Comment ne pas être solidaires avec les Marocains ?

Les Marocains du Rif en colère
La protestation dans la région du Rif dure depuis des mois. D. R.

Par Badia Benjelloun – Nous ne voulons pas vivre la malédiction qui a frappé et continue de détruire l’Irak, la Syrie et la Libye. Nous ne voulons pas subir le programme de fragmentation lancé contre les pays arabes. Mais comment ne pas être solidaires avec les Marocains qui réclament moins de corruption et plus de justice sociale ? Qui peut rester sourd à cet appel qui revendique que chaque citoyen puisse avoir une vie digne ?

Il n’est pas étonnant que le mouvement, non encore pris en charge par des organisations qui vont le dévoyer, ait débuté dans le Rif.

La première raison est bien sûr historique. Depuis les attaques des royaumes espagnol et portugais sur les côtes du nord du pays, le sultan avait confié la tâche aux tribus du Rif d’en être les gardiens. Moyennant une exemption d’impôt à l’Etat central, elles ont défendu l’intégrité territoriale valeureusement. Elles ont acquis une tradition de lutte farouche contre l’envahisseur potentiel et de relative autonomie par rapport au Makhzen.

L’épopée de la guerre du Rif et son éphémère république a été le point culminant de la résistance contre les prétentions coloniales de la péninsule ibérique.

La seconde résulte d’un enclavement du Rif qu’un relatif développement du pays a contourné, générant un vif sentiment d’abandon. Durand des décennies entières, les Rifains n’avaient d’autre choix que d’émigrer ou de s’adonner à la culture du cannabis. Il est des villages où chaque famille a donné au moins l’un de ses fils à l’étranger.

La crise économique mondiale induite par un capitalisme financiarisé à l’extrême a obligé les pays traditionnellement importateurs de main-d’œuvre à limiter drastiquement les entrées sur leur territoire, rendant inopérante la soupape qui soulageait la région de son trop-plein de chômeurs tout en assurant une rentrée de devises au pays.

Le nombre de morts sur les pateras qui tentent la traversée de la Méditerranée et le partage d’informations sur les réseaux sociaux du sort réservé aux migrants dans les camps de détention ayant réussi leur passage décourage les candidats au départ.

Confrontée à la réalité d’une inégalité sociale de plus en plus marquée et désormais privée de l’espoir de quitter le territoire, toute une jeunesse exprime à haute et intelligible voix qu’il n’y pas d’issue sans de profondes réformes sociales.

Il est plus qu’inconvenant d’attribuer l’émergence de ce mouvement à une machinerie provenant d’un pays tiers et voisin immédiat. Lequel pays est d’ailleurs confronté aux mêmes contradictions d’une minorité qui accapare les richesses nationales et ne souhaite en aucun cas la déstabilisation du Maroc. Il craint à juste titre une contamination par la rébellion qui couve contre le régime plus que corrompu des militaires au pouvoir. C’est une faute politique.

De même que c’est une grave erreur de tabler sur une résolution du problème clairement posé par son pourrissement. Ces hommes sont résolus, ils n’ont rien à perdre que leur frustration, et surtout, ils sont pieux et animés d’une foi, celle indestructible que lui confère un islam bien compris, celui de l’égale dignité des fils d’Adam.

L’équation ainsi posée, il faut établir rapidement une concertation qui mette en place des jalons en vue d’un dénouement.

Tout d’abord, ceux qui exercent le pouvoir doivent reconnaître publiquement la légitimité des revendications portées non seulement par le Rif, mais par un nombre croissant de régions et de villes. Le menu peuple n’en peut plus d’être exposé dans la moindre de ses démarches à l’arbitraire, aux passe-droits et à l’impôt direct du bakchich.

Il n’est ni téméraire ni dégradant de valider publiquement un état de fait vécu par tous et chacun ; sinon, c’est l’enfermement dans le déni et la schizophrénie.

