Maryam Mirzakhani, la première femme médaillée Fields, disparaît

Maryam Mirzakhani. D. R.
Maryam Mirzakhani. D. R.

Maryam Mirzakhani, mathématicienne de nationalité iranienne, est morte à l’âge de 40 ans, samedi 15 juillet 2017, des suites d’un cancer.

Née en 1977 à Téhéran et ayant fait ses études en Iran, Maryam a passé sa thèse de doctorat en 2004 à l’université de Harvard puis a été nommée professeure l’université de Stanford.

Cette passionnée de mathématiques a été la première femme de l’histoire à remporter la prestigieuse médaille Fields (l’équivalent du prix Nobel pour les mathématiques). En recevant la médaille Fields en 2014, Maryam Mirzakhani avait déclaré : «Je serai contente si cela encourage de jeunes scientifiques et mathématiciens femmes. Je suis sûre qu’il y aura de nombreuses autres femmes qui remporteront ce genre de récompense dans les années à venir.» Ses travaux lui ont permis de s’illustrer dans une discipline largement dominée par les hommes.

Ses travaux concernent les surfaces de Riemann et leurs espaces de modules et sont au carrefour de plusieurs domaines des mathématiques : la géométrie hyperbolique, l’analyse complexe, la topologie et la théorie des systèmes dynamiques.

Il était question que la Société algérienne de mathématiques l’invite en Algérie pour le Congrès des mathématiciens algériens à Batna en 2016, mais les restrictions budgétaires avaient réduit nos ambitions. Nous la regretterons. Au nom de la communauté mathématicienne d’Algérie, nous nous joignons à sa famille et son pays pour pleurer sa perte. Que Dieu ait son âme.

Le président de la SMA

Pr Bebbouchi Rachid

 

Comment (4)

    BEKADDOUR
    22 juillet 2017 - 5 h 44 min

    Je découvre cet article avec 4 jours de retard, et j’ai aimé les réactions, j’ai « appris » un peu tard, malgré ma fascination pour les mathématiques dès le collège, que le plus sublime des mathématiciens porte le nom de…Dieu ! Soubhanahou ! Dommage, Il a donné un sursis à Satan, qui a lui aussi sa mathématique spécifique, il y a bien deux mathématiques…




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    Jamesben
    19 juillet 2017 - 18 h 56 min

    @ Monsieur le Professeur Bebbouchi.
    Permettez-moi de me joindre à vous pour rendre hommage à cette jeune matheuse (que Dieu ait son âme) que nos bureaucrates incultes ont privé les nombreux scientifiques algériens de sa venue sous le motif fallacieux, ridicule et, en fin de compte, honteux de crise économique. Ce qui n’empêcha pas quelques mois plus tard ces mêmes décideurs de’autoriser la venue à Annaba, pour un concert unique de la chanteuse libanaise pour le cachet mirobolant de 950 millions de centimes. Si Pythagore avait été algérien, il aurait été forcé à l’exil pour avoir prétendu que « LES MATHEMATIQUES GOUVERNENT LE MONDE ». En tout cas pas l’Algérie où règne l’ignorance, le je-m’en-foutisme, le laisser-aller, la gabegie.




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      Le zéro et l'infini
      19 juillet 2017 - 20 h 10 min

      Très bonne intervention. Mais je pense que les décideurs (que vous décrivez si bien) auraient permis la venue à Alger de cette digne descendante de Khawarizmi s’ils avaient utilisé le terme « CALCUL » au lieu de « MATHÉMATIQUES ».




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    amrais
    18 juillet 2017 - 19 h 06 min

    Oui Prof. Bebouchi Rachid,
    Que dieu ait son ame si jeune




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