Alexandre Kateb à Algeriepatriotique : «Il ne faut pas stigmatiser l’économie informelle !»

Alexandre Kateb : «L'Algérie suit une politique de "stop and go"» depuis les années 2000. D. R.

Alexandre Kateb est expert indépendant et membre de la task force économique du Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Il préconise d’en finir avec la dualité entre le change officiel et le change parallèle, de réformer l’administration et la gouvernance économique, d’accélérer la modernisation du système bancaire et financier, en mettant fin, entre autres, à «une devise subventionnée mais rationnée» par l’Etat et de mettre en place un nouveau contrat entre les citoyens et l’Etat. Interview.

Algeriepatriotique : Depuis la chute drastique des prix du pétrole, le gouvernement ne cesse de clamer sa capacité à gérer la conjoncture économique actuelle du pays sans que cela rassure, pour autant, le citoyen. Sur quoi le gouvernement fonde-t-il ses propos rassurants ?

Alexandre Kateb : L’Algérie a subi un choc économique très brutal suite à la chute du prix du pétrole en juin 2014. Le gouvernement a réussi, dans un premier temps, à contenir et à différer l’impact de ce choc en puisant dans l’épargne publique accumulée dans le Fonds de régulation des recettes. Puis, dans un deuxième temps, une stratégie de consolidation budgétaire a été engagée pour rétablir les grands équilibres macroéconomiques du pays à l’horizon 2019. 

Simultanément, le gouvernement a souhaité encourager l’investissement productif, notamment dans l’agriculture, l’industrie et les services à forte valeur ajoutée. Une telle stratégie a besoin de temps pour produire tous ses effets. Je comprends qu’il y ait des inquiétudes et des interrogations, mais il faut bien se rendre compte que l’ancien modèle de croissance fondé essentiellement sur la dépense publique, les subventions et les importations, était devenu insoutenable.

Les recommandations faites à l’Algérie par les organismes financiers internationaux portent toutes sur la hausse des intérêts du crédit bancaire, le recours à l’emprunt extérieur, la cession d’actifs publics et la dévaluation du dinar. Ces mesures sont-elles la solution ? Quelles seraient leurs conséquences sur l’économie algérienne ?

Il y a une différence entre les mesures qui sont préconisées par les manuels de politique économique, d’inspiration libérale, et la réalité sur le terrain. En l’occurrence, les mesures que vous évoquez doivent faire pour chacune d’entre elles une analyse circonstanciée de leur adéquation à la réalité de l’économie algérienne, de ses rigidités et de ses contraintes. J’ajoute que le discours du FMI a évolué puisqu’il recommande dorénavant de privilégier le soutien à la croissance par rapport à une stratégie de consolidation trop rapide qui risquerait de casser la machine économique.

Il est évident qu’il faudra se poser certaines questions, notamment concernant l’ouverture du capital des entreprises publiques ou le recours à l’endettement externe pour financer des investissements productifs, et pour redonner de l’oxygène au système bancaire. La priorité consiste, néanmoins, à mon sens, à agir sur les blocages micro-économiques qui entravent l’investissement privé. Il faut une révolution culturelle dans l’administration, et une réforme fiscale de grande envergure, ainsi qu’une réforme du système des subventions. Tout cela est connu. Il faut passer à l’application.

La Banque mondiale a estimé le niveau des réserves de change de l’Algérie à 60 milliards de dollars en 2018. Ce qui veut dire un déficit de 31 milliards de dollars annuel. Aujourd’hui, elles dépassent la barre des 100 milliards de dollars…

La Banque mondiale se base dans ses projections sur l’extrapolation de certaines tendances, sans nécessairement prendre en compte les mesures qui sont prises par le gouvernement pour infléchir ces tendances. En l’occurrence, les quotas et les licences mises en place ces dernières années ont réussi à comprimer le volume des importations. Le déficit de la balance courante devrait être en-deçà de 20 milliards de dollars cette année. Mais ces mesures produisent aussi de l’inflation qui équivaut à l’effet d’une dévaluation du dinar. Je suis, pour ma part, plus favorable à cette dernière option par rapport aux quotas, car une dévaluation a un impact mécanique sur les importations, sans créer de nouvelles rentes de situation et de distorsions des prix relatifs, comme c’est le cas avec les licences et quotas.

