Le député islamiste Hassan Aribi se réjouit de la mort de Rédha Malek

Décès Malek
Hassan Aribi semble régler ses comptes à un… mort. New Press

Rédha Malek, grande figure de la Révolution, est décédé. Mais certains n’hésitent pas à déverser le venin sur un grand homme qui a eu le courage d’exprimer haut et fort son opposition à l’obscurantisme islamistes durant le terrorisme.

C’est un député qui ouvre ainsi le feu sur un grand révolutionnaire qui quitte ce bas monde après avoir lutté à la fois contre le colonialisme et le terrorisme islamiste. Il s’agit de l’islamiste Hassan Aribi, qui l’accuse clairement d’être responsable de la décennie noire et de toutes les victimes du terrorisme. Connu pour être le vassal du président turc Erdogan et de la confrérie des Frères musulmans à laquelle il appartient, Hassan Aribi n’a pas laissé à la famille du défunt le temps de faire son deuil et de faire les obsèques pour décocher des flèches assassines contre une figure historique et grand diplomate qui a écrit son nom en lettres d’or.

D’un air moqueur, Hassan Aribi s’interroge sur la véracité de l’information selon laquelle Rédha Malek, porte-parole de la délégation algérienne ayant négocié les accords d’Evian, est décédé. «Est-ce que l’information sur la mort de Rédha Malek est confirmée ?» s’est-il demandé sur sa page sur Facebook, avant d’enchaîner en évoquant l’une des déclarations de cet historique homme à sa prise de fonctions en tant que Premier ministre en 1993 affirmant que «la peur doit changer de camp», en parlant du terrorisme islamiste qui semait la terreur au sein de la population et qui faisait douter les dirigeants quant à leurs capacités d’y faire face.

Pour Hassan Aribi, cette déclaration était «dangereuse», assurant que «quelques heures après l’avoir faite, les crimes et les exécutions sommaires avaient augmenté d’une manière étrange». Hassan Aribi, qui œuvre depuis fort longtemps à absoudre les terroristes islamistes de leurs massacres durant la décennie noire, accuse en des termes à peine voilés Rédha Malek d’avoir été derrière les meurtres et les assassins commis par les terroristes. «Ayez pitié pour les victimes de la tragédie nationale et priez Dieu pour qu’il crucifie ceux qui étaient à l’origine des massacres», lança-t-il, en refusant donc de présenter ses condoléances à la famille du défunt.

On sait que les partisans du «qui tue qui» en Algérie, dont fait partie Hassan Aribi, ne portent pas dans leur cœur un homme comme Rédha Malek. Mais aller au point de se réjouir de sa mort, c’est tout simplement indécent et inhumain.

Hani Abdi

Comment (62)

    un algérien
    1 septembre 2017 - 14 h 03 min

    il faut étre un parfait c… additionné d’un sa…. pour se réjouir de la mort d’un compatriote en plus d’étre moujahed de la première heure




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    Anonyme
    19 août 2017 - 12 h 24 min

    C’est malheureusement un des résultats de la réconciliation nationale que des suppôts du terrorisme se retrouvent par la grâce de Bouteflika au parlement. C’est la même perméabilité aux discours de ces blaireaux qui a conduit à la décennie noire. On ne peut regretter qu’une seule chose, c’est que Réda Malek n’ait pas terminé le travail en nous débarrassant une fois pour toute de cette racaille.




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