Ce pays compte suffisamment de patriotes prêts à se dévouer sans contrepartie de cures ni prébendes pour appliquer un programme de moralisation de la vie publique sans qu’il soit nécessaire de tomber dans le travers de la terreur et des délations. C’est un immense chantier en perspective.

Il sera initié donc par le déploiement d’un «Je vous ai compris» bien compris.

Le pendant de ce futur travail pour une harmonisation sociale passe par des réformes structurelles qui obligent à négocier la dette extérieure du pays.

En demander sinon purement et simplement son annulation, en tous les cas une bonne remise. Il faut sortir du diktat du FMI, restaurer la souveraineté pleine et entière du Maroc. Le pays doit retrouver son amplitude d’action en matière d’instruction publique et de santé et ne pas livrer ces deux fonctions régaliennes au privé soumis à la loi du profit.

D’autres institutions financières capables de se substituer à la Banque mondiale et au FMI ont émergé, elles sont moins gourmandes quant à la rentabilité de leurs prêts.

Il est temps de s’apercevoir que le monde n’est plus unipolaire.

Il est temps de refuser de se faire piller nos maigres ressources et de mettre des secteurs industriels fragiles en concurrence avec ceux des pays avancés qui imposent le libre-échange à leur avantage.

Quant à la réforme de la régionalisation, il faut la laisser dans les cartons pour l’heure. Déléguer des fonctions qui reviennent de plein droit à l’Etat central à des élus locaux revient à créer une classe de seigneurs locaux et de caïds.

L’urgence est bien d’amorcer un apaisement, d’ouvrir une perspective enthousiasmante en annonçant ce train de révisions stratégiques.

Refonder la société, ce n’est pas moins ce qui s’impose à nous.

Et c’est beaucoup plus aisé que l’on ne l’imagine. L’addiction au capitalisme sauvage qui nous est imposé contrevient au dogme de l’islam et elle est curable.

Au travail et vite, car nous ne voulons pas d’un nouveau déchirement dans un pays arabe, doit-on préciser, arabo-berbère tant la multiethnicité et le multilinguisme sont une caractéristique des nations islamisées qui n’ont jamais été uniformisées ?

Ne laissons pas gagner la dissension. Reconstruisons une unité sous l’enseigne d’une marche vers une véritable indépendance idéologique et économique qui réduira les forces centrifuges. Ce pays se dépeuple de ses élites intellectuelles et de ses forces vives contraintes de se rendre et de se vendre à l’étranger.

Ne mimons pas les solutions politiques faussement démocratiques des pays occidentaux, ce modèle a montré ses limites. Les élections qui font alterner des équipes en tous points analogues sont une parodie désastreuse pour un gouvernement par et pour le peuple.

Et en préambule pour une conciliation avec le valeureux peuple du Rif, il faut demander sinon réparation du moins reconnaissance de leur responsabilité aux Etats français et espagnol dans la fréquence anormalement élevée des cancers dans cette province.

Ils ont expérimenté largement leurs armes chimiques lors de la répression de la résistance rifaine entre 1921 et 1926, prélude à la grande barbarie de leur Seconde Guerre mondiale.

B. B.
Docteur en médecine

Comment (65)

