvre sur le voisinage, surtout sur les républiques de l’Asie centrale. L’islamiste Necmettin Erbakan qui a été Premier ministre de 1996 à 1997 suivra cette ligne politique en tentant de renouer avec la région arabomusulmane. Depuis, la Turquie a encouragé le développement des échanges économiques, touristiques et culturels avec les pays arabes, notamment à travers les feuilletons turcs doublés en Syrie et distribués dans les pays arabes du Proche-Orient et du Maghreb.

Ahmet Davutoglu, ce «Kissinger turc», met en avant, dans son ouvrage, la «profondeur stratégique» de la Turquie, qui passe nécessairement par sa «profondeur historique» et sa «profondeur géographique». Dans ce sens, il propose des actions afin de permettre à son pays de devenir «une puissance sur la scène internationale». Le legs ottoman, en tant que passé historique de la Turquie, pourrait lui faciliter de rétablir les liaisons avec son voisinage arabe, par l’entremise de ce qui est commun, à savoir l’héritage musulman, mais pas que ça. Dans cet ordre d’idées, la position géographique de la Turquie, étant au carrefour de plusieurs régions et cultures, est un autre atout pour ce grand pays, elle peut lui assurer la possibilité de se déployer dans plusieurs pays dans son entourage. Mais pour Ahmet Davutoglu, la priorité serait donnée à la Méditerranée orientale, et c’est «en accroissant sa visibilité et son influence dans le bassin méditerranéen oriental (Afrique du Nord, Proche-Orient) que la Turquie pourrait se créer un «hinterland» (un arrière-pays) qui servira comme tremplin pour son accession au rang de «puissance régionale puis à terme mondiale». Cela se concrétise, pour les officiels turcs, par le développement d’un discours tiers-mondiste original, dénonçant les injustices du nouvel ordre international dont Israël fait partie. La mise en œuvre de cette nouvelle approche a paradoxalement coïncidé avec les soulèvements arabes, ce qui a donné à la Turquie un poids considérable dans le nouveau remodelage du Moyen-Orient. En voulant mettre en avant ses atouts, la Turquie d’Erdogan s’est retrouvée face à de nombreux écueils et va s’aligner graduellement sur des positions politiques qui vont remettre en cause la théorie Ahmet Davutoglu, comme quoi les rapports de force dans les relations internationales se dessinent dans d’autres contrées et font peu cas des bonnes intentions ou des bons sentiments des uns et des autres. Au commencement, le gouvernement d’Ankara a entrepris des actions de bons offices et de médiation «entre les Etats-Unis et l’Iran, entre Israël et la Syrie, entre l’Irak et la Syrie, entre Israël et les Palestiniens, entre Hamas et Fatah». Ces initiatives, même si elles étaient appréciées par l’ensemble des partenaires, n’ont pas été conclues dans le sens souhaité du fait des complications politiques de la région du Moyen-Orient, néanmoins, elles ont donné un poids régional important à ce pays. La Turquie conçoit le Moyen-Orient comme un Hinterland indispensable, encore que Davutoglu n’évoque pas ouvertement «la solidarité musulmane, même s’il est sous-entendu que l’islam et le passé ottoman sont les principaux ressorts du «soft power» (puissance douce) turc dans la région.

Pour rappel, les Ottomans dominaient, durant plusieurs siècles ayant précédé le XXe siècle, la région et ont «fait du bassin méditerranéen un espace de vivre ensemble, de coexistence et de métissage – un héritage qui continue à prévaloir encore aujourd’hui chez les Etats riverains». La situation va changer à partir du XVIIIe siècle et plus encore au XXe siècle, les Ottomans vont subir défaite sur défaite et la domination européenne va se préciser, le traité de Sèvres de 1920 fera le reste. La Turquie sera affaiblie et son empire démantelé, créant par-là chez les Turcs une image négative de l’espace méditerranéen et du monde arabe. Elle s’en éloigne et s’applique à en trouver une autre alternative en se rapprochant de l’Europe, lieu de progrès et de développement. Son adhésion à l’Otan, en octobre 1951, ne lui confère qu’un rôle de supplétif dans la stratégie de l’Alliance atlantique, celle qui consistait d’empêcher la propagation du soviétisme. Mais malgré la fin de la guerre froide, la Turquie est restée bloquée, pendant longtemps, dans les anciennes représentations de division du monde, n’évoluant que par à-coups. Il fallait attendre un homme politique de l’envergure de Davutoglu pour que les postures changent et évoluent.