J’ajouterai qu’il faut réfléchir à une stratégie pour rendre le dinar plus flexible aux évolutions conjoncturelles, et en finir avec la dualité entre le change officiel et le change parallèle. C’est un problème complexe. Je comprends les réticences politiques et techniques à cet égard. Ce qui importe, c’est de définir une stratégie et une feuille de route sur cette question, en cohérence avec l’idée de nouveau modèle économique. Le statu quo est néfaste car il conduit à entretenir la logique rentière. 

Selon le représentant commercial de la Russie à Alger, l’Algérie a choisi une voie qui n’est «ni celle de la Russie, ni celle de la Chine, ni celle de l’Europe». Qu’est-ce donc que la voie algérienne ?

L’Algérie a opté à l’indépendance pour un modèle d’économie mixte à dominante socialiste pour accélérer l’industrialisation. Cela correspondait à l’expérience de la Russie soviétique et de la Chine maoïste. Et cela pouvait être justifié par des considérations théoriques et pratiques. En effet, contrairement à la Corée du Sud de l’après-guerre, il n’y avait pas une base productive très développée, ni une classe d’entrepreneurs locaux, et encore moins une aide massive des Etats-Unis ou d’autres puissances. L’Algérie devait se débrouiller avec ses propres moyens et, à partir de 1971, elle a utilisé la rente pétrolière pour réaliser ses objectifs de développement économique et social.

La crise de 1986 a mis fin brutalement à cette expérience. La libéralisation de l’économie dans les années 1990 s’est heurtée à la rigidité des anciennes structures productives et aux habitudes héritées de la période socialiste, tout cela dans le contexte sécuritaire que l’on sait. Il y a eu à la fois un démantèlement brutal du secteur industriel public et un manque de financement pour développer le secteur privé. Les années 2000 ont, quant à elles, été consacrées au rattrapage du retard pris en matière d’infrastructures et on peut être gré au président Abdelaziz Bouteflika d’avoir opté pour un investissement massif dans ces dernières.

Je qualifierai la voie suivie par l’Algérie depuis les années 2000 de politique de «stop and go» en matière de libéralisation économique, avec la volonté de préserver et de renforcer le caractère social et redistributif de l’Etat. 

Que doit faire l’Algérie, selon vous, pour soutenir l’investissement national et le renforcer par un partenariat étranger productif ?

La priorité absolue est la réforme de l’administration et de la gouvernance économique du pays. En parallèle, il faut accélérer la modernisation du système bancaire et financier. Ces deux réformes sont essentielles. Elles s’inscrivent dans le temps mais ce qui importe c’est d’envoyer les bons signaux aux investisseurs. On dit souvent que l’Algérie a tout pour réussir son développement et devenir une puissance émergente. Mais il faut changer la focale. Mettre en cohérence la vision algérienne du monde et la vision que le monde peut avoir de l’Algérie. Quand on aura compris cela on aura fait un grand progrès. Cela ne nécessite pas d’abandonner sa souveraineté nationale, chèrement acquise. Mais la souveraineté est tributaire de la performance économique, il ne faut jamais oublier cela. L’agenda des décideurs doit lier ces deux questions fondamentales. Et cela passe par une plus grande intégration dans les circuits économiques mondiaux. Et par l’acceptation d’un aggiornamento de certains dogmes, chaque fois que cela est nécessaire, au profit d’une vision pragmatique fondée sur une analyse objective des capacités économiques du pays et des marges de manœuvre financière. Comme disait le leader chinois Deng Xiaoping : «Peu importe que le chat soit blanc ou noir, pourvu qu’il attrape la souris».

