Corps diplomatique : pourquoi Messahel va procéder à un remaniement

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Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères. New Press

Abdelkader Messahel prouve que les quelques appréhensions qui ont accompagné sa désignation à la tête du ministère des Affaires étrangères n’avaient pas lieu d’être. Sitôt sa prise de fonction, il a placé à des postes stratégiques des diplomates chevronnés faisant un large consensus et ouvert le chantier de la refonte de l’organigramme du ministère.

Mais sa priorité a d’abord été de désigner des responsables à la tête de directions importantes et qui curieusement restaient jusque-là sans détenteurs. C’est ainsi que Mohammed Hanneche, ambassadeur-conseiller du temps de Ramtane Lamamra, hérite de la direction Europe. Il s’agit d’une juste récompense pour ce brillant diplomate qui maîtrise son sujet sur le bout des doigts. C’est aussi pour ses aptitudes connues et reconnues qu’Abderahmane Benguerrah a été chargé de donner un nouveau souffle à la direction Amérique qui n’avait pas aussi de chef…

Abdelkader Messahel, qui a sans doute à l’idée de tirer le maximum du potentiel de son département, a décidé de confier le poste de secrétaire général à Nouredine Ayadi, un autre vieux routier de la diplomatie algérienne et un passionné de l’Afrique. Le chef de la diplomatie algérienne a également eu l’idée lumineuse de rappeler Abdallah Baali de sa retraite pour le nommer ambassadeur-conseiller. M. Baali est actuellement considéré comme l’un des meilleurs connaisseurs de la politique des Etats-Unis, un pays avec lequel l’Algérie s’entend globalement bien et entretient une importante coopération sécuritaire. La décision d’Abdelkader Messahel de convaincre Abdallah Baali de reprendre du service a été applaudie par tous les connaisseurs de la politique extérieure de l’Algérie.

Pour mettre son département en ordre de bataille, Abdelkader Messahel prévoit également, affirment nos sources, de procéder, avec l’accord du président Bouteflika, à un mouvement diplomatique qui devrait rendre justice aux diplomates les plus méritants et les plus compétents. Malgré son attitude quelque peu débonnaire, le nouveau chef de la diplomatie est dit-on intransigeant, exigeant et un adepte de «l’homme qu’il faut à la place qu’il faut». Une nécessité, dit-on, si l’on veut que la diplomatie algérienne ait plus de punch et plus d’efficacité, surtout que les défis sont nombreux.

Sadek Sahraoui

Comment (8)

    Anonyme
    17 juillet 2017 - 18 h 50 min

    Pourquoi garder des éléments pour l’agriculture et le bâtiment? Les algériens sont aussi fainéants que ça




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    Rascasse
    17 juillet 2017 - 17 h 58 min

    Les sahéliens?? Les noirs africains ??heuresement qu’ils ont la même couleur que nous si non on les aurait pas vu venir et il se fonderais facilement dans la société…je me pose une question : pourquoi ne pas investir dans la main d’œuvre ? Dans l’immigration choisie ?? Ne sommes nous pas entrain de faire subir une violence de classe qui nous rappelle finalement notre vécu enfouis dans notre subconscient ??




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    amar rabah
    17 juillet 2017 - 9 h 34 min

    DIPLOMATIE ALGERIENNE : voilà une reussite nationale il faut le reconnaître ;; Elle fait l’unanimité des algériens .. et meme les frères musulmans ont fini par le reconnaître en sourdine, tout en continuant à comploter au profit de leur Qatar et leur Qardaoui et en essayant avec leur agitation et leurs chahuts d’influencer la décision nationale de l’Etat algérien sur les questions internationales.
    les islamistes algériens sont restés des dinosaures de la politique, ils n’ont aucune culture nationaliste et ne veulent pas comprendre la catégorie diplomatique de la nation algérienne (ils vivent dans un feuilleton, Mousselssel égyptien de mauvaise qualité et ne veulent pas en sortir pour comprendre leur pays , son histoire son destin et pour comprendre le monde actuel).
    bref nous sommes fiers de notre diplomatie malgré tout ce qu’on peut avoir comme réserves sur notre gouvernement dans les autres secteurs. Nous attirons l’attention des dirigeants sur deux points qui inquiètent les algériens: la migration africaine massive qui est dangereuse sur tous les plans et la question de l’accueil des dirigeants du Hamas palestinien en Algérie qui pourrait être un piège. ATTENTION !!




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    T'zagate
    17 juillet 2017 - 9 h 14 min

    Cher Sadek Sahraoui auteur de l’article ! Je suis d’accord avec l’ensemble de votre article, mais j’ai fait la moue quand j’ai lu cette phrase … « un adepte de «l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Cher Sadek avec tout mon respect, j’avoue que ce slogan me fait peur et me rappelle de mauvais souvenir ! Je suis devenu allergique à ce slogan qui nous a fait tant de mal et ce, depuis l’ère de Boumedienne, mais je ne doute pas des intentions de Messahel !! Bon courage .




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      NASSER
      17 juillet 2017 - 13 h 29 min

      @T’zagate,
      Bonjour, restez Optimiste car nos diplomates sont de fidèles serviteurs de l’ Algérie et respecter par beaucoup de dirigeants et d’ instances internationales, Européennes et africaines en raison de la maitrise des dossiers qu’ ils sont à mener à traiter.




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    Le Patriote
    17 juillet 2017 - 8 h 23 min

    Qu’il ait le courage de reconduire aux frontières les 450.000 clandestins marocains dont le double risques Narco-Sécuritaire est plus que avéré et ensuite on jugera sur pièce des qualités de l’actuel MAE.




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      Tin-Hinane
      17 juillet 2017 - 13 h 34 min

      450 000 marocains en Algérie ? presque un demis million de marocains chez nous ? dites moi que ce n’est pas vrai, ça fait peur … que Dieu protège l’Algérie !




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    Anonyme
    17 juillet 2017 - 0 h 50 min

    Qu’ils nous règlent cette invasion de sahéliens sur notre territoire et expulser tous les marocains de la terre sainte Algérie. Voilà ce que le peuple algérien attend, il faut mettre de l’ordre à l’intérieur du pays avec la collaboration des pays africains qui nous pourvoyeurs de mendiants professionnels, de trafiquants de drogue, de travailleurs clandestins qui travaillent illégalement en Algérie, alors que le chômage explose en Algérie. Peut être garder quelques bons éléments africains pour le travail dans l’agriculture, dans le bâtiment, dans de bonnes conditions, avec des contrats saisonniers et qui devront rejoindre leur pays à la fin du contrat et seront rappelés quand le travail l’exigera..




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