Situation «délicate»

Ahmed Ouyahia
Ahmed Ouyahia. New Press

Par Kamel Moulfi – En dehors de la décision de reporter la date de la tripartite, rien de concret n’est sorti, ce jeudi, de la réunion préparatoire qu’Ouyahia a tenue avec les partenaires économiques et sociaux du gouvernement. On s’attendait à une quelconque annonce du nouveau Premier ministre ; ce fut, de ce côté, un peu la déception. Par contre, le message délivré est clair : la même feuille de route que celle dont se prévalait Tebboune, avant d’être limogé, reste valable.

C’est dans la forme que la mise en œuvre sera soignée. Mais, en résumé, il n’y aura pas de «thérapie de choc» ni pour la population ni pour le monde des affaires. Au contraire, les deux continueront d’avoir la sollicitude du gouvernement : vers la population, grâce à la politique sociale (subventions et autres), et vers le monde des affaires, par le soutien à l’investissement (crédits bancaires et foncier). Dans les cas de dérives, car il s’agit de deniers publics – l’argent de tous –, la loi sera appliquée avec «douceur».

Une illustration de cette démarche est donnée par la sage décision du gouvernement d’éviter de pousser à la faillite les jeunes entrepreneurs qui sont en difficulté. Le résultat aurait été une casse inopportune sachant que les micro-entreprises qu’ils ont lancées ont pour la plupart une utilité sociale évidente. Leur disparition aurait pu prendre les allures d’une mini-catastrophe socioéconomique du fait des réactions en chaîne qu’elle aurait entraînées.

En optant de cette façon pour la poursuite de l’aide aux jeunes entrepreneurs, le gouvernement est allé à contresens du double souhait de certains milieux de faire payer aux plus faibles le prix de la crise financière du pays et d’épargner ce fardeau aux «autres» qui, pourtant, au vu de leurs moyens, pourraient contribuer efficacement à l’effort national de redressement.

Le temps serait-il à l’apaisement ? Les qualités diplomatiques d’Ouyahia conviendraient alors parfaitement à la situation actuelle, «délicate», comme l’ont qualifiée ses «partenaires économiques et sociaux».

K. M.

Comment (12)

    Tedjini
    25 août 2017 - 22 h 14 min

    Vous n’avez pas vécu la colonisation c’est pour cela que vous parler comme cela…un véritable apartheid régnait en Algérie et les premières chambres à gaz étaient dans le Dahra et non à Auschwitz …Enfin pour infos le comte de Rovigo coupait les tetes de vos frères pour boucher les égouts.. .Je m’arrête là c’est suffisant…l’Algérie indépendante appartient à tous les algériens et non aux maîtres du moment; ce beau pays n’attend que nos bras pour le travailler




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      MELLO
      26 août 2017 - 18 h 04 min

      Non , rares sont ceux qui ont vécu la guerre et ses atrocités, néanmoins si les initiateurs de la lutte armée avaient pour seul objectif de libérer le peuple de la domination coloniale, les victorieux de la crise de l’été 1962 lui dénient tout bonnement le droit de s’immiscer de ses affaires. Or, quel que soit le type de la domination, aucune d’elle n’est tolérable. Dans une certaine mesure, celle des nationaux est pire que celle des étrangers. Car, elle provient des personnes avec lesquelles le citoyen est sensé cohabiter. Toutefois, la seule satisfaction réside dans la libération du territoire. Quant au peuple, le jour où il se rendra compte des bienfaits de la liberté, il se libérera tout seul. Pour Ben Youcef Ben Khedda, le 18 mars 1962. « Cet État sera démocratique. Il souscrira sans réserve à la Déclaration universelle des droits de l’homme et fondera ses institutions sur le principe démocratique et sur l’égalité des droits politiques entre tous les citoyens sans discrimination de race ou de religion », écrit-il.
      Hélas, ce que le président Ben Khedda ignore probablement, c’est qu’un groupe d’officiers a déjà tranché la question




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    Felfel Har
    25 août 2017 - 21 h 57 min

    Nous voilà donc en position de faiblesse devant les apprentis-sorciers qui tentent de nous faire avaler des pilules amères qui ne nous agréent pas du tout. On décide pour nous sans nous consulter. S’attend-on à ce que nous jubilions? Depuis Henry-David Thoreau, nous savons que La Désobéissance Civile est une forme NON-VIOLENTE de refus de se soumettre aux décisions capricieuses d’un pouvoir jugé inique et arbitraire (despotique même). Nous sommes en droit de refuser d’être complices d’un pouvoir incompétent et illégitime. En 1849, Thoreau refusait de payer un nouvel impôt pour financer une guerre contre le Mexique et avait lancé ce mouvement PACIFIQUE dont se sont inspirés Gandhi, Martin Luther King Jr. et Mandela pour amorcer avec SUCCÉS leur mouvement de RÉSISTANCE. Même les Grands-Mères De la Place de Mai en Argentine l’ont appliqué. Pourquoi pas nous?




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      AMGALA II
      26 août 2017 - 16 h 19 min

      C’est exact Mr TEDJINI ! La situation actuelle dont se trouve l’Algérie est délicate et complexe. Le moment n’est pas aux règlements de comptes avec les opportunistes et les charognards qui continuent dilapider le trésor public. Les ennemis avec armes et bagages , sont aux bords de nos frontières et n’attendent que le moment propice pour nous envahir.Comme toujours les seuls qui en payeront la facture ça sera le peuple, car les prédateurs ont tous leurs biens, enfants,comptes bancaires et avenir à l’étranger.