    Le Patriote
    15 juin 2017 - 20 h 36 min

    Cette donneuse de conseils n
    Cette donneuse de conseils n’en est pas à sa première tentative puisque en février 2017 elle a publié ses « CONSEILS A UN PRINCE DEVENU ROI ». Nous reprenons le texte mais en laissant que les passages où elle donne son point de vue sur « la marocanité du Sahara Occidental » et apprécie notre pays qui « donne une grande partie de son territoire à EXXON » (rien que ça). Elle termine son blablabla en louant « le Maghreb arabe » seule issue aux antagonismes de la région mais elle fait l’impasse sur l’arrimage du Maroc au Conseil du Golfe; à la CDAO; à l’Internationale socialiste (ne riez pas) parce que dominée par Israël .====================
    Conseils à un jeune prince devenu Roi.
    par Badia Benjelloun
    Effervescence de l’activité royale.
    Parallèlement à [cette] vie politique atone (…) on observe que le Roi multiplie ses voyages à l’étranger.
    Il sillonne l’Afrique pour les entreprises marocaines et recherche aussi des alliés dans l’Union africaine à laquelle le Maroc vient d’adhérer dans l’épineux problème du Sahara MAROCAIN, libre de l’occupation espagnole depuis 1975 alors que le reste du pays a recouvert son indépendance près de trente ans auparavant.
    Mohammed VI a fait plus que représenter et défendre les intérêts classiques du Maroc.
    Il a accompli un pas vers les puissances économiques et politiques dites ‘émergentes’ alors qu’elles sont plus que confirmées désormais. En Russie il a été question de relations internationales et sans doute de Crimée et de Sahara marocain dans un contexte de report d’affection du tuteur étasunien vers le voisin algérien. L’ALGERIE AUGMENTE SES RELATIONS COMMERCIALES AVEC LES USA ET DONNE A EXXON UNE PARTIE DE SON TERRITOIRE SAHARIEN A EXPLORER SANS COMPTER LE REHAUSSEMENT DE COOPERATION SECURITAIRE, TERRORISME OBLIGE. UN VRAI RISQUE EST ENCOURU PAR UNE ALGERIE JUSQUE LA RELATIVEMENT A L’ABRI D’INGERENCES DIRECTES ETASUNIENNES SUR SON TERRITOIRE EN RAISON D’UNE PRISE EN MAIN DE SON MAILLAGE D’ESPIONNAGE ET DE CONTRE-ESPIONNAGE. Mohammed VI est en voie de s’affirmer comme non plus chef d’Etat mais homme d’Etat.
    Cette posture panafricaine de Mohammed VI lui a été dictée par la légitime question du Sahara marocain dont la marocanité historique est plus qu’attestée mais qui lui est contestée par un ordre politique supranational.
    La politique de remaniement
    des pays du Grand Moyen Orient.
    L’âge de raison.
    Le Sahara et la formidable Union du Maghreb.
    Cela fait bientôt 40 ans que le Maroc défend sa position pour la reconnaissance internationale de la marocanité du Sahara occidental.
    Ce processus s’est avéré coûteux en énergie et en investissements financiers à fonds perdus. Il serait temps que soit résolu ce conflit de basse intensité entre deux pays voisins entretenu par les marchands d’armes et les agents de la perpétuation de division dans le monde arabe.
    Peut-être faudra-t-il envisager avec courage une nouvelle issue pour la négociation politique du devenir de ce territoire marocain avec des conditions de traités de non agression mutuelle tripartite voire quadripartite, incluant l’Algérie, le Sahara Occidental ,la Mauritanie et le Maroc.

    Badia Benjelloun
    19 février 2017




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      dima ozagué
      16 juin 2017 - 1 h 09 min

      @Le Patriote. dans le mille!
      @Le Patriote. dans le mille!! Merci




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    Kamel
    15 juin 2017 - 17 h 42 min

    Avec tous les milliards qu
    Avec tous les milliards qu’ils empochent gratuitement, ils sont sous perfusion par les monarchie et les occidentaux en plus de l’assistance dans tous les domaines.
    Il faut même faire leurs besoins à leurs places, même un nouveau-né n’est pas autant choyé autant qu’eux.
    Il faut déjà commencer par nous à s’entraider car nous avons aucun pays qui nous tend la main comme eux., nous avons des pays amis qui sont à la même enseigne que nous économiquement.
    que font-il des milliards que les touriste leurs déversent continuellement, des milliards du trafique de drogue à grande échelle, des milliards qu’ils volent aux sahraouis, les infrastructures sont réalisées gratuitement par les occidentaux, ces derniers font travailler des millions de sujets quand pour nous ils nous fuient,
    certains pays préfèrent se ruiner avec eux plutôt que travailler d’égal à égal avec nous, en tout cas, ils gagnent beaucoup d’argent avec nous mais nous considèrent comme des pestiférés.