L’Algérien vit une vertigineuse chute du pouvoir d’achat due à la flambée des prix dans les marchés. Le gouvernement pointe du doigt les spéculateurs comme étant les responsables de cette situation inquiétante, et les solutions données par l’Etat n’ont jamais résolu ce problème. Est-ce un aveu d’impuissance de l’Etat face à ces lobbies ?

On ne peut pas répondre à une situation complexe par des formules simplistes. Ce problème de la spéculation est lié avant tout à des facteurs structurels, au premier rang desquels figurent l’inefficience et l’absence de maturité des circuits de distribution et d’approvisionnement des commerces de détail. La spéculation peut amplifier et révéler ces carences, elle ne les crée pas. La réponse adéquate est d’investir dans la chaîne logistique et d’encourager la production à la base.

L’Etat ne peut pas tout faire, c’est aussi aux acteurs économiques de s’organiser pour construire des filières intégrées de la production à la distribution. L’Etat doit veiller à la régulation de ces acteurs pour empêcher la constitution de monopoles et les ententes abusives entre les acteurs. Mais cela doit se faire par des mécanismes modernes de régulation, en renforçant le Conseil de la concurrence par exemple, sans pour autant décourager les investissements. 

Les mesures prises par l’Etat pour lutter contre le marché informel et la contrefaçon n’affrontent pas directement les barons de l’informel et de l’import-import qui contrôlent le marché de la devise et les marchés de gros. Comment l’Algérie arrivera-t-elle à redresser son économie si elle ne peut pas mettre un terme à ce fléau ? 

Vous touchez du doigt un problème fondamental. Si vous relisez mes réponses aux questions précédentes, vous comprendrez ma position sur ce point. Je m’oppose à une stigmatisation de l’économie informelle qui a souvent constitué une soupape de sécurité économique et sociale et qui répond, d’une certaine manière, aux inefficiences de la gouvernance économique, en révélant aussi la limite de certains dogmes comme celui du contrôle administratif de l’Etat sur l’économie et sur la monnaie. Ce qui importe, c’est d’inciter les acteurs de l’informel à rentrer dans le rang. Il faut associer la répression des comportements frauduleux à des incitations pour les acteurs qui sont dans l’informel parce qu’ils ne peuvent pas supporter la pression fiscale et administrative trop lourde.

Ces incitations consistent par exemple à l’accès à la formation pour les employés ou à certains dispositifs de soutien à l’investissement et à l’exportation. Le marché de la devise parallèle doit être traité par la mise en place d’un véritable marché des devises interbancaire et l’application de la feuille de route pour rendre l’accès à la devise plus flexible, et laisser le cours de cette dernière être déterminé par l’offre et la demande du marché. Cela veut dire qu’il faut en finir avec une devise subventionnée mais rationnée.

Jusqu’où l’Algérie pourra-t-elle maintenir sa politique sociale, considérée comme une constante de l’Etat algérien ? 

Je crois qu’il faut réformer en profondeur la conception de la justice sociale qui prévaut actuellement. Il faut donner plus à ceux qui ont moins, tout en supprimant les subventions généralisées qui profitent en réalité plus aux riches qu’aux pauvres. C’est un enjeu considérable sur le plan politique, économique et sociétal. Cela suppose aussi de changer des croyances fortement enracinées, selon lesquelles le destin des individus et leur bien-être repose entièrement sur l’action de l’Etat. Il faut un nouveau contrat entre les citoyens et l’Etat.

La justice sociale doit être fondée sur l’équité. On a, aujourd’hui, une situation paradoxale où les subventions et transferts sociaux représentent près de 20% du PIB, alors que les salaires stagnent à des niveaux très bas. C’est le résultat d’une politique qui a privilégié les importations au détriment de la production locale. Le nouveau modèle économique consiste à inverser cette logique. Il doit être accompagné d’une indispensable refondation des idées de justice sociale et de souveraineté nationale, en les adaptant à un monde ouvert et interdépendant.

Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi

Comment (14)

    TASSOUS
    1 mai 2017 - 11 h 59 min

    La voie actuelle algérienne
    La voie actuelle algérienne dans le domaine économique ,c’est à qui d’être au levier de cet économie en accaparant le plus de richesse possible ,générait par les hydrocarbures et en essayant de placer la plus grande part à l’étranger pour assurer son avenir.C’est pourquoi que l’import import a été instauré comme système économique.Cette démarche s’est accélérée ces derniers années ;car il faut faire vite.L’exemple de l’interdiction de l’importation de l’ail et de la banane est édifiant dans cette strategie.

    MOMO
    19 avril 2017 - 18 h 30 min

    LA SOLUTION ES UN REVENU
    LA SOLUTION ES UN REVENU UNIVERSELLE ET ARRETER LES SUBVENTIONS .CAR TOUT ES TROMPERIE.LE CHANGEMENT C MAINTENANT OU JAMAIS .MAIS CE GOUVERNEMENT A PEUR DE TOUT ET VEUT TOUT CONTROLER

    Kassaman
    19 avril 2017 - 10 h 03 min

    En résumé, M. Kateb nous
    En résumé, M. Kateb nous conseille, avec certes beaucoup de tacts, 1 – Supprimer les quotas et licences, qui nous ont pourtant permis de préserver nos réserves de change face à une chute brutale des cours du pétrole . 2 – Privatiser les grandes entreprises publiques 3 – Rendre convertible le Dinar, dans un contexte de prédation et d’évasion fiscale. Enfin ils concluent son interview en nous conseillant « […] une refondation des idées de justice sociale et de souveraineté nationale, en les adaptant à un monde ouvert et interdépendant. » je ne pense sincèrement pas que ce soit le moment de revoir notre idée de la souveraineté nationale pour de « simples » considérations économiques dans un contexte international de déstabilisation des pays riches en ressources. M. Kateb semble être un tenant du mondialisme, mais version soft (au début…).

    Anonymous
    19 avril 2017 - 9 h 07 min

    Il y avait en ligne il y a
    Il y avait en ligne il y a de cela 2 ans, une excellente étude du CNES sur l’informel. Il y était précisé qu’il y existe en effet différents types d’informe,l dont l’informel criminel (contrebande). Je rejoins Mr Kateb dans son analyse, il faut essayer de ramener l’informel (non-criminel) vers une activité légale. Par exemple, lorsque le PDG des jus NCA Rouiba se moque des fabricants de gazouz utilisant des baignoires pour élaborer des boissons, je trouve là que c’est un mépris inqualifiable. Il est évident qu’il s’agit que ces entrepreneurs en herbe rationalisent leur façon de faire et respectent les règles d’hygiène. Idem concernant les éleveurs de poulets qui utilisent même des garages de maisons en cours de construction pour leur activité en périphérie des villes. Ces personnes là essayent de produire. Elles ne volent pas, elle ne mendient pas. Elles veulent travailler. Aussi, c’est notamment à nos universitaires de se rapprocher d’eux pour les aider en leur proposant par exemple des moyens de faire plus adaptés .A ce propos, un grand bravo aux cadres de l’Ansej et aux fiches techniques pour investisseur mises en ligne sur leur site. C’est aux filières en question de se rapprocher de ces petits investisseurs et de les encadrer. Une partie des bénéfices des plus gros devrait aider les plus petits. Parmi ces petits investisseurs, il y a des Steve Jobs en puissance. Notre économie en a besoin. Aidons les au lieu de les caricaturer. Djamel BELAID Ingénieur Agronome.