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    Mouloud
    25 août 2017 - 21 h 04 min

    Le poisson est entrain de pourrir par la tête. Ça sent la « Somalisation », les « boats » people Algériens vont aller s’amarrer sur les côtes Européennes et les Médecins Sans Frontières vont débarquer sur les côtes Algériennes avec leurs sacs de riz. Vive l’Algérie Indépendante pour laquelle nos martyrs sont tombés. Merci Mr Le Président l’héritage que vous allez nous laisser, « Ali et les 40 magiciens » vont aller jouir de leurs investissements dans les pays Occidentaux pompés sur la rente et nous le peuple seront englouti par le sable du désert dont le projet du barrage vert initié, il y a près de 50 ans par feu Boumédiène attend d’être finalisé comme tout les grands projets initiés durant ces 20 derniers années. Le peuple sera ensevelis et comme les dinosaures, dans quelques siècles on retrouvera nos fossiles, un archéologue dira:  » ici vivait un peuple appelé ALGERIEN qui c’est auto détruit par la cupidité et l’égocentrisme de certains de leurs dirigeants qui se voyaient beau à travers un miroir déformant ».




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      BEKADDOUR
      25 août 2017 - 22 h 06 min

      @Mouloud… Non, non et non, tu es à côté, je t’invites à écouter juste la chanson du défunt Salah Sadaoui, « Dak Khouya… », youtube, moi j’ai rencontré jadis Salah à Marseille, Un Kabyle dargaz, une chanson qui peut sauver Ahmed Ouyahia de sa mission « impossible », c’est une chanson qui remet L’Algérien sur rail, tout Algérien vrai fut-il voleur d’état, un diplôme que délivrent des écoles, grandes écoles ! Baraket, sortons du ridicule !




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    BEKADDOUR
    25 août 2017 - 18 h 25 min

    Hors ambition ni capacité au politique, je pose cette question : Qu’exige O0BJECTIVEMENT le salut de cet état qui est « Notre Maison », Notre Rempart contre… Contre ? Planchons, payés ou juste par amour, penchant au bien, certes la tâche incombe à Essi Ahmed, il lui a manqué une note : Être humble, appeler à l’aide ses compatriotes, tous, tous ceux qui espèrent éviter le ridicule qui ferait le bonheur des nostalgiques de « L’Algérie française », je viens aujourd’hui de tomber sur une vidéo Youtube publiée par un journaliste de El Maghrabia, dont un « actionnaire » serait …Le fils de Abassi El Madani ! Le piège me semble réel, réveillons nous, réveillez-vous, ARTIFICIERS DÉMINEURS !




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      MELLO
      25 août 2017 - 21 h 29 min

      Pour les femmes et les hommes, de ce pays,il faut savoir grandir, si on ne veut pas finir dans les dérives infantiles.
      Il ne s’agit donc pas de se satisfaire d’avoir résisté, et survécu, aux terribles épreuves que le peuple a traversées en même temps que tout le pays . Les défis qui attendent d’être relevés sont au moins aussi importants et sérieux que ceux que le pays a relevé au cours des décennies passées. Plus que jamais, la mobilisation des consciences vives est impérative. Plus que jamais, l »Algérie devra apprendre à sortir de la politique des slogans creux pour investir la voie du dialogue et des choix stratégiques mutuellement bénéfiques. Face à cette espèce de désespérance dangereuse, les mouvements politiques et associations ont une mission essentielle, colossale : c’est l’éducation politique. Les mouvements doivent aussi établir entre eux des normes de concertation .




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    citoyen
    25 août 2017 - 18 h 02 min

    moi je suis pour que l’on nous recolonise….enfin c’est juste une idée ..qu’en pensez vous ?
    on pourrait peut etre faire un sondage




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    Bison
    25 août 2017 - 13 h 05 min

    @ Abou Stroff,
    Un peu de retenue svp, ne vous moquez pas de nos fakhamatouhoum, laissez les travaillez pour votre bien, pour vôtre présent et votre avenir ! Ils se torturent assez comme ca, ils passent des nuits blanches et des journées sombres pour votre bien et Vous ne les aidez pas là, surtout qu’il fait chaud! Oui, dehors pas chez eux, n’exagérons rien!




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    MELLO
    25 août 2017 - 12 h 51 min

    Que représentent toutes ces micro-entreprises , lancées avec des miettes devant la saga des import- imports détenue par une minorité qui manipule tout l’argent de nos banques? Bien-sur que cette jeunesse, qui espère et demande leur part de gâteau et qui est dix milles fois plus nombreuse que cette catégorie de la tripartite, doit être prise au sérieux à défaut de l’avoir sur le dos. Acheter, alors, la paix sociale devient le créneau sibylline de ce gouvernement. Situation délicate ? Oui , surement ,car hélas, l’équipe dirigeante n’a pas été à la hauteur des enjeux. En effet, au lieu de constituer un facteur de développement, le pouvoir politique, par ses choix irrationnels, a conduit le pays à la dérive. Et en pensant constamment à la pérennité du système, la question de développement devient, par conséquent, secondaire. Ce qui explique la mauvaise exploitation de la rente pétrolière. Situation délicate ? Oui , surement, l’abandon de la politique agricole –l’Algérie était exportatrice en 1962 –est une erreur très grave. En Europe, c’est l’agriculture qui a assuré le financement des grands projets industriels. En plus du secteur agricole, l’Algérie en 1962 avait un atout supplémentaire : la rente pétrolière.




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    Abou Stroff
    25 août 2017 - 11 h 04 min

    il faut tout faire pour que la « paix sociale » soit garantie, y compris le suicide collectif auquel nous invite (indirectement?) le pouvoir en place.




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