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    Baraa
    15 juin 2017 - 9 h 22 min

    L auteure est marocaine et
    L auteure est marocaine et son article a ete ecrit pour l opinion marocaine. Il est paru en France. Donc le public visé n est pas algerien. Ensuite, son objet n est pas la solidarite avec le roi mais avec le peuple en lutte. Cela etant, le Maroc comme l Algerie sont aujourd hui dans le viseur de l imperialisme qui vise a casser les pays arabes existant meme quand leur gouvernement sont soumis (tunisie libye syrie irak yemen etc…) donc il y a necessite de ne pas se laisser entrainer par des agents vers des printemps arabes tout en etant conscient du mecontentement populaire legitime. ce danger vise aussi bien le maroc que l algerie aujourd hui. Il faut en prendre conscience par dessus les dirigeants et agents corrupteurs. MH4




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      Anonymous
      15 juin 2017 - 18 h 22 min

      Désolé mais on décroche. Rien
      Désolé mais on décroche. Rien à cirer du monde arabe qui a manipulé en masse contre les algériens en tant que nation. Rien à cirer. Désolé. C´est fini cette époque, on s’est bien foutu de nous.




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    Rayen
    15 juin 2017 - 1 h 57 min

    Coupons tout avec eux, pas
    Coupons tout avec eux, pas besoin d’eux.

    Je leur souhaite l’été arabe et pas le printemps arabe.

    On a toujours été seul dans les mauvais jours comme dans les mauvais, on est habitué .




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    laptithistoire
    14 juin 2017 - 18 h 24 min

    « Comment ne pas être
    « Comment ne pas être solidaire des Marocains ». Bonne question que pose cette contributrice avec en filigrane l’alignement du géant que fut l’Algérie mais rendu, par palier, nain depuis la mort de Boumediène au point der le vassaliser au Maroc. Mais nous n’avons pas lu ni même entendu un SEUL Marocain, fût- résident à l’étranger, se montrer solidaire avec l’Algérie quand le 1e novembre 2013 la haine de ce même peuple fut poussé à son paroxysme par un roi hystérique bourré aux amphétamines, jusqu’à commettre l’irréparable envers notre pays en profanant notre consulat à Casablanca et en arrachant, puis en déchirant et en brûlant notre embème national. Alors nous disons aux chantres du tatby3: notre pays a encore du ressort et n’a pas besoin de faire des courbettes à un peuple qui, lui, est aplati par et devant une monarchie sioniste vendue à Israël et à ses lobbies français qui n’a d’autre objectif que la ruine de notre pays. CATON L’Ancien




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      Anonymous
      14 juin 2017 - 19 h 08 min

      (suite)

      (suite)
      CATON L’Ancien donc, en plein guerres puniques, terminait ses discours devant le Sénat romain par son fameux « DELENDA CARTHAGO ». Plus récemment et pas très loin ni dans l’Histoire, ni de Carthage ni de Rome, un roitelet d’un royaume de pacotille, bouffon et bouffi par un usage excessif d’amphétamines et de psychotropes, ressemblant à une vessie mais se prenant pour la lanterne qui éclaire le monde arabe, termine toujours ses discours par « RELENDA NUMIDIA ». Ce roi ne sera jamais CATON mais restera oujours la CATIN du sionisme.




