Réunion de l’Opep : Alger et Téhéran «confiants»

Noureddine Boutarfa et son homologue iranien, Bijan Namdar Zanganeh. D. R.

Le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, et son homologue iranien, Bijan Namdar Zanganeh, se sont dits «confiants» quant à l’issue de la réunion de l’Opep prévue mercredi prochain à Vienne, apprend-on dimanche auprès du ministère de l’Energie. A l’issue de leur rencontre tenue samedi à Téhéran, Boutarfa et Zanganeh ont déclaré avoir eu des échanges «très positifs» et se sont félicités des «bonnes conditions» dans lesquelles leur entretien s’est déroulé, a indiqué le ministère de l’Energie dans un communiqué. «La réunion (avec Zanganeh) a été très positive et d’une grande utilité», a déclaré Boutarfa. Les deux ministres «se sont également montrés confiants quant à l’issue de la conférence de l’Opep devant se tenir le 30 novembre à Vienne», a souligné la même source. A cet effet, Boutarfa à déclaré : «Nous sommes confiants quant à la perspective de trouver un accord juste et équilibré lors de la prochaine réunion de l’Opep.»

Dans une déclaration à la presse à l’issue des entretiens, Boutarfa a rappelé «la nécessité de trouver un accord équitable pour stabiliser durablement les marchés pétroliers». Un bon accord conduirait «à stabiliser le marché et les prix autour d’une fourchette comprise entre 50 et 55 dollars», a-t-il avancé, ajoutant que les prix «peuvent même atteindre les 60 dollars vers la fin de l’année».

A une question sur les retombées d’un éventuel échec de la réunion de Vienne, Boutarfa «a mis en garde contre la sanction du marché qui pourrait conduire les prix à chuter en dessous du seuil des 40 dollars». Evoquant la proposition algérienne qui a été retenue par le comité d’experts de l’Opep pour être soumise à la conférence ministérielle de cette organisation, mercredi prochain, dans la capitale autrichienne, il a précisé qu’elle était basée globalement sur «une réduction d’environ 1,1 million de barils par jour opérée par les pays membres de l’Opep».

Par ailleurs, Boutarfa a appelé les pays non Opep à «contribuer à l’effort des pays de l’Opep en réduisant leur production de près de 600 000 barils/jour». Pour sa part, Zanganeh a déclaré à la presse à l’issue de sa rencontre avec Boutarfa : «Nous sommes confiants et nous continuons à travailler pour obtenir un accord le 30 novembre.»

Le ministre iranien a indiqué avoir pris connaissance de la proposition algérienne et mis en avant «les efforts de la partie algérienne pour arriver à un accord qui tienne compte des préoccupations de toutes les parties».

R. I. 

Commentaires

    Nasser
    27 novembre 2016 - 16 h 45 min

    si les pays du Golfe avaient
    si les pays du Golfe avaient écoutés les propositions de l’ Algérie qui tirait la sonnette d’ alarme en leur demandant de réduire leur production, mais non a vouloir flamber dans leurs véhicules hauts de gammes, à claquer leurs pétrodollars dans les casinos hôtels et certainement call girls , à tenter de déstabiliser notre pays et surtout avec leurs générosités bien calculées avec le Maroc et l’ Egypte les voilà dans de beaux draps, pris au piège ils ont tout simplement scié la branche sur laquelle ils étaient assis enfin il n’ est jamais trop tard .Cependant avec un prix du baril au dessous des 50 dollars ,les pays industrialisés en ont certainement profité pour gonfler leurs stocks et peut être faudra t-il un certain temps pour que la demande repasse à la hausse et il faudrai surtout un redémarrage de la croissance dans les pays consommateurs.Respects à nos dirigeants qui ne ménagent pas leurs efforts




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