A vrai dire, Ankara s’est distinguée bien avant en montrant une certaine indépendance vis-à-vis de ses partenaires occidentaux (refus d’utilisation de son territoire par les troupes américaines pour attaquer l’Irak, mars 2003, le coup de gueule d’Erdogan lors de l’intervention de Shimon Peres, Davos janvier 2009, la rupture des relations avec Israël après l’attaque de la flottille pour Gaza, mai 2010, le refus de la Turquie de cautionner les sanctions contre l’Iran, septembre 2010), sont autant d’actes qui placent le pays dans une nouvelle posture. Ces différentes actions vont donner l’impression d’une véritable réorientation de la politique extérieure de la Turquie envers ses voisins arabes et autres.

En suivant cette nouvelle logique, la Turquie rétablit ses relations avec la Syrie de Bachar Al-Assad, avec l’Egypte de Hosni Moubarak, avec le Fatah et le Hamas en Palestine, s’ouvre sur le plan économique avec nombre de pays arabes et intervient, surtout dans l’année 2008, dans des conflits que connaît la région en proposant des règlements à l’amiable. Aussitôt, elle encourage les pourparlers entre Israël et la Syrie, intervient auprès des différentes factions irakiennes et auprès des différentes communautés libanaises, etc. En fait, une véritable stratégie de «facilitateur et de médiateur promeut la Turquie au rang de puissance neutre et bienveillante», et de «parrain» ou grand frère des «petits» Etats de la Méditerranée orientale.

Avec la survenue des soulèvements du «printemps arabe», la Turquie s’implique intensément et tente de proposer son «modèle» politique, ce qui a donné lieu à beaucoup de questionnements sur les motivations réelles et la stratégie de la politique extérieure turque dans le monde arabe. 

Mohamed Daoud
Professeur à l’
université Ahmed-Ben Bella, Oran 1/Crasc
(Suivra)

Comment (19)

    Anonymous
    30 septembre 2016 - 9 h 23 min

    « …débouchant sur un
    « …débouchant sur un éclatement de plusieurs Etats arabes, voire leur disparition… »
    —-
    « Éclatement » c’est encore dans la possibilité et la probabilité, mais on ne voit pas quel est le « pays arabe » qui a disparu!




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    Lyes Oukane
    30 septembre 2016 - 8 h 12 min

    La Turquie ! Pour les plus
    La Turquie ! Pour les plus curieux ,ceux qui veulent savoir et comprendre le pourquoi et le comment de ce pays , il n’y a qu’un seul mot à retenir pour son histoire passée et actuelle . Le mot ? tapez Donmeh dans vos recherches et lisez .Étrangement ,l’auteur ne cite jamais ce nom qui est la clef de voûte de toute l’histoire de ce pays depuis des siècles .




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    farhat
    29 septembre 2016 - 22 h 56 min

    Durant cinq siècles, le Turc
    Durant cinq siècles, le Turc oppresseur a dominé la région syro-libanaise. Cinq siècles de souffrances, d’humiliations, de cruelle amertume pour nos ancêtres, les habitants de ce recoin de la terre, dont l’histoire remonte à l’aube de la civilisation. Les larmes versées à cause de la horde ottomane et le sang répandu par les sauvages qui la composent ont à jamais laissé une tache d’infamie dans les annales de l’empire qu’ils ont fondé. ne croyez pas que les ottomans sont ou soient animes par une quelconque fierte religieuse ou geographique apres s etre leve d un sommeil profond , , le gouvernement turc ne reste qu une demoiselle s ‘etant fait duper par des tractations secretes non respecter , qui par vengeance maintenant se retourne contre son maitre , pour etre finalement qu’avec les vainqueurs dans laquelle il se retrouve une virginité diplomatique , les arabes …

    un petit rebeu fils de moudjahid dont sa mere en france ne touche pàas un copec mais qui l amour de sa patrie , l algerie coule dans ses veines