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    Hannah
    14 juin 2017 - 12 h 42 min

    Quelle intervention! C est
    Quelle intervention! C est un réel plaisir de lire une telle contribution alliant intelligence de l approche de ces événements, préconisations très justes qui doivent mener à la résolution de ces problèmes sociaux-économiques et la géopolitique de l afrique du nord en général et l histoire de la colonisation passee et celle plus perverse d aujourd hui a travers le capitalisme et les diktats de l.occident via leurs organismes financiers pour nous soumettre et reduire à néant. Quelle analyse et quelle acuité intellectuelle! Merci Docteur BB. Je sors de la lecture de cet article avec le sourire mais surtout l espoir pour nos peuples et nations arabo berberes et musulmanes qu elles pourront se construire selon leurs spécificités ethniques et religieuses en integrant tous leurs citoyens indépendamment de leur ethnie ou religion ou opinions politiques et en les reintegrant au train en marche du pays dans la dignité et leur intégrité humaine au lieu de les laisser rever d un ailleurs vidant nos pays de leur seule vraie richesse: leur peuple. Bravoooo!!!!




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      Anonymous
      14 juin 2017 - 13 h 24 min

      ici ce n’est pas le Maroc.
      ici ce n’est pas le Maroc. Les algériens au courant de leur actualité ne peuvent pas tenir ce discours béat et sirupeux. La tentative est bien tentée, mais sachez que les algériens n’ont pas oublié la décennie noire et l’abandon des frères. Il faudrait croire au Père-Noel pour croire une seconde qu’un algérien informé et conscient puisse aller au secours de ceux qui lui ont tiré des coups de poignard dans le dos dans les heures les plus dures. Décidément, le cinéma est vraiment pas notre truc. (…)




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        Le Patriote
        14 juin 2017 - 19 h 14 min

        Tu as vu juste car ce pays a
        Tu as vu juste car ce pays a été commis par le makhzen et balancée par cette contributrice au nom évocateur. En effet on ne trouve nulle part en Algérie le patronyme de BENJELLOUN qui est en réalité celui d’une caste fassie inféodée aux Glaouis et dont le représentant réside en France et se prétend écrivain…




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          l(obsrevateur
          15 juin 2017 - 13 h 11 min

          Toi aussi tu as vu juste. Je
          Toi aussi tu as vu juste. Je suis allé voir sur internet et cette dame inconnue du public algérien est clasée parmi « les écrivains marocains ». Ses écrits la font passer pour une pasionaria des Palestiniens et plus récemment des Syriens. Mais le plus remarquable que c’est une collaboratrice des quotidiens marocains Oumma, invetigaction.. tous d’obédience makhzen. Parmi ses articles aucun ne dénonce les dépassements du makhzen et la repression contre le peuple sahraoui. Et elle vient, de façon fourbe et insidieuse nous donner des conseils. Reste chez toi on est bien chez nous et on n’en que foutre de du Maroc et des Marocains




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    Dr Knock
    14 juin 2017 - 10 h 29 min

    Moi j’aurais eu d’autres
    Moi j’aurais eu d’autres questionnements. Et j’aurais invoqué les mille et une raisons de ne pas être solidaire avec qui que ce soit. A chaque fois qu’une société musulmane tend vers l’implosion, je me dis pourvu que ça marche. Il faut que les citoyens se rendent compte qu’ils sont avant tout des individus et non des éléments d’un troupeau qui marche au diapason religieux ou des traditions. Ces sociétés ont besoin d’une révolution culturelle qui démolisse toutes les bases archaïques sur lesquelles elles sont bâties. Et si l’implosion ne marche pas, il faut recommencer jusqu’à ce que ça réussisse.
    Il faut arrêter de titiller l’instinct grégaire des sociétés arabo-musulmanes qui se shootent à la solidarité. Leur salut, au contraire, réside dans l’émancipation des individus de leurs sociétés et de tous les diktats traditionnels culturels ou religieux. C’est des révolutions individuelles qu’il faudrait espérer un quelconque sursaut. Au lieu de cela, à chaque fois qu’il y a une lueur d’espoir, on active les atavismes et les vieilles chansons.
    Alors que le mouvement matérialiste de l’histoire tendait physiquement vers la déconstruction de cette anomalie qu’est le Royaume et forçait les Rifains à l’individuation, leur leader s’est rappelé qu’il était avant tout musulman et qu’il leur faudrait reconstruire la Oumma maltraitée par le capitalisme sauvage.
    Et même si je ne sais par quel amnésie l’envie d’être solidaire m’avait prise, la lecture de cet article m’en aura définitivement dissuadé ! Et comment avoir envie d’être solidaire avec «Ces hommes sont résolus, ils n’ont rien à perdre que leur frustration et surtout ils sont pieux et animés d’une foi, celle indestructible que confère un islam bien compris» ?




