Grève illimitée des travailleurs de Liberté : où est passé Issad Rebrab ?

Protestation des travailleurs de Liberté devant le siège de leur journal. D. R.

Les travailleurs du quotidien Liberté ont décidé d’en découdre avec leur direction, suite au licenciement des membres du bureau de la section syndicale. Dans une déclaration rendue publique, les travailleurs de ce quotidien qui appartient au milliardaire Issad Rebrab affirment avoir décidé d’une «grève illimitée jusqu’à ce que la direction annule les décisions de licenciement et satisfasse leurs revendications légitimes».

La section syndicale s’excuse auprès des lecteurs et des annonceurs de la non-parution du journal pour une durée illimitée. Autrement dit, Liberté ne serait pas aujourd’hui dans les kiosques ni demain, à moins que le directeur de la publication n’intervienne pour mettre un terme à ce conflit entre le syndicat et la direction.

Dans sa déclaration, la section syndicale, affiliée à l’UGTA, considère que la direction de Liberté, représentée par le directeur de la publication, Abrous Outoudert, a franchi «la ligne rouge» en licenciant abusivement les syndicalistes de l’entreprise. La décision de la direction était donc une vaine tentative d’étouffer la protestation des travailleurs qui ont tenu une assemblée générale le 10 avril dernier. La section syndicale avait alors accusé la direction de «harcèlement administratif», «d’intimidation des travailleurs et de menaces». Elle avait aussi reproché à cette même direction d’avoir trahi les accords relatifs à la convention collective et d’avoir remis en cause les acquis des travailleurs. La section syndicale avait également dénoncé l’augmentation du prix du journal, qualifiée d’une décision irréfléchie qui menace l’entreprise dans son existence.

Ce cri de détresse lancé par la section syndicale ne semble pas avoir eu l’écho souhaité auprès du propriétaire du journal, Issad Rebrab, qui, habituellement, se manifestait plus vite pour des conflits moins graves. Que cache le silence du propriétaire de Liberté ? Va-t-il opérer des changements à la tête de la direction ? On le saura bientôt.

Hani Abdi

Comment (12)

    Shtoumph un peu.
    18 avril 2017 - 0 h 07 min

    Voilà le même principe ,
    Voilà le même principe , quand le peuple n’est pas d’accord avec le gouvernement , celui-ci change de gouvernement ..et quand le gouvernement n’est pas d’accord avec le peuple , celui-ci change de peuple.
    …pour les travailleurs du journal LIBERTÉ , si ceux-ci ne sont pas d’accord avec la direction , alors ils change de direction et …si la direction n’est pas d’accord avec les travailleurs alors celle-ci change de travailleurs . .C’est simple et efficace. .une manière de resoudre un problème par de l’humour , mais là il s’agit de personnes licencié qui ne sont pas des objets interchangeables , ayant des familles , des etres humains qui mériterait respect et de l’ecoute , une manière de gerer son personnels qui fait tourner le Journal tout de même .




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    Anonymous
    17 avril 2017 - 23 h 20 min

    C’est regrettable ce qui
    C’est regrettable ce qui arrive à ces syndiqués, et j’espère qu’une solution à l’amiable sera trouvée. Cependant, je m’étonne que cette affaire fasse plus de bruit, que les nombreux licenciements secs (de personnels, pas seulement syndicaux) qui ont eu lieux ces derniers mois dans les médias (notamment la presse) en Algérie. Et ^dans ces cas là, il n’y avait même pas de grève, c’était la porte direct et rien d’autre.




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    Anonymous
    17 avril 2017 - 16 h 38 min

    Jaloux de ses compétences
    Jaloux de ses compétences prouvées, de sa volonté d’acier, de son nationalisme, et ses succès retentissants
    A l’intérieur, qu’à l’extérieur du pays
    Des influents, et puissants clans bureaucrates occultes, et secrets, détendeurs, et gérants la rente pétrolière
    Incapables de gérer une petite P.M.E qu’à partir de leurs bureaux somptueux, et confortables,
    Et grace aux interventions qui prennent des formes diverses…..
    Commencent à lui imaginer, puis à lui créer toute sorte problèmes pour casser sa volonté,
    Et ses fruits de travail

    Le groupe Cevital est de loin mieux organisé, et de loin mieux géré
    Que le géant aux pieds d’argile le groupe instable de Sonatrach,
    (progression du chiffre d’affaire, expansion, bénéfices, productivité,réinvestissements, formations,emplois….
    …..Ratio = Chiffre d’affaires/ nombre du personnel travailleur,
    Moins de bureaucrates improductifs, et non rentables dans son administration
    Et de nombreuses entreprises, et sociétés nationales très mal organisées, très mal gérées,
    Leurs Manquant de compétences, et en voie de faillites dans les prochaines années (subventionnées),…..