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    Ami en Arabe
    29 septembre 2016 - 22 h 47 min

    Merci Mr.Mohamed Daoud pour
    Merci Mr.Mohamed Daoud pour ce survol historique et cette analyse pertinente, mais je pense que la Turquie actuelle et la Turquie Ottomane est responsable de ces tumultes( malheurs) que vivent un certain nombre de pays tels que la Syrie et la Libye entre autres. Pour ce qui est du passé, l’Histoire nous révèle que les turcs (Ottomanes) n’ont pas été à la hauteur de leur Politique pour préserver l’Algérie de la haine coloniale française, puisqu’ils n’ont pas bougé le petit doigt, ils ont quitté le navire, laissant les algériens seuls contre les 35000 soldats aguerris et assoiffés de l’arabe de l’algérien.
    Cet été , j’étais en visite an Turquie, j’avis le sentiment de vivre dans un pays qui se désenchante de la démocratie et se prépare pour un saut dans le despotisme et le » contrôle ». Bref, dans l’atmosphère vécue jadis par les allemands entre les deux guerres.
    Bonne continuation mon ami




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    Anonymous
    29 septembre 2016 - 21 h 29 min

    Ah pitie ! Pas la Turquie !
    Ah pitie ! Pas la Turquie ! Ceux qui souhaiteraient se lier a elle chez nous sont des abrutis et des incultes finis ! Torkiyin ? Tarqohom ! Chba3na ! Avec ce qu’ils ont fait des janissaires, aux corsaires, aux taxations abusives, aux enlevements de femmes, franchement, faut pas exagerer, il y a des pays plus interessants historiquement parlant. La Turquie, les Ottomans sont des imperialistes. Ils ont beau etre musulmances et tutti quanti, je soutiens mordicus le combat des armeniens qui ont vecu un genocide en 1915. La turquie ?? Non merci.




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      Anonymous
      30 septembre 2016 - 11 h 04 min

      Moi aussi je soutiens les
      Moi aussi je soutiens les Armeniens,ce peuple sait tres bien ce que vaut la Turquie,un peuple genocidaire.
      Le genocide des armeniens executes par les hordes turques restent grave dans la memoire des hommes libres.




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    INASLIYEN
    29 septembre 2016 - 20 h 52 min

    Moi qui ne suis professeur de
    Moi qui ne suis professeur de rien sinon de figues de barbarie avance ce qui suit! Ce pays appelé Turquie est en grande partie (pour ne pas dire en totalité) la cause de la colonisation française de notre pays, il nous a bondonné (après avoir siphonné toutes nos richesses et clochardisé nos villages et nos compagnes) mains et pieds liés sans armes et sans armée à l’armée française et pour corser le tout, comme cela ne suffisait pas, il a voté contre notre indépendance ! ce pays ou l’empire des harem ottoman, sème le mal partout où il a passé et partout où il passe! Chez nous, les les arméniens, les Kurdes,…mais l’Europe le lui rend bien (elle le met à plat ventre et L’OTAN le transforme en un harem, la roue tourne n’est ce pas)!
    Donc, voila en quoi se résume la grandeur, la richesse culturelle et historique de ce pays en quelque lignes! pas besoin de tome et des tomes!! Mais moi je ne suis pas professeur ça me facilite les chose!




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    Aqvaili
    29 septembre 2016 - 20 h 05 min

    franchement la Turquie ? Le
    franchement la Turquie ? Le pays le plus hipocryte celui qui court derrière l’Europe comme un bouffon qui a vendu l’Algérie en 1830 la preuve ils ont même pas résister ils ont fuis et laisser derrière eux leurs batards de janissaires jusqu’à aujourd’hui et même on votaient contre l’indépendance de l’Algérie a l’ONU 1961, le crime qu’ils ont commis chez nous les français à côté c’est des gamins.