    Djamel BELAID
    19 avril 2017 - 8 h 32 min

    Heureux de savoir que Mr le
    Heureux de savoir que Mr le Premier Ministre ait une task force de réflexion économique. C’est l’occasion pour nous de soumettre un dossier agricole crucial. Les techniques agricoles évoluent très rapidement. Si l’irrigation apporte un plus, il ne faut pas oublier que la majorité de nos surfaces agricoles sont menées en sec. Or, en ce domaine la technique la plus prometteuse est le non-labour avec utilisation du semis direct. Le problème est qu’il n’y a pas à ce jour de production nationale de ces semoirs que l’on pourrait qualifier d’ anti-sécheresse. ARRIVER A UNE PRODUCTION DE MASSE L’entreprise CMA-SOLA de Sidi Bel-Abbès a certes produit un premier prototype, mais les essais traînent en longueur dans les méandres administratifs. Il est urgent de mettre le paquet sur la disponibilité de ces engins pour les prochains semis d’automne. Outre la préservation de l’humidité du sol, ces semoirs permettent une meilleure utilisation des engrais et leur vitesse leur permet de semer à temps (en Algérie, il n’est pas rare de semer du blé fin décembre, ce qui est une hérésie). LE MADR EN RETARD SUR LE SEMIS DIRECT Nos services agricoles sont dépassés. Pour eux, le semis direct n’est qu’un dossier parmi les autres alors qu’il constitue en fait la base de l’implantation des principales cultures (céréales, fourrages, légumes secs). Ce dossier est la « mère des batailles ». En Australie, pays sec comme le nôtre, 90% des céréaliers sont passés au semis direct. En Syrie, Irak, Jordanie, une production locale existe. FAIRE COMME LES SYRIENS Dans le cadre de la coopération internationale, des experts australiens ont réalisés dès 2005 un transfert de technologie vers la Syrie, Irak et Jordanie. Les Syriens n’ont pas traîné comme nous. De 2005 à 2011, pas moins de 7 ateliers privés ont fabriqués 92 de ces semoirs. En Jordanie, la société Rama réalise une production de masse. En Irak, c’est la fabrication de kit de modernisation des anciens semoirs qui a été choisie. La proximités des ateliers syriens avec les agriculteurs a permis des adaptations régulières de ces engins. L’EQUIVALENT D’UNE DIVISION BLINDEE Avec la crise économique, chacun connaît les risques de destabilisation du pays. Produire ces engins équivaudrait à posséder l’équivalent d’une division blindée ou une escadrille de Sukhoï-35. Il est temps de se donner les moyens de produire ce type de semoirs et de transformer (up-grading) nos semoirs conventionnels. Cela pourrait se faire par une aide financière à tout artisan et investisseur se lançant dans ce type de production. Mr Kateb,dorénavant, vous ne pourrez plus dire « je ne savais pas ». Djamel BELAID. Ingénieur Agronome.

    Anonymous84
    16 avril 2017 - 20 h 23 min

    interview très intéressante !
    interview très intéressante ! avec un Expert (avec un grand E) qui semble optimiste et motivé ! « Alexandre Kateb est expert indépendant et membre de la task force économique du Premier ministre, Abdelmalek Sellal »
    perso. je ne savais pas que Sellal avait des lieutenants de cette trempe ! mais alors pourquoi il faut qu’on aille voter et qu’on change de premier ministre si le travail est en cours ??? est-ce qu’il ne vaut pas mieux laisser tout ce beau monde travailler jusqu’aux présidentielles au moins ???

    Truth & Trust
    16 avril 2017 - 19 h 17 min

    Expliquez-moi pourquoi des
    Expliquez-moi pourquoi des pays comme les Émirats Arabes Unis qui ont eu leur indépendance en 1971 et qui ont globalement moins de richesses que l’Algérie sont passés d’un pays désertique à un pays ultra-moderne et ce dans tous les domaines? Est-ce parce qu’ils ont des dirigeants dévoués au développement de leur people et de leur économie, une excellente gouvernance, et une économie ouverte ou les mafias sont pratiquement inexistantes. Ce pays, gouvernés par des chefs modernes et éclairés travaillent sur des plans à long-terme avec des projections sur les annees2030 et 2050. L’Algérie n’a aucune vision et ne se prévaut d’aucun plan de développement ne serait-ce qu’ à court terme. Consultez sur internet les plans de développement de l’émirat d’Abu Dhabi en tapant « Abu Dhabi Vision 2030 » et comparez avec la peau de chagrin du plan de Sellal. Bouteflika a
    à séjourné près de 20 ans aux Émirats: On aurait cru qu’il s’en inspirerait. Peut-être faudrait-il demander au sheikh de Dubai ou à celui d’Abu Dhabi de venir diriger l’Algérie, puisque en 50 ans les Algériens ont prouvé leur totale incompétence ?