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    sadi
    17 avril 2017 - 12 h 21 min

    Mr rebrab est occupe par SONY
    Mr rebrab est occupe par SONY




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    Anonymous
    17 avril 2017 - 11 h 50 min

    Décidément tout le monde peut
    Décidément tout le monde peut faire la grève , sauf les employés de REBRAB . Il gène encore et encore ce véritable capitaine qui veut conduire l’Algérie à bon port .




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    BOUARIF-AURES
    17 avril 2017 - 10 h 36 min

    En tant que délégué Syndical
    En tant que délégué Syndical SUD, section Hotellerie la première créée sur Paris contre vent et marée, je vous apporte tout mon soutient le plus total et en sans faille, cher Collègues tenez bon le ouvoir et les tenant des médiats exploitent vos capacitées intellectuelles, pour mentir au peuple et le soumettre sous domination du Clan et d’un FLN nouveau plein de traitres et de vendu par billets de dinars qui ne représennte plus rien, nous sommes devenus la dernière nation aux devises de mendiant !!!
    Vive le personnel de LIBERTE, vous finirez par plier ces rappaces qui investissent en France et en Europe occidentale !!!
    Cordialement: Un Algérien de ses montagnes !!!




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    Mindjibalina
    17 avril 2017 - 9 h 27 min

    Une autre opération qui vise
    Une autre opération qui vise l’affaiblissement d’un acteur économique hors pair, victime de dékabylisation. 2019 approche et ils ne veulent pas de surprise. Ils ne laisseront que ceux qui ressemblent à Benyounes et à Haddad, des affidés du système, pour cacher la vraie nature des décisions. Au fait c’est dans le sillage de Si Toufik.Le Mak a de beaux jours devant lui, c’est votre tumeur.




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      Syndicaliste Liberté
      17 avril 2017 - 16 h 25 min

      Vous êtes à côté de la plaque
      Vous êtes à côté de la plaque ! Je suis un des syndicalistes licencié abusivement par la direction du journal liberté et tout ce que vous venez de dire plus haut n’est que pur…. Donc, nous défendrons nos droits, quitte à laisser notre vie. Au lieu d’extrapoler sur des choses qui vous dépassent, un simple message de soutien de votre part nous fera énormément de bien
      Merci AP pour la diffusion de nos doléances




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    HAMID
    17 avril 2017 - 9 h 20 min

    UN COUP BAS DES FLN RND
    UN COUP BAS DES FLN RND DEGUISES EN SYNDICALISTES POUR BLOQUER REBRAB .SURTOUT QU IL A DECIDE D INVESTIR DANS LE SPORT A LA JSK ET MOB




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    samir
    17 avril 2017 - 1 h 33 min

    En pleine récession, ce
    En pleine récession, ce journal prend l’absurde décision d’augmenter le prix du journal à 30DA, lui et son compère el watan qui continue sa descente aux enfers. Une décision qui signera l’arrêt de mort de ces deux petits quotidiens d’autant que la qualité du contenu de ces journaux continue sa dégradation. Faut-il maintenir , dans ce cas, la direction de ces deux journaux en place? cela serait suicidaire




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      Linda
      19 avril 2017 - 11 h 43 min

      Est ce la faute a la
      Est ce la faute a la direction si les recettes du journal baissent ou est ce la faute au manque de publicité depuis deux ans?
      C est la pub qui fait vivre un journal qui est avant tout une entreprise qui doit generer des bénéfices pour faire face a la masse salariales at aux charges…comment voulez vous qu une entreprise tienne sans revenus?
      Le recours a l augmentation du prix a 30 da est le dernier recours a cette crise sans précédent voulue et menee par le gouvernement qui veut casser liberte et el watan, les deux derniers journaux d opposition!
      C ca ou mettre la clé sous la porte et licencier pres de 300 employés !
      le syndicat a un role revendicatif pas participatif dans les actes de gestion!!
      Le syndicat s insurgera le jour ou des salaires ne sront pas versés ou revus a la baisse.




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    Akim Koceir
    16 avril 2017 - 21 h 53 min

    Le journal Liberté qui
    Le journal Liberté qui excelle dans l’art de donneur de leçon, piétine les droits syndicaux au sein de son entreprise. Faites ce que je vous dis, ne faîtes pas ce que je fais.




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