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      AzzabiAnonyme
      30 septembre 2016 - 6 h 07 min

      Tout à fait d’accord avec toi
      Tout à fait d’accord avec toi mon ami,personne n’ose en parler de l’humiliation,l’oppression,l’esclavagisme ,la trahison (ils sont rentrés en Algérie en ami ,venons aux secours du monarque a Alger qu’ils ont assasiné ),ils sont musulmans,ils ont tous les droits et les dérives,ils ont rien bâti,rien laisser de bien que les harems..le désespoir,c’est la pire des colonisateurs de l’Algérie,les francais ont fait du mal mais ils bâti………




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    kelam
    29 septembre 2016 - 19 h 18 min

    EN DIX ANS la Turquie a mutée
    EN DIX ANS la Turquie a mutée dans la sphère des pays qui ont sortie leur tête de l’eau!:::avec une politique courageuse de développement réussie ::mais une ambition trop agressive qui a mis la vérité devant la grasse de dieu…




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    Anonymous
    29 septembre 2016 - 17 h 37 min

    la turquie est un allie
    la turquie est un allie soumis a l’occident judeo chretien qui lui refuse son integration a l ue..historiquement les ottomans ont remis l’empire qu’ils exploitaient a la gb et a la france. algerie en tete. plus pres de nous ce qu’il font en syrie ( entre autre) est une trahison et une servitude au americains et aux juifs colonisateurs de la palestiniens alors le mr professeur a oran se doit de revisiter l’histoire.. et nous eclairer sur le coup d’eventail……




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    karimdjazairi
    29 septembre 2016 - 16 h 58 min

    La Turquie de toute manière n
    La Turquie de toute manière n ‘a pas le choix, l’europe ne veut pas d elle, forcément, cela provoque un repli vers le monde oriental, auquelle de toute manière, ce pays appartient.

    On peut regretter toutefois la proximité de la Turquie avec israel, et plus grave son implication, sa complicité dans le chaos programmé en Syrie.

    La Turquie peut devenir le vecteur du développement du monde musulman, tant elle a un potentiel réel en matière économique mais aussi un savoir faire non négligeable.

    Face au pole occidental et son hostilité grandissante à l égard des musulmans, il est impératif que le monde musulman s organise, car il ne peut compter que sur lui même, mais encore faut il que les dirigeants soient libérés de l influence sioniste…




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    Anonymous
    29 septembre 2016 - 15 h 17 min

    Bon vous parlez des arabes?
    Bon vous parlez des arabes? on s’en fout des arabes on a gagner avec eux que les guerres civils et la perte des grands hommes comme kadafi et arafat, ils ont laisser le champs libre a l’occident de les abattre quant-à la Turquie sont nos grand parents l’algerie a besoin d’aide et seule la turquie est habilité a l’aider vu la même culture, j’espère q’avec la turquie nos relations seront renforcés a fond des échanges sur tous les point voilà mon point de vu..




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      Lyes Oukane
      30 septembre 2016 - 7 h 49 min

      @ anonymous 16h17

      @ anonymous 16h17

       » … la Turquie sont nos grands parents , l’Algérie a besoin d’aide … la Turquie est habilité … vu la même culture …  » . Waouh . Là ,tu fais fort ,plus fort que l’auteur de cet article .Et pourquoi pas nos grands parents français pendant que tu y es ? 1/ Mes grands parents ,je sais qui ils sont . Ils ne descendent pas des danseuses du  » Bosse Fort  » mais nos nos belles montagnes des Aurès . Chaouis jusqu’à la moelle . Je n’ai pas besoin de grands parents de substitutions fussent-ils descendus de Neptune . 2/ Sais-tu que c’est parce que nous avons appelé les ottomans à l’aide qu’ils nous ont colonisés presque trois fois plus longtemps que la France ? 3/ nous n’avons pas la même culture que les turcs . D’ailleurs eux comme les chameliers d’Arabie nous le répètent sans cesse et ils ont raison . L’Algérie n’a jamais agressé qui que ce soit de toute son histoire millénaire . Nous sommes un peuple pacifique contrairement à tes idoles . 4/ la Turquie est habilitée par qui ? par Mokri et sa bande ? l’Algérie actuelle , malgré tous nos corrompus ,n’a demandé de l’aide à personne . Tout ce que nous importons nous le payons au centuple .Hors ,une aide à mon sens est gratuite . Sinon ,ca s’appelle un achat , du commerce . Quand tu vas chez l’épicier ,tu penses qu’il t’aide ou plutôt que c’est toi qui l’aide ? moi ,je pense que je rends service à l’épicier d’être client chez lui . Sinon , je vais m’approvisionner ailleurs et il le sait . C’est pour ça qu’il est toujours content de me revoir . Pour mon fric et non pour ma gueule .