      Babushka
      3 juin 2017 - 6 h 44 min

      Culture anglo-saxonne contre
      Culture anglo-saxonne contre francaise… mm si l’inde/indonesie/malaysie sobt a un niveau similaire! Aux Emirats, les rapaces sont moins nombreux, et surtout occupes a courir les chamelles, laissant place aux bankiers occidentaux le soins de faire fructifier leurs dollars! L’Algerie doit partager les 80% des richesses entre une multitudes de hyenes, vautours ex-soldats du General de Gaulle, mais en faisant fructifier ce bien malhaki, au-dela des frontieres (Tel-Aviv, Luxembourg,Hong-Kong, …etc): le resultat parait moins eclatant, mais est tout aussi productif! La difference est qu’il ne profite aucunement aux Algeriens ;-(

    lhadi
    16 avril 2017 - 12 h 29 min

    Il ne pourra y avoir aucune
    Il ne pourra y avoir aucune évolution dans le sens du progrès si on occulte la problématique d’ordre politique. Il existe donc une raison susceptible d’expliquer son importance et de recenser les problèmes internes et externes qui minent l’installation d’une réelle démocratie. Conscient des maux qui obèrent tout développement économique, social, culturel et moral, il importe, à mon sens, de proposer des solutions relatives aux dérives totalitaires et de les confronter à la réalité politique actuelle. En tout état de cause, une nouvelle conception du politique s’impose. C’est à travers des solutions de la problématique d’ordre politique que nous pourrons guérir l’Algérie de tous les sarcomes inhérents, et au sous développement, et au corps politique, économique et social. L’Algérie est malade de sa gouvernance infestée par des hommes malfaisants, des hommes politiques ou hommes d’affaires. Elle est affaiblie des mauvaises pratiques, que ce soit dans la politique, les affaires ou la vie sociale. Je demande aux forces de la vérité, du courage, de l’honnêteté, de la générosité, plus forts que jamais, de ne pas tomber dans la digression afin de conduire avec la santé mentale aussi bien qu’avec la résolution, une guerre impitoyable pour « éradiquer » les auteurs du mal, que se soit dans l’économie, le social ou la politique. Fraternellement lhadi ([email protected])

    Anonymous
    16 avril 2017 - 10 h 42 min

    On a mis volontairement de
    On a mis volontairement de la super-glue3 dans les starting-blocks de l’économie algérienne pour limiter son essor et sa prospérité , tout cela est voulu pour mieux s’accaparer les richesses de l’Algérie, et tout cela aux yeux et aux sus de tout le monde. Cela n’est pas prêt de changer notez-le.

    Anonymous
    16 avril 2017 - 10 h 42 min

    oui mais concrètement ?
    oui mais concrètement ? inciter à la formalisation de l’économie parallèle. En privilégiant l’économie formelle déjà non ? et non pas en lui faisant peser le poids des insuffisances de tout un système. Quels inconvénients vivent nos ennemis économiques ? Sont ils gênés dans leur accès à la prébendes ? Sont ils à court de documents administratifs au moment de jouir des fruits de leur système de déprédation ? évidement qu’ils est impensable de casser encore une fois une partie de la machine mais une fois que l’on a dit ça … nous n’avons rien fait. j’espère que la pensée de M. Kateb va au-delà de cette interview sur ce sujet car la formalisation financière appelle la formalisation des processus, la formalisation des compétences et des savoirs faires et de fait elle fait la lumière sur les leviers de création de la valeur ajoutée. cette étape certes brutale est inévitable et je pense que la valeur de notre monnaie est en effet le centre de toute cette réflexion. quelle valeur pour le dinars au moment de commencer cette ajustement structurel tant décrit mais rarement valorisé. j’y crois.

