L’Opep «optimiste» quant à un rééquilibrage du marché pétrolier

Le rééquilibrage en cours du marché pétrolier se fera à un rythme plus lent que prévu. D. R.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se montre «optimiste» quant à l’évolution des prix du pétrole durant le deuxième semestre. Cette organisation affirme dans son rapport mensuel publié aujourd’hui que les premiers signes du marché sont positifs. Elle estime ainsi que la baisse des stocks mondiaux de pétrole au deuxième semestre de 2017 est un signe du rééquilibrage en cours du marché pétrolier, qui se fera, cependant, à un rythme plus lent que prévu.

Elle indique que les surplus de stocks commerciaux de l’OCDE, qui pèsent sur les cours de l’or noir, sont passés de 339 millions de barils en janvier à 251 millions de baril en avril. Cette tendance baissière pourrait se poursuivre au second semestre en raison du maintien de la baisse de l’offre pétrolière des pays exportateurs membres de l’Opep et d’autres grands pays producteurs hors Opep, comme la Russie. «Ces tendances combinées à une baisse régulière du pétrole stocké dans des unités flottantes indiquent que le rééquilibrage du marché est en cours, quoique à un rythme plus lent en raison notamment d’une hausse cette année de la production de brut outre-Atlantique», ajoute cette organisation.

L’Opep se dit déterminée à maintenir les prix du pétrole à des seuils appréciables. Pour ce faire, elle se dit prête à agir sur l’offre des pays membres. La crise entre les pays du Golfe et le Qatar, mis au ban par l’Arabie Saoudite, ne semble donc nullement impacter le travail de cette organisation ni l’accord de reconduction des quotas de baisse conclu en mai dernier. L’Opep travaille ainsi pour en finir avec un pétrole bon marché. Elle envisage de se doter d’une instance qui lui permettra d’anticiper sur les évolutions du marché et agir à temps pour le stabiliser.

Aujourd’hui, les cours du pétrole sont en légère hausse dans un marché tiraillé entre promesses de baisse des exportations saoudiennes et perspectives de hausse des extractions américaines. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 48,47 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 18 cents seulement par rapport à la clôture de lundi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «Light Sweet Crude» (WTI) pour le contrat de juillet prenait 15 cents à 46,23 dollars. S’ils remontent, les cours demeurent néanmoins proches de leur plus bas niveau depuis début mai. L’Algérie, qui dépend entièrement de ses revenus en hydrocarbures, suit de près l’évolution du marché et espère une remontée durable des prix.

Hani Abdi

Comment (2)

    AMAR MOKHNACHE
    14 juin 2017 - 8 h 23 min

    CA N’A PAS L AIR D ETRE NOTRE
    CA N’A PAS L AIR D ETRE NOTRE CAS..MAIS NORMALEMENT C EST DURANT LES CRISES QUE S EXPRIME LE GENIE CREATEUR DES GOUVERNANTS!!! malheureusement lorsque les systemes de gouvernance n emargent que sur la depense publique et amarrés au long cours a un baril, le resultat ne peut pas etre autre chose que d’attendre les cours….




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    Anonymous
    13 juin 2017 - 17 h 14 min

    Il ne reste à l’Algérie qu’à
    Il ne reste à l’Algérie qu’à appliquer une austérité sévère sur ses dépenses (cure d’austérité rigoureuse)
    Et bannir de l’esprit de l’état : le prestige, les folies de grandeur, le luxe, le faste,improductifs, onéreux, et inutiles

    En réduisant drastiquement à un seuil très minimal ses dépenses (surtout les dépenses de l’état gaspilleur)
    Et des importations « de tout ?! » : des fardeaux lourds, et très pénalisants
    Pour une économie algérienne déjà très fragile, et structurellement, fortement déséquilibrée
    Avec un état malade, fragile, incompétent, et instable




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