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    Amazighkan
    29 septembre 2016 - 13 h 17 min

    Comment voulez-vous que la
    Comment voulez-vous que la Turquie d’Erdogan défende les intérêts du monde arabe ou de qui que ce soit alors qu’elle n’arrive même pas à régler pacifiquement la question kurde. En outre le passé colonial ottoman en Algérie n’a pas laissé que de bons souvenirs. Enrichir la sublime porte et finir par une capitulation honteuse lors de la prise d’Alger par les colons de l’empire de France.




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    Anonymous
    29 septembre 2016 - 12 h 35 min

    Avec une population qui va
    Avec une population qui va bientôt dépasser 100 millions d’habitants et le refus se son adhsion que lui signifie l’Europe alors lui vint l’idée de se retourner vers le monde arabe nostalgie de l’empire ottoman oblige.Le pacha Erdogan se voit calife du monde musulman ou du moins du monde arabe et les richesses de ses pays étalées à ses pieds.




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    ALGERIEN
    29 septembre 2016 - 12 h 32 min

    Avec tout le respect que je
    Avec tout le respect que je vous dois, Mr. Mohamed DAOUD, je ne retiens qu’une chose de votre brillante analyse : les pleurs et les paroles de mon défunt père ancien moudjahid de la W4. Je m’explique : en 1958 lors de la session de l’ONU en Septembre, le représentant à l’ONU du gouvernement turc de l’époque avait voté contre une mention présentée par les pays du tiers-monde en faveur de l’Algérie combattante et la reconnaissance de son fer de lance le F.L.N. Mon pére, en pleurs ce jour-là, avait dans ses mains le quotidien « Le Journal d’Alger » qui rapportait cette « nouvelle » qui réjouissait le gouvernement français et les pieds-noirs d’Alger. Mon père, alors, a maudit les turcs et la Turquie et nous laissa un conseil ad vitam aeternam : MAUDISSEZ TOUTE VOTRE VIE LA TURQUIE ET LES TURCS. NE JAMAIS LES CROIRE !!! CE SONT DES TRAITRES…..




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      Anonymous
      29 septembre 2016 - 13 h 19 min

      Ils étaient 3 à voter contre
      Ils étaient 3 à voter contre cette résolution la France,Israël et la Turquie ,alors que les USA le Royaume Uni et d’autres pays occidentaux se sont abstenus.Peut être que les turcs étaient sous chantage de la France qui risquait de dévoiler la comédie du coup d’évantail et comment ils ont cédé l’Algérie à la France.Je vous rejoins traitres est le mot qu’il leurs convient.




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        ALGERIEN
        29 septembre 2016 - 13 h 51 min

        @Anonymous. C’est
        @Anonymous. C’est parfaitement exacte et je viens encore à l’instant de le vérifier. J’en tremble encore de rage à l’idée que la Turquie ait pu adopter une telle attitude contre un pays musulman en guerre à l’époque contre l’occupant colonialiste français mais d’avoir, surtout, fait pleurer mon père at yerham rabi ! Ce pays est une honte. Et il y a moins de six mois, leur ambassadeur à Alger s’est permis de faire la déclaration suivante à Médéa : L’ALGÉRIE ÉTAIT LE DIAMANT DE L’EMPIRE OTTOMAN… (vous pouvez retrouver sa déclaration sur tous les quotidiens algériens) quel culot !!! quel toupet !!! Wetch qasdire !!! INAÂL A RASSA N’SSEN A YOUDHEY AMOQRANE…!!!!!!!!!! Et l’Algérie, D’AUJOURD’HUI, donne à ce pays des contrats à milliards…..!!!!!!!!!! Tfouuuuhhhh aâlikoum yal khawana !!!!!




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