TIC : le paiement électronique lancé officiellement

Le service du paiement électronique (e-paiement) a été officiellement lancé mardi, à Alger, avec 11 banques et 9 entreprises proposant ce service à leurs clients, tandis que d’autres adhéreront prochainement à ce nouveau mode de paiement.     

La cérémonie du lancement s’est déroulée en présence, notamment, du ministre des Finances, Hadji Baba Ami, du ministre délégué chargé de l’Economie numérique et de la Modernisation des systèmes financiers, Mouatassem Boudiaf, du gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal. Plusieurs DG et responsables d’entreprises et de banques concernées par cette opération y ont également assisté, à l’image du DG d’Air Algérie, Mohamed Abdou Bouderbala, ou encore le DG de Tassili Airlines, Belkacem Harchaoui.  Une démonstration du premier achat effectif a été effectuée par Boudiaf qui a fait une réservation d’un billet d’avion Alger-Constatine sur Air Algérie.  

Intervenant lors du lancement du service, Baba Ami s’est félicité de l’aboutissement de cette phase de modernisation du système bancaire et financier, en soulignant que le e-paiment «permettra non seulement de réduire les coûts et les durées des transactions bancaires, mais également il contribuera à l’amélioration de la trésorerie des entreprises». Boudiaf a, pour sa part, qualifié le lancement officiel du e-paiement d’une «réussite majeure», en annonçant qu’en plus des banques et des entreprises déjà concernées par cette nouvelle procédure, d’autres banques et établissements comme la Sonelgaz, l’AADL, les entreprises d’assurances ou de distribution de l’eau adopteront «très prochainement» ce mode de paiement au service de leurs clients.     

D’après les explications de Boudiaf, plusieurs entreprises (web marchand) ont ouvert mardi ce service à leurs clients. Il s’agit d’Algérie Télécom, Mobilis, Air Algérie, la CNAS, Société des eaux et d’assainissement d’Alger (SEAAL), Djezzy, Oeredoo et Amana Assurances. Par ailleurs, onze banques vont assurer à leur clientèle le service de paiement électronique, dont six banques publiques la BADR, CPA, BDL, BNA, BEA, CNEP, et cinq autres privées, Trust Bank Algérie, Natixis Algérie, Société Générale Algérie, Gulf Bank Algérie et Al Baraka.     

De son côté, Loukal a indiqué que le e-paiement «permettra d’ouvrir la voie à une économie numérique», qui servira à relever trois défis : collecter les ressources, relancer l’économie et bancariser l’argent à travers de nouveaux instruments à travers des nouveaux produits. Pour le président de l’Association des banques et établissements financiers (Abef), Boualem Djebar, le lancement du paiement constitue «un édifice supplémentaire dans le processus de modernisation du service bancaire d’une manière générale et système de paiement d’une manière particulière».  

Pour sa part, la directrice générale de la Société d’automatisation des transactions interbancaires et de monétique (SATIM), Mme Newel Benkritli, a indiqué à l’APS que cette nouveauté permettra d’effectuer à distance, via internent, en toute sécurité et rapidité, et en 7j/7 et H24 des opérations d’achat de biens et/ou de services auprès des sites marchands des entreprises qui acceptent le paiement en ligne par cartes interbancaires (CIB).            

Un site web dédié aux demandes de cartes

Ainsi, explique-t-elle, tout client possédant un compte bancaire pourrait désormais se rapprocher de son agence bancaire pour demander une carte CIB, s’il ne l’a pas déjà. Pour ceux qui disposent d’une carte CIB, ils doivent également se rapprocher de leur agence bancaire pour demander l’ouverture du e-paiement sur leur carte CIB. Selon elle, les clients peuvent également commander leur carte CIB ou demander l’ouverture du e-paiement à partir du site web dédié à cette prestation (www.bitakati.dz).

Le traitement de la demande ne peut dépasser deux semaines avant que le client soit invité à se rapprocher de son agence pour récupérer sa carte et son mot de passe.     Après l’ouverture du paiement, les agences bancaires, ajoute Mme Benkritli, vont délivrer aux clients un mot de passe dans une enveloppe sécurisée par SMS ou un e-mail, ce qui permettra aux clients de se connectez sur les sites marchands, sélectionner l’option de paiement par carte CIB de leur demande d’achat de bien ou de services, introduire le numéro de compte et le mot de passe, puis la somme de l’achat sera débitée systématiquement du compte du client.     

S’agissant des commissions à débiter en contrepartie des services offerts par le e-paiement, Mme Benkritli a indiqué que ces services «sont gratuits pour le porteur de la carte CIB, c’est le web marchand qui paie les commissions». En cas de besoin de renseignements supplémentaires sur la carte CIB, deux numéros verts sont mis à la disposition des clients, 3020 pour les particuliers et 3021 pour les commerçants, a ajouté la responsable.

Interrogé sur l’opération de bancarisation des fonds informels, le ministre des Finances, a indiqué qu’un emprunt dédié spécialement à capter ces fonds sera étudié et proposé au gouvernement, précisant que la rémunération se fera d’une manière autre que les intérêts.  A propos de l’emprunt obligataire, il a estimé que l’opération a permis de drainer des sommes «très intéressantes», mais sans donner de données chiffrées.     

Le gouverneur de la Banque d’Algérie a fait part de mesures de refinancement des banques pour leur permettre de répondre à la demande et maintenir la croissance de l’économie nationale. A une question sur l’ouverture des bureaux de changes, Loukal a expliqué que ce genre d’opérations doit être régi par des conditions qui sont en cours de préparation, précisant que l’ouverture immédiate des bureaux de changes «n’est pas à l’ordre du jour». 

Commentaires

    mid
    5 octobre 2016 - 2 h 06 min

    On peut dire et peut-être
    On peut dire et peut-être crier ENFIN, parce que le retard « temps »accumulé est quand même important ne citons pas les possibles pertes financières qu’a subit l’économie en générale. D’autant qu’aujourd’hui on parle de nouvelle monnaie virtuelle comme « bitcoin » et autre système de paiement et transfert numérisés tel que BlockChain (pour ce système trop tôt pour en parler contentons-nous de l’e-paiement c’est déjà un GRAND PAS positif).
    Ayant lancé le e-paiement, il faudrait suivre avec le lancement du système de » banque en ligne », moyen efficace du contrôle de la circulation de la monnaie et de lutte contre l’informel.
    Pour une forte adhésion au e-paiement des entreprises et du grand public surtout, les promoteurs devraient accompagner le ou les produits d’ une large et « agressive » campagne d’information simple,claire et facile à comprendre.
    Toutes les banques devraient inviter tous leur clients à retirer une CIB, sans que ceux-ci fasse la demande puisque la gestion de la CIB et les opérations sont ou seront sources de revenus pour la banque émettrice de la CIB.

    Les banques devraient convaincre leurs clients « commerçants » « grande distribution » et autres restaurateurs d’accepter le e-paiement et de les doter et les former au récepteur de CIB.

    Mabrouk et Bienvenue au nouveau-né e-paiement et souhaitons lui une pleine et complète réussite dans son développement qui ne fera que du bien à l’économie nationale.




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