Foncier industriel : Tebboune réunit un Conseil interministériel

Tebboune foncier
La gestion du foncier industriel sur la table du Premier ministre Tebboune. New Press

Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, hier mardi, un Conseil interministériel, en présence des ministres, respectivement, de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, des Finances, Abderrahmane Raouya, et de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda, portant sur la gestion du foncier industriel, a indiqué un communiqué des services du Premier ministère.

Lors de cette réunion, il a été procédé à l’examen des résultats de l’évaluation de la situation des zones industrielles et des zones d’activités, réalisée par les soins du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et de celui de l’Industrie et des Mines, et ce, sur instruction du Premier ministre. Cette évaluation a fait ressortir l’existence de 11 600 hectares de réserves foncières destinées à l’investissement en situation de non-exploitation, dont 13 977 parcelles couvrant une superficie de 5 530 ha non attribuées se composant de 2 773 ha au niveau des zones industrielles et de 2 757 ha au niveau des zones d’activités. Cette évaluation a également fait ressortir l’existence de 15 140 parcelles destinées à l’investissement, attribuées mais non exploitées, couvrant une superficie de 6 132 ha réparties entre 3 183 ha de zones industrielles et 2 949 ha de zones d’activités.

Au terme de cette réunion, Tebboune a décidé de la création d’une commission interministérielle composée des trois ministères concernés, qui a été chargée d’élaborer un rapport détaillé, dans un délai de 15 jours à compter de la date de la tenue de cette réunion, «sur la faisabilité ou non des zones industrielles nouvelles proposées par le ministre de l’Industrie et des Mines, et de préparer également les projets de textes nécessaires à la bonne utilisation et gestion du foncier disponible», précise le communiqué.

R. N.

Commentaires

    HAMMACHE HASSINA INGÉNIEUR EXPERTE EN CONSTRUCTION
    12 juillet 2017 - 21 h 35 min

    HAMMACHE HASSINA INGÉNIEUR EXPERTE EN CONSTRUCTION
    Les trois enjeux de la gestion environnementale d’une zone d’activités sont
    1- Enjeux économiques.
    La création d’une zone d’activités est un moyen de développement économique car il permet la création d’emplois et il est garant d’une richesse durable.
    La priorité n’est pas le nombre d’implantations mais la pérennité et l’essor des entreprises qui existent. Pour ce faire, le développement économique nécessite des investissements conduisant, à terme, à des bénéfices. Pour la zone d’activités, ils peuvent être directs ou indirects.

    2- Enjeux environnementaux.
    Les zones d’activités présentent un double impact potentiel sur l’environnement : tout d’abord par leurs installations, en consommant et urbanisant de l’espace et ensuite par la concentration d’activités sur le même territoire.
    Une différence importante est observée entre centre ville et zone d’activités. Des efforts ont été fournis pour améliorer la qualité des centres et conduire à des lieux de vie alors que les périphéries sont généralement dégradées. Le but du management environnemental est de prendre en compte les impacts environnementaux sans limite de territoire et en particulier là où les risques sont importants.
    S’appliquer à mettre en place une gestion environnementale permet de donner l’image d’une politique environnementale du territoire forte.
    La non gestion de ces espaces peut conduire à des conséquences fâcheuses : dégradation des entrées des villes, pollution par les activités présentes, départ d’entreprise. Le but est donc de prendre conscience de ces enjeux environnementaux pour diminuer les impacts des activités sur l’environnement et pour maîtriser les risques et leurs conséquences.
    – maîtrise des coûts (réduction des quantités de déchets à traiter, optimisation des consommations en matières premières et en eau…),
    – économie d’énergie,
    – garantie de la valeur patrimoniale de l’entreprise,
    – obtention de nouveaux marchés…

    3- Enjeux sociaux.
    En premier lieu, le développement d’une zone permet la création d’emplois. Mais, ce serait une vision restrictive, car ce n’est pas que cela.
    Etant un lieu d’implantation d’activités diverses (une usine d’assemblage, une usine de fabrication, …), les entreprises vont chercher à recruter les profils professionnels devant correspondre à la nature des activités promues ou à promouvoir. Le tissu social de la zone s’avère ainsi très dépendant de la nature des activités et aussi des institutions représentatives du secteur de l’économie productive et autres institutions telles que les associations, des autorités, de la collectivité…




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