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      leputois
      14 juin 2017 - 11 h 46 min

      Salut Dr Knock, mon ami pour
      Salut Dr Knock, mon ami pour que tes vœux se réalisent dans la société dont il s’agit ici, il faudrait qu’il y ait de « l’inflation » par analogie au sens thermodynamique du terme. Une révolution culturelle qui démolisse toutes ses bases archaïques de « base » ne peut se faire dans un cadre d’équilibre dans son environnement. Il faut faut qu’il y ait de la « surfusion », un dépassement des paramètres d’un environnement donné tout en étant dans un autre état de ce même environnement. C’est ce que l’on appelle de l’inflation. Et ceci est valable pour tout le reste tu dois t’en douter. La foi, la religion, l’individualisme, l’instinct, le tempérament… etc. Mais on est loin du compte…
      Je l’avais déjà écrit, il faudrait un siècle et demi à deux, ce qui pourrait nous paraître très long mais c’est un temps infiniment petit à une autre échelle. Mais bon, à chaque lueur d’espoir une vieille chanson et, pour ce cas, on s’inspirerait bien de Brassens: « A l’heure du berger au mépris du danger, je prendrais la passerelle pour rejoindre ma belle, à l’heure du berger, au mépris du danger et nul n’y pourra rien changer ».




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        Dr Knock
        14 juin 2017 - 14 h 57 min

        Tu as bien dit « inflation »
        Tu as bien dit « inflation » n’est-ce pas ? Le terme thermodynamique ou physique ( celle qui s’est produite après le big bang et pas économique comme dirait Rachida Dati ? C’est dingue tout ce qui manquait aux Rifains c’est une révolution arabe avec un islam bien compris ? Moh 6 Les a vraiment isolés ou quoi ?




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        karamazov
        14 juin 2017 - 15 h 00 min

        Mais, mon ami:  » les braves
        Mais, mon ami:  » les braves gens n’aiment pas que l’on suivent une autre route qu’eux… »




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          leputois
          15 juin 2017 - 7 h 00 min

          Alors mon ami on prendra la
          Alors mon ami on prendra la route de Dijon pour voir un peu la marjolaine, la belle digue digue don qui pleurait souvent près de la fontaine….Et comme tout le monde change de ton, il restera à tous la route aux quatre chansons.




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    lhadi
    14 juin 2017 - 9 h 08 min

    Je plaide pour une politique
    Je plaide pour une politique extérieure du gouvernement, fondée suer le respect de la Charte des Nations unies. Elle aura pour principes : la coexistence pacifique et la coopération, l’égalité des droits, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats, le règlement pacifique des litiges, la recherche active du désarmement, la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres Etats, le refus de tout recours à la force ou de toute menace de recours à la force, y compris pour imposer à une nation le choix de ses alliances, l’instauration ou le maintien d’un système politique ou social contre la volonté de la majorité de ses habitants.
    Le gouvernement utilisera toutes les possibilités de développer la coopération économique, scientifique, technique et culturelle la plus large, dans le respect de l’égalité des droits et pour l’avantage mutuel. Il favorisera le règlement négocié des conflits et litiges internationaux sur la base du droit de chaque peuple à déterminer librement de son sort. Il s’opposera à toute ingérence, pression ou représailles extérieurs, susceptibles de mettre en cause la réalisation des objectifs de démocratie économique et politique. Fraternellement lhadi ([email protected])




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