    moussaoui aek
    16 avril 2017 - 9 h 10 min

    le vrai patriotisme à mon
    le vrai patriotisme à mon sens, est de se dire la vérité sans aller par 36 chemins, ni user de discours phraséologique pour dire des choses qui peuvent êtres dites en termes simples.S’il y a un vrai problème en Algérie ce problème ne peut être que notre système de gouvernance basé essentiellement sur l’opacité et l’absence quasi totale de transparence dans la gestion des affaires publiques ,dans le sens ou nous savons plus qui fait quoi et pour le compte de qui?cela dit, l’informel peut être défini comme étant une activité économique et lucrative non déclarée et par conséquent elle devient de fait illégal puisqu’elle fait entorse aux règles de la concurrence notamment en ce qui concerne les charges supportes par les uns et les , et du coup quand on essaye de légitimer ou de minimiser les effets pervers de ce genre de pratique on devient soit complice soit de connivence avec ses auteurs.

    Jean_Boucane
    16 avril 2017 - 7 h 47 min

    J’ai souvent écrit dans ce
    J’ai souvent écrit dans ce journal que j’aimais Alexandre Kateb et je trouve qu’il a la vision et le niveau pour aider notre pays à émerger… mais il n’est pas seul, de nombreux algeriens sont competents, il suffit seulement d’aller tous dans le meme sens et de laisser sur le coté les pros du pessimisme et on y arrivera!!!

    AMAR MOKHNACHE
    16 avril 2017 - 7 h 28 min

    Mais bien sur que le discours
    Mais bien sur que le discours de la banque mondiale doit evoluer! CE DISCOURS NE SE FAIT PAS A HARVARD IL A COMME AUDITOIR L’ALGERIE avec ses rigidites staliniennes! Les reformes ne sont evoquees que lorsque LES ECHOS DES alarmes deviennent genants voir menacants! Les mesures prises a chaque fois expriment toujours l affollement! on agit surles effets et l organisation rentiere ne permet pas de menager les choux et la chevre! Cela fait combien de temps que l on parle de reformer l adminstration, le secteur bancaire, fiscal…la gouvernance..quand les cours montent on trouve des vertus a la depense publique et on reproduit les memes betises ! la banque mondiale essaie de sensibiliser elle intervient a travers ses indicateurs, un regard externe celui du radiologue!!! OBSERVONS SEREINEMENT LA THERAPIE ACTUELLE DE CE QUI FAIT OFFICE DE SOLUTION A LA CRISE: ON MOBILISE LA BUREAUCRATIE POUR FREINER L IMPORTATION ! POUR GAGNER UN MOIS OU DEUX! GAGNER CERTES SUR CERTAINES DEPENSES SUPERFUES MAIS PERDRE SUR LES DEPENSES VITALES A L ECONOMIE car on met tout dans le meme sac aussi bien la piece et la machine que le kiwi et la banane! non ce n est pas la solution ! METTRE D ABORD UN TERME A L IMPUNITE DANS L ACTE DECISIONNEL C EST LURGENCE…s’agissant de l economie informelle lorsque celle-ci provient du travail elle sera la bienvenue et un jour ou l autre elle integrera la sphere officielle ! mais lorsque celle ci s improvise comme un vrais blocage au developpement ca devient une gangrene c est comme le mal il empechera toujours la verite d emerger! Au sud a cote de OUARGLA ….DES DIZAINES de milliers d hectares sont attribues a des fonctionnaires ou prete nom et attendent la speculation via les dispositifs empechant leur exploitation et l emploi…l absence de transparence dans la depense publique mobilise le gre a gre pour des centaines de millions de dollars, le grossier detournement de la « revente en l etat » par montage en » kits » rencherit d avantage la facture et rend juteux le marche de l automobile pour les privilegies…TROP ..TROPS DE DISFONCTIONNEMENT QUI INTERPELLENT UNE DOUCHE ECOSSAISE POUR REVEILLER UN PAYS TETANISE PAR DE NOMBREUSES ABSURDITES…

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